01/06/2026
Edgar Morin est parti. Et pourtant, ici, aux Alvéoles, quelque chose de lui continue de vivre dans ce qu’on fait chaque jour.
Je ne l’ai jamais rencontré. Mais sa pensée m’a accompagné jusqu’ici, presque sans bruit. Elle m’a appris à ne plus chercher à simplifier le vivant, à ne plus vouloir maîtriser à tout prix. À regarder les liens plutôt que les éléments isolés.
Je passe mes journées à observer, à semer, à attendre. À comprendre que chaque plante dépend d’un sol, d’un climat, d’autres êtres vivants. Que rien ne pousse seul. Et que nous non plus.
Morin parlait de reliance. Ici, ce mot devient concret. Relier les espèces, relier les gestes, relier les humains à ce qu’ils cultivent. Faire avec plutôt que contre.
La permaculture, au fond, c’est ça : accepter la complexité du vivant sans chercher à la réduire. Travailler avec elle, humblement.
Souvent, en plantant un arbre, je pense à cette idée qu’il portait : nous ne sommes pas au-dessus du monde, nous sommes dedans. Et c’est à partir de là que tout peut changer.
Son œuvre ne donnait pas de solutions toutes faites. Elle ouvrait des chemins.
Je crois que celui que j’ai pris en fait partie. Merci 🌳