29/09/2026
Bravo à la présidente de l’antenne de la Nièvre - Murielle Camus et à Koikispass pour cette interview !
[ PAROLE DE DÉCIDEUR.EUSE ]
Avec “Parole de décideur-euse : Les voix qui montrent la voie”, Koikispass donne la parole aux décideurs et aux décideuses qui nous font voir la Nièvre autrement.
Parce que la vie d’entrepreneuse est faite de doutes, le réseau des Entrepren’heureuses permet à ses membres de partager leur expérience pour briser la solitude et s’entraider. Ce que nous présente la coprésidente de l’association, Murielle Camus.
De quoi ce que l’on appelle la Nièvrose est-elle le symptôme selon vous ?
Murielle Camus : Avec la Nièvrose, on est en pleine autodépréciation collective, ce qui vient renforcer un récit misérabiliste avec lequel les territoires ruraux doivent se débattre et que décrit très bien la géographe Valérie Jousseaume dans son livre Plouc pride : Un nouveau récit pour les campagnes.
En incriminant le territoire dans lequel on vit, on rentre dans un cercle infernal. Sans nier la réalité de la Nièvre, qui comporte évidemment des faiblesses, tout est question de regard, car chaque territoire a des atouts. Encore faut-il ne pas se résigner.
Ressentez-vous une appréhension à entreprendre dans la Nièvre lorsque vous échangez avec les membres des Entrepren’heureuses ?
Ce n’est jamais exprimé par les femmes qui intègrent le réseau. La localisation n’est pas perçue comme un problème. Ce qu’elles viennent chercher avant tout, c’est une manière de briser la solitude à laquelle doivent faire face les entrepreneuses où qu’elles soient.
Et l’un des atouts d’un département comme la Nièvre, c’est qu’il est plus facile de se connecter aux réseaux existants que dans les grandes agglomérations. Un autre atout que l’on a tendance à oublier, c’est la qualité de vie, ce qui n’a rien de banal.
>>> L'intégralité de l'interview est à retrouver sur koikispass.com à la rubrique "Vie locale"