13/10/2026
Les réunions occupent une place considérable dans nos journées de travail. Certaines sont indispensables, d’autres utiles, mais beaucoup semblent exister simplement parce qu’elles ont toujours existé. Dans un sondage réalisé sur LinkedIn, seuls 17 % des répondants considèrent leurs réunions professionnelles comme utiles. Derrière ce résultat se cache une question qui dépasse largement celle de l’organisation du temps : et si la multiplication des réunions révélait, avant tout, une difficulté des managers à faire confiance à leurs équipes ?
Il suffit parfois de regarder son agenda pour mesurer l’ampleur du phénomène. Réunion de lancement, réunion de suivi, réunion de validation, point hebdomadaire, comité de pilotage… Les rendez-vous s’enchaînent, souvent avec les mêmes participants et parfois sans véritable décision à prendre. Une réunion prévue pour une heure dure une heure, même lorsque le sujet aurait pu être réglé en vingt minutes. Une autre est organisée pour revenir sur ce qui a déjà été dit. Progressivement, le temps consacré à parler du travail prend le pas sur le temps disponible pour le réaliser.
Un sondage que j’ai récemment mené sur LinkedIn illustre ce malaise. Parmi les répondants, 17 % jugent leurs réunions utiles, 42 % les trouvent moyennement utiles, 28 % souvent inutiles et 11 % les considèrent comme une véritable perte de temps. Autrement dit, seuls 17 % leur accordent sans réserve le qualificatif d’utiles. Il ne s’agit évidemment pas d’une étude représentative de l’ensemble des salariés, mais ce résultat mérite que l’on s’y attarde. Il révèle une insatisfaction importante parmi les personnes interrogées et invite à questionner une habitude profondément installée dans les entreprises : réunir des collaborateurs serait nécessairement une bonne manière de faire avancer le travail.
À méditer 🤔