13/10/2026
« A la différence des fourmis ou des abeilles, l’être humain est un génie individuel et un idiot collectif ».
Cette citation est bien connue. Elle est souvent citée en accompagnement d’un constat très négatif concernant l’impact de l’humanité sur l’écosystème, avec des conséquences à prévoir absolument catastrophiques. L’idée supportée ici est que l’homme est en train de scier la branche sur laquelle il est assis. Espérons que ladite branche ne soit pas située trop haut.
Etudions cette citation :
1er point, le génie individuel.
L’homme, un génie individuel en regard de la fourmi. Assurément ! Une fourmi dispose de 250 000 cellules nerveuses, tandis que le cerveau humain, à lui-seul, contient 100 milliards de neurones. C’est sans équivoque, nous sommes bien des génies individuels en comparaison avec les fourmis.
Voyons au niveau collectif.
La fourmi, ou les abeilles, seraient des génies collectifs. En effet, une fourmilière, constituée, pour les plus grandes, de quelques millions d’individus, présente un niveau d’organisation formidable. Cela donne l’impression d’être très bien pensé (sic !). De plus, les fourmis, dans certaines situations, semblent faire passer l’intérêt collectif de la fourmilière avant leur intérêt propre. Tout est fait pour préserver la reine, garante de la reproduction et donc de la survie et la pérennité de la communauté.
Et ça marche ! Les fourmilières survivent et se reproduisent. Elles possèdent une grande capacité d’adaptation variations environnementales, comme lors d’évènements climatiques, orages, inondations, sécheresses…
Il est tout à fait passionnant d’écouter ou de lire des experts des fourmis.
Je n’imaginais pas qu’elles pouvaient nous en apprendre tant. Le niveau de complexité d’une fourmilière est très grand, et il n’est pas de doute que les experts continueront à en apprendre de plus en plus sur elles en les étudiant.
Mais s’il est vrai que les profanes n’imaginent peut-être pas un tel niveau de complexité, cela ne leur interdit pas de regarder une fourmilière dans son ensemble et de constater l’harmonie qui s’en dégage.
Il est possible d’appréhender la fourmilière dans son ensemble, tant au niveau de sa taille que de son évolution, en la suivant sur quelques années.
2ème point, l’idiot collectif.
Cette affirmation, de considérer l’être humine comme un idiot collectif, est basé sur une conclusion concernant l’impact de son comportement sur la planète.
Mais a-t-on vraiment accès au résultat final de son action ?
Le niveau de complexité de la planète est sans commune mesure avec celui d’une fourmilière, et son évolution se compte en millions d’années.
Cela demande réflexion. Je vais y réfléchir et je reviens pour une nouvelle publication.