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SILOY Siloy - Association rassemblant les Mauriciens et amoureux de l'Île Maurice en France.

Une association créée en Mai 2021 rassemblant les mauriciens et amoureux de l’Ile Maurice en France ayant pour but d’encourager les échanges culturels entre ces deux pays. Les événements que nous organisons, les réseaux que nous tissons, la communication que nous déployons et les efforts que nous engageons se veulent au service de la promotion de la richesse culturelle de l’Île Maurice modernes et traditionnelles et du soutien de la communauté mauricienne de France. Contactez nous, rencontrez nous, soutenez nous, faites partager vos idées et vos opinions par mail : [email protected] ou directement sur notre site https://siloy.org

On n’a rien eu à démontrer. L’État l’a fait à notre place.Tout ce que dit cette pièce vient d’un rapport de son propre a...
17/10/2026

On n’a rien eu à démontrer. L’État l’a fait à notre place.
Tout ce que dit cette pièce vient d’un rapport de son propre auditeur — le National Audit Office, décembre 2025. Pas d’une ONG, pas d’un parti, pas de nous.
Deux lignes de ce rapport résument quinze ans :
60 % de l’eau produite n’est jamais facturée. Et 60 % de l’argent voté pour réparer les conduites n’a jamais été dépensé.
Rs 6 917 millions mis à disposition. Rs 2 730 millions décaissés. Le carrousel détaille le reste. 👉
Trois choix assumés.
On ne parle pas des émeutes. Il y a une blessée grave, des commerces détruits, des familles sans eau depuis des mois. Ce n’est pas une histoire à raconter, et les chiffres de cette semaine seront faux la semaine prochaine. Ce qui ne bougera pas, c’est ce qu’il y a dessous.
On ne dit pas que la pluie n’y est pour rien. Janvier 2026 a reçu 48 % de la normale, juillet 44 % : le déficit est réel et sévère. Mais il tombe en moyenne près de 2 000 mm de pluie par an à Maurice — plus du double de la France métropolitaine. La pluie est le déclencheur. L’infrastructure est l’amplificateur.
On a vérifié une affirmation qui circule, et elle est fausse. Non, les hôtels et les golfs ne sont pas dispensés des restrictions. Non, la canne n’est pas irriguée pendant que les robinets sont fermés : son irrigation est interdite, et l’était déjà en février 2025. Ce qui est vrai est ailleurs, et c’est pire. Au budget 2023-2024, l’État avait prévu que les golfs et les espaces verts des hôtels cessent d’arroser à l’eau potable, et passent aux eaux retraitées. Le comité n’a jamais été constitué. Le texte n’a jamais été écrit. Pendant ce temps, sur 48 millions de m³ d’eaux usées traitées chaque année, 2 % sont réutilisés.

Sources:
National Audit Office, Sustainable Water Resources Management in Mauritius, audit de performance, décembre 2025 — tous les chiffres de cette pièce.
Mauritius Meteorological Services, bulletins climatiques de janvier et juillet 2026.
Rivers and Canals Act 1863 · Water Resources Act 2024. « Decolonising water resource allocations: towards a typology of experiences in small island developing states », 2026.

Ras Natty Baby est mort en avril, et il fait partie de ces artistes dont tout le monde à Maurice connaît la voix sans qu...
14/10/2026

Ras Natty Baby est mort en avril, et il fait partie de ces artistes dont tout le monde à Maurice connaît la voix sans que la diaspora sache toujours raconter la trajectoire. Un hommage lui est rendu le 28 novembre au Tamanoir, à Gennevilliers, dans le cadre du Mois Kréyol — et Siloy en est partenaire communication.

Ce n’est pas un groupe de reprises. Keurs, alias Kersley Sham , a réuni des musiciens de l’océan Indien qui ont réellement croisé sa route, plus des invités dont le nom n’est pas encore donné. C’est une création, écrite pour ce soir-là.

Morik ouvre la soirée, et ce n’est pas un hasard de programmation : world-pop créole de Guadeloupe, tambour ka, conques. L’océan Indien et la Caraïbe sur la même scène — c’est exactement ce que le Mois Kréyol cherche à faire, et c’est rare.

C’est gratuit pour les moins de 12 ans. Très peu de gens le savent, et pour des familles de la diaspora c’est ce qui décide.

Un mot franc pour finir : le 28 novembre, nous serons à Maurice. Pendant que Gennevilliers lui rend hommage, nous serons dans le pays où il a chanté. La soirée sera couverte, autrement.

🎟️ Billetterie : https://billetterie.letamanoir.com
Les préventes sont à 15 € au lieu de 18 €.

Infos et visuels : Le Tamanoir · Festival mois kreyol

« Superstition », c’est le mot qu’on garde pour la croyance des autres.Pour la sienne, on dit la foi. La tradition. La c...
12/10/2026

« Superstition », c’est le mot qu’on garde pour la croyance des autres.

Pour la sienne, on dit la foi. La tradition. La culture. Le mot ne décrit pas vraiment une pratique : il marque une distance. Il a servi longtemps à trier les gens, et déjà chez Cicéron il désignait la religion de l’étranger qui refuse de s’assimiler.
Il est dans le titre parce que c’est celui qu’on entend. Le reste de la pièce s’en passe.

Ce que le carrousel remet en ordre, ce sont des gestes appris avant de savoir les expliquer — et qu’on continue d’appliquer longtemps après avoir quitté l’île.
Trois choix assumés.
Aucune communauté n’est désignée. C’est le résultat principal du travail de Maya De Salle-Essoo : ces pratiques forment une « zone d’interculturalité », partagées par les différentes communautés religieuses et ethnoculturelles de l’île, avec une conception commune de la maladie et du soin née de la créolisation. Les attribuer à un seul groupe serait faux — et ce serait la faute la plus grave possible sur ce sujet.

On écrit movezer, pas « mauvais air ». La forme kreol est attestée à Maurice : l’inventaire national du patrimoine immatériel recense l’entrée tir movezer. « Mauvais air » est une francisation d’oreille, et elle vient d’ailleurs.

Une dernière chose, et c’est une vraie question : ces gestes ne sont écrits nulle part.
Ce sont les souvenirs qui font la source.

Tu as grandi avec laquelle ?

Sources:
Volet 01 : video Romain Moustache & Harendra_h24
Maya De Salle-Essoo, Maya de Salle
Le profane et le sacré dans les tradipratiques à l’île Maurice, thèse d’anthropologie, Université de La Réunion, 2011.
Chip Colwell-Chanthaphonh & Maya De Salle-Essoo, « Saints and evil and the wayside shrines of Mauritius », Journal of Material Culture, 2014.
National Inventory for Intangible Cultural Heritage, National Heritage Fund, République de Maurice.

On les a longtemps appelés « Zilwa ». Ils ont refusé ce mot.C’est le terme administratif que l’administration coloniale ...
06/10/2026

On les a longtemps appelés « Zilwa ». Ils ont refusé ce mot.
C’est le terme administratif que l’administration coloniale employait pour les désigner. À Maurice, il a fini par devenir méprisant — servant à qualifier de haut n’importe qui né sur une île. Depuis les années 1990, les intéressés s’appellent Chagossiens. Commencer par leur nom, c’est déjà commencer à les écouter.

Le carrousel raconte comment un archipel a été détaché de Maurice, vidé de ses habitants, et pourquoi — soixante ans plus t**d — cette histoire n’est toujours pas close.
Trois choix assumés.
Cette publication ne dit pas que les Chagos sont revenues à Maurice. Parce que ce n’est pas le cas. Le traité a été signé en mai 2025, mais il n’est jamais entré en vigueur, et il est suspendu depuis avril 2026. Le statut du dossier a changé quatre fois cette année — il a été revérifié avant publication.

Les Chagossiens ne parlent pas d’une seule voix. Environ 5 000 vivent au Royaume-Uni, 5 000 à Maurice, 500 aux Seychelles, et leurs positions sur le traité divergent franchement. Les présenter comme un bloc serait une autre manière de ne pas les entendre.

Les sources sont institutionnelles, pas militantes. Sur la question chagossienne, cette pièce s’appuie sur la décision du Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale (2025) et sur les experts des Nations unies (juin 2025), qui ont établi que l’accord ne garantit pas les droits des Chagossiens. Ce n’est pas une opinion : c’est un constat onusien.

À l’école, qu’est-ce qu’on vous a appris sur les Chagos ? La réponse en dit souvent long

Sources principales : avis consultatif de la Cour internationale de justice (2019), arrêt du Tribunal international du droit de la mer (2021), rapport de Human Rights Watch (2023), décision du CERD et experts de l’ONU (2025).

Sirandann ? — Sampek ! Deuxième rendez-vous de la série. Le principe ne change pas : le conteur lance « Sirandann ? », t...
03/10/2026

Sirandann ? — Sampek !

Deuxième rendez-vous de la série. Le principe ne change pas : le conteur lance « Sirandann ? », tu réponds « Sampek ! », et le jeu commence.

Celle du mois : « montagne long li long, Later rouz li rouz, mo gueter li zoli, kan mo goute li amer… »
Devine avant de swiper…

Personne n’aime la margoze à huit ans. 🌿
C’est le légume qui divise les tables mauriciennes. On la repousse, on la cache sous le riz, on négocie. Et puis un jour — sans qu’on sache trop quand — on se met à en redemander. Il y a peu d’aliments qui marquent aussi nettement le passage à l’âge adulte.

L’amertume n’est pas un défaut, c’est une éducation. Nos cuisines ne l’ont jamais fuie — elles l’ont travaillée. Apprendre à aimer l’amer, c’est peut-être ça, grandir quelque part.

Tu avais trouvé ? Réponds « Sampek ! » en commentaire — et dis-nous à quel âge tu t’es réconcilié·e avec la margoze.
On se retrouve le mois prochain.

Cette publication a failli s’appeler « medsin fey ».L’expression existe, mais elle est haïtienne. Pas mauricienne. « Rim...
29/09/2026

Cette publication a failli s’appeler « medsin fey ».
L’expression existe, mais elle est haïtienne. Pas mauricienne. « Rimèd razyé », son équivalent souvent cité, est antillais. En cherchant le mot kreol morisien qui désignerait ces tisanes, on n’en a trouvé aucun de documenté — ni dans les dictionnaires, ni dans les travaux universitaires.
C’est pour ça que le titre est en français. Et c’est déjà une information en soi : les créoles ne sont pas interchangeables, et ce qu’on n’a pas écrit finit par manquer.
Le carrousel raconte ce qu’il y avait dans ces casseroles, et ce que ce savoir doit à plusieurs héritages mêlés.

Le deuxième slide est un extrait de Bann Vag Laliberte, le film de Christopher Amurat Christopher Amurat (AleKabriProdiksion ), où une guérisseuse de Rivière Noire dit ce qu’aucun de nos volets ne pouvait dire à sa place : que les plantes ont disparu parce qu’on l’a déplacée de là où elles poussaient, et que refaire ces gestes aujourd’hui, c’est se faire traiter de sorcière. Merci à eux de nous avoir laissé le reprendre.
Trois choix assumés.

Certaines plantes de cette tradition ne sont pas nommées. La margoze, par exemple : contre-indiquée pendant la grossesse, avec des effets documentés sur la fertilité et la glycémie. La citer dans un post sur les tisanes, même sans rien conseiller, était un risque inutile.
Aucune plante n’est associée à un symptôme. Ni ici, ni sur les volets. On raconte une cuisine et une transmission, pas des remèdes — ce post parle de mémoire, pas de santé, et ne remplace personne.
Aucun chiffre sur le nombre de plantes médicinales mauriciennes. Trois totaux différents circulent selon les sources.

Une dernière chose, et c’est une vraie question posée à vous : quel mot employait-on chez vous ? Puisqu’aucun terme n’est documenté, ce sont vos souvenirs qui font la source.
Écrivez-le en commentaire — on en fera quelque chose.

Sources : l’enquête ethnopharmacologique de M. F. Mahomoodally et coll. (2014), et l’ouvrage de Clément Daruty de Grandpré, Plantes médicinales de l’île Maurice (1886), dont le tableau recense les noms en créole, tamoul, hindi et latin.

Une phrase sur un bébé qui vient de naître. Un commentaire devant une photo de mariage. Une comparaison entre un frère e...
26/09/2026

Une phrase sur un bébé qui vient de naître. Un commentaire devant une photo de mariage. Une comparaison entre un frère et une sœur.
Des choses dites à la maison, souvent sans méchanceté, et qui restent toute une vie. C’est précisément ce qui les rend difficiles à nommer : le colorisme ne vient pas d’en face, il vient de l’intérieur.
Le carrousel remonte le fil et raconte les deux histoires de la peau claire qui se sont retrouvées à Maurice : celle de la plantation, inscrite dans le droit colonial dès 1723, et celle venue avec les engagés.
Trois choix assumés dans cette pièce.
Une expression kreol devait servir d’accroche. Elle a été retirée : impossible de la sourcer sérieusement. Quand on publie des mots, on doit pouvoir les attester — sinon on fabrique une mémoire au lieu de la transmettre.
Personne, à notre connaissance, ne travaille spécifiquement le colorisme chez les Indo-Mauriciens. Le vide documentaire de cette pièce n’est pas une paresse de recherche. C’est un fait, et il dit quelque chose.
Aucun visage, aucune peau, aucun nuancier de teintes dans les visuels. C’est délibéré : illustrer le colorisme par des images de peau, ce serait refaire le geste qu’on décrit.

L’espace des commentaires est ouvert à celles et ceux qui veulent en parler. Et lire sans rien dire est tout aussi légitime.

Merci aux chercheuses dont le travail rend cette pièce possible — Rosabelle Boswell, Reena Kukreja, Nastassia Jagatsingh — et à la campagne indienne Dark is Beautiful. L’expression « bourgeoisie de peau » est relevée par L’Express (Maurice) en 2023.

Quatre millions de noms viennent d’être mis en ligne. Et Maurice est dedans. Une collection de près de 4 millions de reg...
23/09/2026

Quatre millions de noms viennent d’être mis en ligne.
Et Maurice est dedans.

Une collection de près de 4 millions de registres de personnes mises en esclavage dans 20 anciennes colonies britanniques est devenue consultable en ligne — environ 300 000 pages, couvrant 1813 à 1840. Un partenariat entre Ancestry et le centre de l’UCL sur les héritages de l’esclavage britannique.
Maurice figure parmi ces colonies.

Il faut comprendre d’où viennent ces documents. Après l’abolition de la traite en 1807 — la traite, pas l’esclavage —, les Britanniques ont imposé l’enregistrement des personnes asservies. Non par souci de leur histoire : pour surveiller le trafic illégal et tenir les comptes.

Et voici le retournement : ces mêmes registres ont ensuite servi de base au calcul des indemnités versées aux propriétaires au moment de l’abolition. On a compté ces vies pour payer ceux qui les possédaient. Jamais celles et ceux qui avaient été possédés.

Ce qu’on y trouve est d’une précision glaçante. Un nom — celui imposé. Un âge. Des liens de famille, des naissances, des décès, des transferts de propriété. Et une colonne « couleur », avec toute une série de définitions qui graduaient les degrés de noirceur. La hiérarchie de la peau n’était pas une impression : elle était une case à remplir.

Ce qu’on n’y trouvera pas, il faut le dire aussi. Pas de témoignage, pas de voix. Une filiation souvent réduite à la mère. Un classement structuré par le nom du propriétaire. Le nom inscrit est celui qu’on a imposé — même si, dans certains registres, un nom antérieur figure aussi, ce qui permet parfois de remonter d’un cran. Ces documents ont été faits pour compter une propriété, pas pour raconter des personnes.

Nicka Sewell-Smith, généalogiste et elle-même descendante, dit une chose que je veux relayer ici : « Souvent, l’une des façons de se détacher de l’esclavage, c’est d’insinuer qu’il n’y a plus personne de vivant relié à ces gens. C’est fondamentalement faux. » Et elle ajoute : ce qu’on produit avec ces archives, c’est « la restitution de l’humanité d’une personne ».

Un mot sur notre cas, parce que la couverture internationale parle surtout des Caraïbes : l’esclavage à Maurice n’e

Dis « rougail » à un Réunionnais et à un Mauricien. Ils ne verront pas la même assiette. 🍅Chez nous, à Maurice, une roug...
19/09/2026

Dis « rougail » à un Réunionnais et à un Mauricien. Ils ne verront pas la même assiette. 🍅

Chez nous, à Maurice, une rougaille, c’est un plat : la sauce tomate mijotée, avec les oignons, le thym, le piment. Rougaille saucisses, rougaille poisson salé, rougaille ourite. Ça mijote, ça embaume la cuisine, ça se mange avec du riz.
Et le truc cru — tomate, oignon, coriandre, piment, écrasés ensemble — nous, on appelle ça un satini. Satini pomme d’amour, satini coco, satini brinzel.
À La Réunion, le mot fait les deux boulots. Rougail saucisses, leur grand classique, c’est le mijoté. Mais « rougail tomate » ou « rougail mangue verte », c’est le cru — ce que nous on appellerait satini.
Même océan, même racine créole, deux vocabulaires. On n’est pas des îles jumelles : on est des îles cousines. Et c’est justement là que c’est beau — chaque île a bricolé ses mots dans son coin, à partir d’un fonds partagé.
Ce plat-là, c’est aussi celui qu’on refait en premier quand on vit loin. Parce qu’il ne demande presque rien : une tomate, un oignon, du piment. Et d’un coup, la cuisine sent le pays.

Chez toi, c’est rougaille ou satini ? Et ta version, c’est quoi — saucisses, poisson salé, ourite ? Dis-le en commentaire et suis Siloy | Culture mauricienne & de l’Océan Indien

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