Corsicapolar, littérature policière et festival méditerranéen

Corsicapolar, littérature policière et festival méditerranéen Avec cette ambition populaire affichée, elle assure la promotion d'un genre par définition protéiforme : LE POLAR .

Depuis sa création en 2007 , l'association Corsicapolar milite pour la défense ô combien essentielle de la culture, élément fondateur de la démocratie et "mémoire du peuple"(Milan Kundera). Depuis sa création en 2007 , l'association Corsicapolar milite pour la défense ô combien essentielle de la culture, élément fondateur de la démocratie et " mémoire du peuple "(Milan Kundera). C'est ainsi que ch

aque année, dans la région ajaccienne, se déroule le " festival du polar corse et méditerranéen", qui réunit auteur.e.s, lectrices et lecteurs, mais aussi cinéphiles, sur le thème immortel de Mare Nostrum (la Méditerranée). Plus qu'un "salon", ledit festival, qui rassemble des milliers de passionnés français et étrangers, se déroule toujours à ciel ouvert, sur une place, une plage, dans un village, etc., et la convivialité — nourrie de chants corses, de rires et de débats — y est constante : de grands moments d'échange, de partage, d'ouverture et de tolérance. Pour parfaire son ambition, l'association publie également, sous le vocable " Ancre latine - Corsicapolar", des romans policiers insulaires rigoureusement sélectionnés, qui donnent de la Corse, loin des stéréotypes, une image originale, joyeuse, généreuse et humaniste.

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Le promontoire sacré
Lorsque le commissaire Matteo Santini revint à Marseille après quinze ans d'absence, il pensait n'avoir à enquêter que sur une affaire de contrebande ordinaire. Une caisse disparue sur les docks, quelques dockers nerveux, des notables trop polis. Il ignorait qu'il allait remonter le fil d'une tragédie vieille d'un siècle.
Tout avait commencé avec Le pousseur. Au pied de la Major, un homme avait été précipité dans le vide. Ancien archiviste du port, il avait laissé derrière lui une note énigmatique évoquant les faveurs du nettoyeur, un personnage discret chargé depuis des décennies d'effacer les traces embarrassantes de certains puissants. Parmi les papiers du mort figurait un dessin étrange : le signe de Dédale, un labyrinthe gravé autrefois sur les caisses transitant clandestinement entre Marseille, Livourne et Tanger.
L'enquête mena Santini jusqu'au cabaret de L'Oiseau bleu, où une chanteuse corse lui parla d'Équilibre, le nom de code d'une opération destinée à maintenir la paix entre les clans. Elle lui souffla également un nom :
— Cherchez Mingo et les autres.
Mingo était mort depuis longtemps, mais son ancienne bande contrôlait toujours la mafia des docks. Leur fortune remontait aux incendies criminels des années cinquante, connus sous le nom des Flammes de la Castagniccia. À Bastia, Santini découvrit que les mêmes hommes avaient fait disparaître des témoins dans une affaire appelée Mystère, marées et mensonges. Une piste conduisait ensuite vers Florence, au milieu des flots rances de l'Arno, où un antiquaire conservait des lettres compromettantes.
Toutes évoquaient le Mystérieux Noël au domaine de Castillon. En décembre 1893, lors d'une réception donnée au domaine viticole des Castillon, un meurtre avait été maquillé grâce à un spectaculaire Feu d'artifice. L'assassin n'avait jamais été identifié. L'indice suivant provenait d'un vieux carnet appartenant à Le Fleuriste, un indicateur marseillais qui composait ses bouquets selon un code secret.
Le carnet racontait La vie d'un fantôme : celle d'un homme officiellement décédé qui avait pourtant continué à manipuler la pègre pendant près d'un demi-siècle. Ses déplacements dessinaient sur une carte Le jeu de l'oie. Chaque étape correspondait à un lieu : Marseille, Bastia, Livourne, Tanger.
Près de Corte, Santini suivit la piste jusqu’aux trois châtaigniers, agités par le Filanciu, vent filant qui annonce un malheur. Sur le socle, une inscription : « Montrez-leur la mort ». Le meurtre de Castillon avait permis la naissance d'une confrérie criminelle dont le serment était sans ambiguïté cette inscription.
À sa tête se trouvait une famille originaire de Basterga, qui avait bâti sa fortune sur le commerce maritime depuis Puerto Rico 1893, date d'une expédition obscure mêlant rhum, armes et œuvres d'art. Pour retrouver les preuves, Santini dut poursuivre un témoin à travers une Fugue en sous-sol, dans les anciennes galeries des forts marseillais. Le survivant lui remit une carte postale portant ces mots : Bons baisers de Tanger. Au dos figurait le dessin d'un cavalier. Le fameux Cavalier des crêtes, exécuteur de la confrérie.
La confrontation eut lieu dans les montagnes corses. Le Cavalier révéla que les chefs du réseau se faisaient appeler Les Immortels. Mais vint La chute des immortels. L'un après l'autre, les vieillards respectables qui avaient dirigé l'organisation furent arrêtés. Notaires, négociants, élus, philanthropes. Restait leur patriarche. Face à Santini, il murmura :
— Vous croyez rendre la justice. Pourtant chacun porte sa faute.
Puis il ouvrit les bras.
— Voici Le jugement dernier.
Il tenta de déclencher l'explosif destiné à emporter avec lui les derniers secrets de la confrérie. Santini l'en empêcha de justesse. Dans les carnets saisis figurait la formule qui terrorisait les initiés : « Vos entrailles à nos chiens. » La promesse réservée aux traîtres. L'affaire semblait achevée lorsqu'une vieille danseuse de Bastia remit au commissaire une paire de Chaussons rouges ayant appartenu à la victime de Castillon. Ils contenaient l'ultime vérité. Le meurtre originel n'avait jamais été motivé par l'argent ni par le pouvoir. Il s'agissait d'un crime passionnel. Une femme avait tué pour sauver l'homme qu'elle aimait. Tous les autres massacres n'avaient servi qu'à préserver ce mensonge initial.
Santini referma le dossier avec La peur dans l'âme. Dehors, la mer frappait doucement les quais de Marseille. Le soleil se couchait vers l'ouest, là où les anciens Grecs situaient le cap extrême du monde connu. Le car-ferry largua les amarres.
Et, pour la première fois depuis longtemps, le commissaire Matteo Santini dormit sans cauchemar, alors qu’il voguait vers le Cap corse. Le Sacrum Promontorium, le promontoire sacré, Rogliano ! Là où tout se répète et rien ne s’arrête. Il songea qu'il n'existait peut-être qu'une seule sagesse : accepter que la vérité ne rachète pas toujours les morts, mais qu'elle empêche parfois les vivants de leur ressembler.

10/06/2026

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01/06/2026

Rendons hommage aux bénévoles !
Le bénévolat est un acte de gentillesse. Même les bénévoles les plus dévoués ont besoin de gentillesse en retour pour garder le moral. Ils sont l'épine dorsale absolue du succès du festival du polar corse et méditerranéen, depuis sa création en 2007. Le Président et les organisateurs de Corsicapolar les remercient pour leur enthousiasme, le temps qu'ils donnent pour le festival et le travail acharné fourni.
Remercions les bénévoles d'avoir fait du festival le meilleur endroit où vivre un événement culturel. Les bénévoles ne sont pas payés, non pas parce qu'ils ne valent rien, mais parce qu'ils n'ont pas de prix. Ils ont deux mains : une pour vous aider, l'autre pour aider les autres. Ils ont du cœur et nous font le présent précieux de leur temps.
Ne sous-estimons pas le pouvoir d'un toucher, d'un sourire, d'un mot gentil, d'une oreille attentive, d'un compliment honnête ou du plus petit acte de bienveillance, qui ont tous le potentiel de faire plaisir et de rendre le festival convivial.
Rappelons que, pendant des années, le couple Gaspari, Lucienne et Jean-Charles, ont donné beaucoup de leur temps. Lucienne Gaspari a présidé l’association Corsicapolar, avant Jean-Pierre Orsi qui a donné aussi beaucoup de temps comme secrétaire et ensuite président. Aujourd’hui, c’est son successeur Bernard Bouquet qui préside et assure la bonne tenue du festival. Il a tenu à ce que nous remercions les bénévoles qui ont pris la relève depuis plusieurs années maintenant et qui sont restés fidèles en 2026.

Pénélope assure l'accueil et le secrétariat.
Christine est à l'intendance.
Didier et Thomas s'occupent de la logistique.
Nadine gère les relations médias.
Jean-Paul est l’actuel responsable Facebook, ayant relayé Michèle Pedinielli.
Merci à eux !

Adresse

La Castagna
Coti-Chiavari
20138

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