01/07/2026
Les commentaires exprimés sur notre publication du 10 juin nous conduisent à apporter quelques explications sur les points à prendre en compte dans la réflexion sur le devenir des Coursives.
Des difficultés vécues par les locataires ne sont pas propres aux Coursives et peuvent trouver d’autres solutions que la démolition. La surchauffe par le rayonnement du soleil devra à l’avenir, compte tenu du réchauffement climatique, être solutionnée par la pose de volets et de pare-soleil dans tous les bâtiments. La mise aux normes des installations électriques doit se faire lors des réhabilitations dont la qualité dépend évidemment du bailleur. La vie collective peut être difficile ou agréable, que l’on habite dans un petit bâtiment ou un grand bâtiment. Cela dépend du comportement de certains locataires qui ne respectent pas leurs voisins. Mais c’est au propriétaire de faire respecter le contrat de location. La présence d’insectes envahissants est fréquente dans beaucoup immeubles. Les locataires paient chaque mois la désinsectisation dans le loyer, la SIP doit donc veiller à ce que tous les logements infestés soient désinsectisés. En ce qui concerne les rats c’est heureusement moins fréquent, mais la dératisation dépend de la Mairie avec la participation des gardiens. Pour les pannes d’ascenseur, Il y a un contrat d’entretien que les locataires paient chaque mois. Le problème est que la société prestataire n’a souvent pas les pièces pour la réparation et que le bailleur n’impose pas un délai avec pénalités de re**rd.
Des atouts des Coursives ne doivent pas être oubliés. Pour certains, les Coursives sont un symbole d’Etouvie comme l’était la tour bleue place des Provinces Françaises, démolie en 2010. Les appartements des Coursives sont plus grands que la moyenne, à nombre de pièces équivalentes. Les angles donnent un style différent, apprécié par beaucoup de locataires. Les nombreux logements de deux pièces peuvent répondre à la demande d’HLM de petite taille qui représentent la moitié des demandes et que les bailleurs sociaux ont du mal à satisfaire. Des locataires vivant dans des immeubles de grande hauteur apprécient la vue qui leur est offerte.
Démolition ou réhabilitation, ça se discute. Une réhabilitation ambitieuse apporterait un changement profond tout en restant deux fois moins chère qu’une démolition avec une reconstruction partielle dont le coût est de 50 millions €. La réhabilitation de certains bâtiments permet l’installation de balcons, mais le loyer pourrait être plus élevé, ce qui pose la question du financement des travaux et de la volonté du bailleur. Les constructions neuves actuelles peuvent être quelques fois réussies, mais les malfaçons sont fréquentes. Les surfaces sont en général plus petites et les loyers plus chers. La suppression de plus de 800 logements dans Etouvie depuis près de 20 ans, rend quasi impossible le retour de commerces et la préservation des quelques-uns qui restent. Ce sera la fin du quartier, qui deviendra une cité dortoir. Démolir des logements HLM en ne reconstruisant que la moitié, comme l’a choisi la précédente municipalité depuis des années, accroît la pénurie, condamne les personnes à attendre en moyenne plus d’un an pour obtenir un logement HLM, à cohabiter en surpeuplement, à louer un logement privé inconfortable et cher ou à vivre à la rue.