26/05/2026
𝐕𝐢𝐬𝐢𝐭𝐞 𝐂𝐋𝐂𝐕 𝐚𝐮 𝐂𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐓𝐫𝐢 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐜𝐡𝐞𝐭𝐬 𝐝𝐮 𝐏𝐮𝐲-𝐝𝐞-𝐃𝐨̂𝐦𝐞
𝐎𝐮̀ 𝐯𝐚 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐧𝐮 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐛𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐣𝐚𝐮𝐧𝐞 ?
Pour le savoir, un groupe d’adhérents de la CLCV du Puy de Dôme a visité le centre de tri situé dans la zone industrielle du Brézet (de Clermont-Ferrand) , géré par l’entreprise PAPREK.
Les camions qui ramassent les poubelles jaunes -une fois pesés à leur arrivée- se vident dans un grand hangar et le ballet commence : poussés par une pelleteuse, les déchets sont acheminés vers un « trommel » ( grand tambour cylindrique percé de trous de plus en plus grands), pour séparer les emballages des papiers et des journaux.
Entre la fosse et le trommel, les pièces métalliques (fer ou aluminium) sont happées au passage pour être écartées du reste.
Puis les corps creux (les emballages, flacons, bouteilles plastiques...) et les corps plats (cartons...) sont acheminés sur une succession de tapis roulants, sur lesquels -au fur et à mesure de leur passage- ils seront reconnus par un système de 12 trieurs optiques, et chassés par un jet d’air comprimé dans des bennes appropriées, selon leur catégorie.
A noter que ces trieurs optiques ne font pas de distinction entre le tapis de tri en plastique noir, qui véhicule les déchets, et un objet noir qui ne sera donc pas trié (ex : une barquette de viande en polystyrène noir).
Ces systèmes optiques sont également « déboussolés » par des objets poly-matériaux ( métal, carton, plastique…), comme des bouteilles contenant encore du liquide ou un paquet de biscuits, en carton, duquel dépasse l’emballage en plastique des biscuits.
Ces objets mal triés tourneraient en boucle sur les tapis s’ils n’étaient interceptés par le personnel de l’entreprise qui élimine ainsi régulièrement les objets mal triés : le verre, les textiles, les piles, les ampoules, les batteries de voiture, les cailloux...(voire des animaux morts), toutes choses qui n’ont rien à faire dans la poubelle jaune et repartent vers l’incinérateur ou une déchetterie : cela représente environ 20 % du poids de la poubelle jaune et « plombe » notre facture !
Une fois triés puis compactés, le papier, le carton, les différents plastiques, les métaux partiront vers des entreprises partenaires de recyclage, mais cela ne parvient pas à couvrir totalement le coût de la collecte des poubelles jaunes.
Quand on a visité le centre de tri, on ne remplit plus sa poubelle jaune comme avant : d’abord par respect pour les personnels trieurs qui font un travail dur physiquement, monotone et dont les poumons sont exposés aux miasmes de déchets sales (ex : barquettes de viande non vidées) ; ensuite on pense à la facture, et on n’hésite plus à discuter du tri avec ses voisins.