14/09/2026
Une nouvelle installation de paysanne-boulangère se prépare... bientôt plus, on l'espère !
Pour ce qui est de la culture des blés, qui constitue l’un des axes de notre démarche, avec le travail engagé sur les variétés fruitières et potagères, nous souhaitons aller jusqu’au bout de la logique.
Après l’achat du moulin et les partenariats qui ont permis cette année la production de 6 tonnes de blés anciens, destinées à être transformées et utilisées en partie comme semences pour l’année prochaine, nous voulons désormais franchir une nouvelle étape.
Terre de Liens Corsica prospecte ainsi la question foncière afin de contribuer à l’installation d’une paysannerie capable de produire, transformer et valoriser directement les ressources du territoire.
Notre ambition n’est donc pas simplement de préserver des variétés anciennes ou de conserver une mémoire agricole. Il s’agit véritablement de les remettre en production, de leur redonner une place dans l’économie locale et de reconstruire, autour d’elles, des savoir-faire, des outils et des activités.
Dans cette perspective, nous travaillons également à la restauration et à la remise en fonction d’un ancien four de la haute vallée de la Serra. Il ne s’agit pas là encore de restaurer un patrimoine pour le regarder vivre derrière une vitre, mais de lui rendre sa fonction première : produire.
Autour de ce four, nous souhaitons également remettre en culture des parcelles en blés anciens. Le projet prend ainsi tout son sens dans une logique de proximité : cultiver le blé, le transformer au moulin, puis le panifier dans un four du territoire.
Le moulin mobile constitue un premier outil essentiel dans cette démarche. Il permet de maîtriser une partie de la transformation, de rapprocher la production de la consommation et de créer les conditions d’une véritable filière locale, de la terre au pain.
La remise en activité de ce four permettrait de franchir une étape supplémentaire en reconstituant une chaîne productive complète, à l’échelle de la vallée : la terre, le grain, la farine, le pain et, au-delà, les hommes et les savoir-faire qui leur donnent vie.
À terme, l’objectif est de favoriser l’émergence d’un modèle de paysan-transformateur, voire de paysan-boulanger, capable de cultiver les céréales, de les transformer et de participer directement à leur valorisation sur le territoire.
C’est cette démarche de remise en production du territoire qui nous paraît essentielle : non pas figer le passé, mais reprendre possession de ce qu’il nous a transmis pour construire à nouveau, ici, une capacité à produire, à transformer et à nourrir.