11/06/2026
🔊L'interview JBH.
On poursuit la mise en avant des pilotes du club et aujourd'hui, on tend le micro à Alexandre Vromant
Bonjour Alexandre, dans un premier lieu merci d’accepter de répondre à nos questions.
🎤Pour les membres de la JBH et pour les autres, peux-tu te présenter ?
Bonjour. Je suis né en 2000 à Clermont-Ferrand. J’ai néanmoins vécu le plus longtemps dans la région de Tours, entouré de nombreux circuits de karting renommés.
J’habite maintenant en Belgique, près de Genk, pour mon métier en tant qu’ingénieur conception pour des simulateurs de sport auto dédiés aux pilotes professionnels.
🎤Décris-nous ton parcours en karting et depuis combien de temps tu cours sous licence JBH ?
J’ai débuté le karting en 2007, dans la catégorie MiniKart, pour une année dédiée à l’entraînement sur le circuit de Villeperdue.
Les courses ont commencé dès 2008. Les résultats furent prometteurs avec des podiums dans les événements nationaux (Trophée de France/Kart Mag…).
J’ai ensuite continué mon ascension dans le karting en passant par les catégories Minime et Cadet, avec un titre de vice-champion de France Cadet en 2012 à la clé et d’autres beaux trophées.
Cela m’a permis d’accéder au programme 10-15, de la FFSA Academy.
J’ai été sélectionné, en parallèle de mon programme en catégorie Rotax Junior (National), à l’Academy Trophy pour représenter la France à l’international, avec une victoire en Allemagne.
On a continué en X30 une saison et en endurance pendant 2 ans en KF puis OK dans le Team WinTec avec la compagnie notamment du grand Monsieur Le Mans Kart (W.Lecarpentier).
Ce fut une année 2016 exceptionnelle en sa compagnie et bien sûr, de toute l’équipe de Rodolphe Besnard avec 2 victoires au championnat de France d’endurance, mais il manquera toujours un podium aux 24 heures du Mans Karting.
J’ai repris le karting en 2024, après 7 ans d’arrêt, en Formule 20 000 et cela coïncide avec mon arrivée à la JBH.
En effet, tout comme papa, dans les années 90, Regis Francq (RF Tuning) fut mon unique motoriste ; donc : Jean Baptiste était souvent cité dans nos discussions d’extra-course.
Il était évident pour moi de prendre ma licence dans le club qui reflète l’âme du kart que j’ai aujourd’hui.
🎤 On te retrouve dans le peloton des F 20 000, qu’est ce qui t’a conduit à rouler dans cette catégorie ?
Ce qui m’avait fait aimer le karting, ce sont les cassettes vidéo8 de Papa en Formule France/N1/N2. C’était même plus intéressant que les dessins animés qui passaient à la télé.
On m’a envoyé une annonce d’un Mike Wilson à refaire, j’ai sauté sur l’occasion de complètement restaurer ce fameux châssis des vidéos que je regardais quand j’étais petit.
Ce fut le cadeau d’anniversaire pour les 50 ans de papa. Heureusement, il me laisse utiliser son jouet 🙃
Je suis tombé ensuite amoureux de la catégorie, ainsi que des moteurs qui procurent réellement quelque chose de plus que les karts modernes, bien que la technologie récente soit imbattable.
🎤Tu peux nous décrire ton matériel ?
Le châssis de cette année est un Mike Wilson, fabriqué par l’usine Rakama en Italie. C’est un Mike 8. Il est issu de l’homologation 1999 à 2002.
Double berceau, barres avant et arrière amovibles, c’est finalement assez proche d’un châssis moderne.
Côté moteur, on est sur deux Parilla. Un Mag95 qui comme son nom l’indique est de 1995, moteur à clapet. Je roule ensuite avec un Reedjet qui est l’évolution 1998 du moteur précédent. Le dernier moteur est un Titan RV1, moteur à valve rotative de 1995. Pour carburer tout cela, un Ibea L2 3 vis.
🎤Avec deux victoires au compteur cette année, te voilà leader devant des « vieux briscard » comment analyse-tu ton début de saison ?
Le début de saison est idéal en effet, on a surtout travaillé cet hiver pour gagner du poids, que ce soit sur le bonhomme ou sur le châssis.
Soucy sous la pluie et dans la foulée Saint-Amand sur le sec, quoi de mieux. Mais il n’y a pas 1 dixième de marge, c’est tout de même une catégorie où l’on peut être une dizaine (si tout le monde est là) à prétendre à la victoire.
J’ai encore beaucoup à apprendre et à comprendre des vieux briscards, qui connaissent ce matériel sur le bout des doigts. Il ne faudra pas se relâcher et continuer de travailler car ce sont les compétiteurs nés, le talent et la vitesse sont encore intacts.
🎤A toi le mot de la fin….
Repos et récupération sont les mots qui me viennent à l’esprit avant de repartir vers Laval et Loudun.
Merci à toute ma famille pour avoir été présent sur les meetings, on vient nombreux et c’est comme ça que l’on fait du kart car au final, c’est notre passion, notre plaisir et ça ne serait pas aussi chouette sans cet engouement que l’on a tous dans le sang.
Merci beaucoup aussi à la JBH pour l’interview et le reste.