22/10/2025
Petit message à l’attention des élus , des décideurs et autres fanatiques des « villes apaisées » .
Les parkings disparaissent comme neige au soleil .
Pendant ce temps, les vrais commerçants crèvent doucement derrière leurs vitrines, pas les grosses enseignes arrosées de néon jour et nuit .
Eux, les artisans du coin, les marchands de journaux, les boulangers, les cordonniers, les bouchers .
Ceux qui font encore partie du décor, l'empreinte vivante du quartier.
Mais lorsque on ne peut plus se garer, on ne consomme plus .
Et quand on ne s’arrête plus, les caisses se vident .
Et quand les caisses se vident, les panneaux à louer, à vendre arrivent :. Il y a qu'à regarder l'avenue de Toulouse à Cugnaux.
les rois du béton vert, Les devins du « monde d’après », ceux qui rêvent de villes sans bruit, sans voitures, sans vie, sans gens ?
Que des vélos et des trottinettes . Les docs de l’air pur, qui veulent nous fabriquer des cités « apaisées » à coup de pots de fleurs géants et de bancs en bois recyclé.
Tout cela c’est bien joli sur les affiches de campagne,
Mais dans la Vraie vie, celle où on court entre deux rdv et ses enfants, un boulot et un frigo en panne, leur monde apaisé, c’est un piège organisé.
Parce qu’à force de vouloir calmer les villes, ils les endorment.
Et surtout, ces mages de la concertation participative, ont trouvé la la recette miracle : supprimer les places de parking.
Comme s’ils voulaient punir les automobilistes et les commerçants locaux .
Et pendant que le petit commerce agonise, les géants d’Internet se frottent les mains : livraison gratuite, stationnement illimité dans ton canapé.
À ce rythme, dans deux ans, on commandera le pain et les fleurs sur une appli, livrés par un drone qui aura, lui, le droit de se poser là où toi, pauvre humain, tu ne peux plus garer ta voiture.
Mais ce que nos architectes du futur n'ont pas compris, c’est la grosse difference entre faire du shopping et faire ses courses.
Faire du shopping, c’est flâner le weekend, main dans la main, avec le portefeuille qui s’ennuie et le temps qui passe .
Faire ses courses, c’est tout le contraire : c’est entre le cours de musique du gamin, le rdv chez le dentiste de la petite et le coup de fil du taf qui te demande où tu en es du rapport.
Parce que la plupart des courses se font en cinq minutes.
Cinq vraies minutes.
Le pain, un livre pour l’école, deux tranches de jambon, une ordonnance à la pharmacie.
Des gestes du quotidien, minuscules mais vitaux.
Et pour ces gestes-là, on n’a pas une heure à perdre pour traverser la moitié de la ville à pieds ou à chercher une place .
Vous parlez de « villes apaisées », mais vous fabriquez des villes déprimées.
La vraie sérénité est dans l’équilibre.
Entre le piéton, le cycliste, le conducteur, le commerçant et la ménagère pressée.
Une ville, ça bouge te ça respire.
Et quand vous lui arrachez les places de parkings, vous lui coupez les veines.
Alors oui, gardez vos pistes cyclables, vos pots de fleurs sur les ronds-points, vos bancs design pour lesoiseaux
Mais laissez au moins assez de places pour se poser trois minutes, le temps d’un pain chaud et d’un café.
une ville, ça ne se gère pas à coups d’interdictions :
Ça se fait aimer par ceux qui y vivent, qui y travaille, qui y galèrent,
E.N
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