Solidaires Côte-d’Or - 21

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18/06/2026

RV à Nuits-Saint-Georges le vendredi 19 juin à 19h,(jardin de l’Arquebuse, devant le Monument aux morts) Communiqué unitaire : A l’occasion de la venue à Nuits-St-Georges de Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National, vendredi 19 juin, nous voulons rappeler que le RN est le ...

17/06/2026
17/06/2026

AUGMENTATION DU PRIX DU GAZ : LES CONSOMMATEURS PERDANTS À TOUS LES COUPS

– Magie du néolibéralisme : quand la consommation, baisse, il faut «compenser» la perte de profits. Quand la consommation est forte, il faut augmenter les prix au nom de la loi de l'offre et la demande –

En France, tout augmente, sauf les salaires. Comme chaque été, les tarifs du gaz continuent de s’envoler : une hausse de 7,4% sera appliquée à partir du mois de juillet. En 2024, c'était une augmentation de 5,5% à 10,4%. Tous les ans, le prix du chauffage, des déplacements et de la nourriture coûtent plus cher. Entre avril et juillet, le prix du gaz a déjà subi une hausse de 18%.

Les prix ne flambent pas par enchantement : nous avons une institution chargée de fixer les prix de l’énergie, en accord avec les directives européennes. Et devinez qui est à sa tête ? Une proche de Macron, l’ancienne ministre Emmanuelle Wargon, qui fut aussi lobbyiste pour Danone.

Cette dame charmante justifie ces augmentations par la guerre en Iran et le blocus du détroit d'Ormuz. Avant c'était la guerre en Ukraine. Il y a toujours de bonnes raisons de tondre les particuliers, mais quand les prix du gaz baissent sur les marchés, la facture ne revient jamais à son niveau antérieur. Emmanuelle Wargon et la directrice d'Engie avaient tenté de nous rassurer en mars dernier en promettant une hausse «limitée» car le printemps «ce n'est pas la saison du chauffage». À quoi devons-nous nous attendre au retour de l'hiver donc ?

Mais ce n'est pas le plus scandaleux. On apprend que le gaz augmente à cause d'un «effet météo» parce que l'hiver a été particulièrement doux. «Les ménages français ont moins allumé leur chauffage, ce qui a causé un manque à gagner». Ah bon ? Depuis quand les consommateurs doivent payer le «manque à gagner» d'une entreprise ?

En économie, les prix augmentent quand il y a plus de demande et baissent quand il y en a moins. Depuis Adam Smith au 18ème siècle, c’est la base du système libéral et de la loi du marché, dont les macronistes se prétendent les champions. Mais à présent, nos super dirigeants inventent les prix qui montent à tous les coups. S'il avait fait froid, ils auraient augmenté les tarifs gaziers au nom de la forte consommation. Mais quand les industriels perdent un peu de chiffres d'affaires, ils le compensent aussi. C'est le pactole à tous les coup, et le peuple est perdant quel que soit le scénario.

En octobre 2022, sur fond de guerre en Ukraine, le gouvernement lançait une campagne publicitaire débile, prenant les français pour des enfants intitulée : «Je baisse, j’éteins, je décale». À l’époque, il fallait baisser la consommation de gaz et d’électricité, et la sobriété était obligatoire. C’est chose faite, mais les prix continuent d’exploser.

Autre justification, la Commission de régulation de l'énergie évoque «des coûts associés à l'activité de fourniture de gaz naturel», avec les Certificats d'Économie d'Énergie, un dispositif sensé aider la transition énergétique et permettre aux habitants de diminuer leur consommation. Une nouvelle fois, «l'écologie» a bon dos, puisqu'elle est payée par les particuliers et non les géants de l'énergie. On devrait pourtant se réjouir de moins consommer, mais le capitalisme se fout du climat.

Enfin, dans un nouvel élan de néolibéralisme, les tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz ont été supprimés depuis juin 2023. Les fournisseurs sont ainsi libres de fixer les offres de marché qu'ils souhaitent, et ils ne s'en privent pas. C'est un cercle vicieux : puisqu'une partie de la population n'a plus les moyens de se chauffer, la consommation va encore diminuer, et les fournisseurs «compenseront» leurs pertes avec d'autres hausses de prix. Ça s’appelle un hold-up.

Selon une étude de l’Insee publiée en 2022, «10% des Français vivent dans un ménage qui n’a pas les moyens financiers» de se chauffer, contre 5 à 7% entre 2014 et 2021. Des pans entiers du pays basculent dans la précarité énergétique et l’insécurité sociale. Et si tout le monde arrêtait de payer ?

17/06/2026

Depuis 2025, les suppressions d’emplois se multiplient dans la presse. En cause : le développement de l’IA et la mainmise des milliardaires sur les médias. Les journalistes et salariés du secteur se mobilisent ce 18 juin. Un article de Guillaume Bernard à lire sur le site Basta! 👉 https://basta.media/Suppressions-emplois-encadrement-IA-concentration-des-medias-pourquoi-la-presse-se-met-en-greve

🔴 Pour que nous puissions continuer à vous informer en toute indépendance et lancer de nouvelles enquêtes, rejoignez nos soutiens durables en faisant un don mensuel ou annuel d'ici le 28 juin 👉 https://basta.media/don

17/06/2026

🥵 15 jours à peine après l’épisode de chaleur de mai, inédit par sa précocité, les températures s’envolent à nouveau. On attend jusqu'à 40 °C dimanche dans l’Hexagone.

Mais est-ce un épisode historique ou une « nouvelle normalité » à laquelle il va falloir nous habituer ?

Nous en avons discuté avec la paléoclimatologue de renommée internationale et membre du Haut Conseil pour le Climat, Valérie Masson-Delmotte ➡️ https://l.reporterre.net/eQL

17/06/2026

Nous sommes scandalisés de voir une majorité de député·es privilégier les lobbies de l’industrialisation de l'agriculture au détriment de l'intérêt de la majorité des paysan·nes et des citoyen·nes. Ce texte est pourtant déconnecté des urgences réelles du monde agricole qui fait face aux aléas climatiques, aux crises sanitaires et aux conséquences délétères du libre-échange et de la compétitivité à tout prix. Certaines dispositions sont même archaïques et totalement inadaptées.

Les articles relatifs à l’eau sont nuisibles. Le refus de tout objectif de sobriété et d’évolution des pratiques agricoles sur les périmètres de captage, l’affaiblissement des procédures et des instances démocratiques locales, le développement du stockage à marche forcée ne sont pas des solutions.

Nous craignons fortement que le Sénat acte de nouveaux reculs, en supprimant les quelques avancées obtenues sur la question du revenu. S’agissant de l’acétamipride, nous mettons en garde contre toutes velléités de réintroduire ce néonicotinoïde interdit en France depuis 2020. Il en va de l’intérêt des paysan·nes et des citoyen·nes, qui ont été plus 2 millions à demander la suppression de cette disposition et de la loi Duplomb.

Concernant l’élevage, c'est un passage en force orchestré par le gouvernement pour favoriser l'agrandissement des élevages. Cette orientation délétère va accélérer l'intensification, la spécialisation des régions et la disparition des fermes. Les débats ont révélé l'irresponsabilité d'une partie des député·es vis-à-vis des enjeux de renouvellement des générations et de souveraineté alimentaire.

Alors même que la question du revenu est au cœur de toutes les mobilisations agricoles depuis 2024, la Ministre de l’agriculture et la majorité sénatoriale ont déjà fait part de leur volonté de supprimer la disposition relative aux prix planchers adoptée par les député·es, sans que l’on ne sache ce qu’il adviendra de l’expérimentation des tunnels de prix. Une preuve de plus que ce projet de loi n’est pas la réponse aux urgences sur les fermes, mais bien la compilation des intérêts particuliers de l’agro-industrie.

Retrouvez le CP ici ➡️ urlr.me/KZFrD9

17/06/2026

BOLIVIE : "L’ENTRÉE EN RÉVOLUTION"
Hier 16 juin, au 47e jour du soulèvement populaire, le cabildo (AG de démocratie directe) de El Alto, la ville ouvrière de 800 000 habitants, haut lieu des luttes boliviennes, et aussi banlieue ouvrière de La Paz, qui s'est tenu pour palier à la trahison du mouvement par la direction de la COB, principale centrale syndicale ouvrière de Bolivie, a voulu montrer sa représentativité nationale par l'union des collectifs auto-organisées, des communautés autochtones, des syndicats de la Fédération des transports, de la Fédération Tupac Katari (travailleurs et paysans) de la province de Camacho (département de La Paz), de la Fejuve ( fédération des conseils de quartier), de la CTSUCB (travailleurs paysans), de la Fédération Bartolina Sisa (femmes liées à la COB).
Ce cabildo d'El Alto remplaçant la COB a la direction du mouvement, a donc confirmé la continuité des blocus et des protestations appelant à les renforcer jusqu'à la chute du président Rodrigo Paz tout en affirmant que cette assemblée marquait la fin de la première étape de leur mouvement de "pression" sur le gouvernement pour ouvrir une deuxième étape, l'entrée dans une « révolution » (ce sont leurs mots) avec l'évocation d'un éventuel ultimatum au gouvernement et d'autres mesures radicales.
A ce cabildo, plusieurs représentants de l'Etat et personnalités politiques ont été déclarées "personna non grata" dans les zones contrôlées par les bloqueurs. Il a été aussi décidé que des routes secondaires qui servent à l'approvisionnement de La Paz seraient elles-aussi bloquées, ce qui commencé ce 17 juin avec les "Ponchos rojos" (milice ouvriers/paysans indigène Aymara estimée à 100 000 hommes du temps d'Evo Morales) qui ont commencé à le mettre en application. En même temps, évolution notoire qui donne la tendance générale, le cabildo a appelé à mettre en place des organismes d'auto-défense, face à la menace d'état de siège du pouvoir, bref l'embryon de l'armement du peuple (ce qui est une longue tradition en Bolivie de la révolution de 1952 à celle de l'eau en 2 000).
Pour le moment, bien que les organisateurs de ce cabildo tiennent à montrer l'unité ouvriers, paysans et indigènes, par delà les divisions qui les ont parfois opposées dans le passé et contre le jeu du gouvernement appuyé par la direction de la COB pour diviser indigènes et ouvriers, il parle encore par plusieurs voix de nature plus ou moins radicales, mais toutefois donne une orientation commune générale pour aller jusqu'à la chute du gouvernement, qui montre la tendance à la radicalisation en cours et la prise de contrôle du mouvement par les collectifs auto-organisés se rapprochant de l'expérience de "l'Assemblée populaire" de 1971, baptisée parfois "premier soviet d'Amérique du sud", et qui, surtout dans un premier temps, évite la division sur la base des cicatrices du passé entre ouvriers et autochtones.
De son côté, la direction de la COB qui marche maintenant ouvertement avec Rodrigo Paz, vient d'annoncer avec le soutien d'une fédération départementale de Tupac Katari et d'une autre de Bartolina Sisa, l'ouverture de négociations avec le gouvernement, contre tout ce qu'exprime le mouvement depuis le début qui veut lui sa chute, faute de quoi, roulement de tambour, "vous allez voir ce que vous allez voir" dixit la COB. Bien que dans le projet de discussion de la direction de la COB, il y ait des points centraux des revendications populaires, il est impossible pour le gouvernement de les satisfaire sans s'en prendre ouvertement aux capitalistes, à l'extrême-droite, aux grands propriétaires bref à tout le système. Il s'agit là d'une répétition du scénario de janvier 2026 où la direction de la COB avait déjà lancé cette bouée de sauvetage au gouvernement pour faire cesser la première vague du mouvement et où le gouvernement avait tout promis pour ne rien tenir.
Mais aujourd'hui, les travailleurs, paysans et indigènes sont instruits de ce scénario de trahison de janvier, et même avec l'appui d'une presse corrompue qui met en avant ce prétendu dialogue, ça ne marche pas parce que tout le monde a compris que derrière ce "dialogue", l'extrême-droite attend les premiers fléchissements du mouvement pour exiger l'état de siège et la répression la plus brutale. Pour le moment, la direction de la COB met tout son poids pour jeter de la confusion dans la situation en faisant croire qu'il pourrait sortir quelque chose de bon des négociations et qu'une fraction de la population espère ça, afin d'empêcher que ne se voit largement la tendance à la montée radicale du mouvement vers la "révolution". Elle ne fera qu’accélérer un peu plus son discrédit.

17/06/2026

Adresse

Maison Des Syndicats, 6 Rue Pierre Curie
Dijon
21000

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