25/04/2026
ABC Médiumnité ( Suite 6)
14 La foi
La foi du médium ne doit pas se réduire à la croyance en l’immortalité. Qu’il se prépare en vue des démonstrations qu’il sera inévitablement appelé à en donner. La foi qui ne porte pas à l’action n’est qu’une question de mots, car celui qui croit vraiment l’exprime à travers ses attitudes. La foi qui transporte les montagnes est celle qui est capable de se transformer en levier. Au début, il est normal que le médium vacille. Cependant, il ne doit pas oublier que sa conviction envers le bien doit surpasser sa conviction envers le phénomène. Le médium qui doute de ses objectifs en matière de médiumnité est pire que celui qui ne croit pas en ses facultés sensitives. Si la conviction sincère conduit à l’action, l’action sincère, elle, entraîne la conviction. Le médium qui ne croit pas en lui-même ne doit pas s’attendre à ce que les autres croient en lui. Souvent, à titre d’épreuve, le médium doit se faire l’instrument de conviction de ceux qui l’entourent tout en demeurant lui-même à la merci du doute qu’il entretient à l’égard de ses propres ressources médiumniques. D’après « Le Livre des Médiums », d’Allan Kardec, la foi n’est pas toujours une condition obligatoire pour qui désire s’occuper de la médiumnité. En attendant son accomplissement médiumnique, que le médium travaille, confiant dans les Esprits qui ont confiance en lui.
15 La conscience
À la rigueur, aucun médium n’opère dans un cadre de totale inconscience. Dans tout type de communication intelligente, l’Esprit du médium agit comme un « filtre » naturel sur la pensée de l’Esprit communiquant. Le médium dit inconscient a tendance à devenir conscient et à se transformer en un partenaire lucide de la Spiritualité dans la tâche de la médiumnité. Si l’inconscience est considérée comme une garantie de l’authenticité médiumnique en ce qui concerne la production du phénomène en soi, on ne peut pas en dire autant d’elle pour ce qui est de l’authenticité de l’identité des Esprits qui se manifestent. Désirer l’inconscience médiumnique, telle une habitude, constituerait une obsession. Jésus avait pleine conscience de son identification avec le Père. La conscience dans l’acte médiumnique confère au médium une plus grande responsabilité envers sa relation avec le Monde Spirituel. Le Spiritisme n’a pas besoin de médiums inconscients, mais plutôt de médiums conscients de leurs devoirs. La communication médiumnique est beaucoup trop complexe pour qu’on la réduise à une simple question de niveaux de syntonie. On ne peut pas ignorer l’émotion du médium. Aucun médium ne parvient à devenir insensible au point de ne pas interférer dans les sentiments de l’Esprit, coopérant ou non à l’équilibre émotif de ce dernier. Dans toute communication médiumnique, on pourra déceler les traits du médium dans le « visage » du phénomène.