12/04/2026
Des idées pour la santé de tes tomates ...
Les feuilles de vos tomates parlent avant que la récolte ne soit perdue. Chaque décoloration, chaque tache, chaque déformation correspond à un problème précis — et la plupart se corrigent encore si on les repère à temps.
Feuille saine : vert foncé, légèrement duveteuse, souple sans mollesse. C'est votre étalon. Toute variation mérite un second regard.
Mildiou : taches brun-olive sur le dessus, feutrage blanchâtre en dessous. Le champignon adore les nuits fraîches et l'humidité stagnante. Supprimez les feuilles atteintes immédiatement et traitez à la bouillie bordelaise. Un paillage au sol limite les éclaboussures de spores.
Enroulement des feuilles : le limbe se replie vers le haut, devient rigide et cassant. Ce n'est pas une maladie — c'est une réponse au stress hydrique ou à une taille trop sévère. Le plant se protège en réduisant sa surface d'évaporation. Un arrosage régulier au pied suffit à calmer le symptôme.
Carence en magnésium : jaunissement entre les nervures sur les feuilles basses en premier. Les nervures restent vertes — c'est la signature. Les sols acides perdent le magnésium par lessivage. Le sel d'Epsom dilué à 20 g/l en pulvérisation foliaire corrige en deux semaines.
Brûlure bactérienne : bords des feuilles brun foncé, nécrose nette sans halo jaune. Contrairement au mildiou, la progression est sèche et angulaire. Aucun traitement curatif — coupez les parties atteintes et désinfectez le sécateur entre chaque plant.
Attaque d'acariens : fines ponctuations jaunes sur le dessus, minuscules toiles sous les feuilles. L'araignée rouge s'installe par temps chaud et sec, l'inverse exact du mildiou. Un jet d'eau puissant sous les feuilles les déloge. En cas de forte infestation, le savon noir dilué reste le réflexe le plus efficace.
Carence en calcium : les fruits montrent le cul noir, mais les feuilles se déforment avant — bords recourbés et apex nécrosé sur les nouvelles pousses. L'arrosage irrégulier empêche l'absorption du calcium même quand le sol en contient assez. La régularité compte plus que la quantité.
Chaque symptôme repéré tôt, c'est un plant sauvé avant la première tomate mûre.