24/08/2026
đ SĂRIE TRANSPARENCE N°3 : LES PREUVES SCIENTIFIQUES QUE VEOLIA TENTE D'ĂTOUFFER !
Dans notre précédent épisode, nous dénoncions les zones d'ombre du projet Val'PÎle.
Aujourd'hui, l'enquĂȘte publique est close, et les contributions officielles des gĂ©ants de
l'environnement (France Nature Environnement 77 et ADENCA), associées aux conclusions du cabinet Drouot Avocats, viennent de tomber.
Les rapports des experts et des juristes sont d'une gravité sans précédent. Voici les nouvelles révélations chocs qui démontent définitivement la communication de Veolia :
1. L'eau est DĂJĂ polluĂ©e hors du site : la preuve par les capteurs đ§đ§Ș
Jusqu'ici, on parlait de suspicions. Aujourd'hui, les chiffres officiels parlent :
â Le capteur PZ4 (situĂ© en aval) prouve que les barriĂšres de la dĂ©charge fuient dĂ©jĂ : des concentrations anormales d'ammonium, de benzĂšne, de sodium et de chlorures
s'échappent hors du site.
â Le capteur PZ3, de l'autre cĂŽtĂ© de la RN3, a dĂ©tectĂ© des taux alarmants de Nickel et de BenzĂšne dans la nappe phrĂ©atique.
â La trahison des capteurs privĂ©s : Pour couronner le tout, le mĂ©moire de Drouot Avocats rĂ©vĂšle que Veolia a installĂ© des piĂ©zomĂštres de contrĂŽle de l'eau de maniĂšre totalement illĂ©gale sur des parcelles privĂ©es hors du pĂ©rimĂštre d'exploitation, sans aucun accord des propriĂ©taires !
â Le danger de la rehausse : Veolia veut poser 30 mĂštres de dĂ©chets supplĂ©mentaires sur des vieux casiers fragiles et non conformes aux normes de 2016. Le poids colossal risque de poinçonner et fissurer dĂ©finitivement les cuves, libĂ©rant le jus de poubelle (lixiviats) directement dans la nappe oĂč l'on puise notre eau potable !
2. PyrogazĂ©ification : Nous sommes leurs rats de laboratoire đđ„
Veolia présente son projet de pyrogazéification comme "propre". C'est un mensonge technique grossier dénoncé par les scientifiques :
â Pour obtenir son feu vert sanitaire, Veolia a calculĂ© les risques en simulant uniquement la combustion de... bois propre.
â Sauf que dans la rĂ©alitĂ©, l'usine va brĂ»ler des pneus, du plastique et des Combustibles Solides de RĂ©cupĂ©ration (CSR) !
â Le bureau d'Ă©tudes (Setec) avoue lui-mĂȘme dans le dossier qu'il n'a pas les donnĂ©es rĂ©elles et que ce projet "pilote" devra ĂȘtre validĂ© par des "tests en conditions rĂ©elles". En clair : on va tester les fumĂ©es toxiques (mĂ©taux lourds, dioxines, furannes) directement sur nos poumons pour voir si ça passe !
â Des relevĂ©s contestĂ©s et rĂ©alisĂ©s sans autorisation : Le dossier pointe Ă©galement un manque de rigueur et de rĂ©gularitĂ© dans la mĂ©thode. Le mĂ©moire de la dĂ©fense rĂ©vĂšle en effet que les Ă©tudes dâimpact relatives au bruit et aux odeurs se fondent sur des capteurs installĂ©s sur des parcelles privĂ©es de la Ferme de Choisy, sans que l'accord prĂ©alable ou l'autorisation des propriĂ©taires n'aient Ă©tĂ© recueillis. Cette absence de consentement sur le terrain jette un doute sĂ©rieux sur la validitĂ© de ces mesures de nuisances.
3. Le scandale du Port de PrĂ©cy : Le vice juridique qui peut tout bloquer ! đąâ
Pour se donner une image verte, Veolia vante le doublement de son transport fluvial (passant à 200 000 tonnes/an). Mais ils ont "oublié" un détail majeur :
â Le port et l'estacade de PrĂ©cy-sur-Marne sont situĂ©s en plein cĆur de la zone Natura 2000 "Boucles de la Marne", un sanctuaire protĂ©gĂ© pour les oiseaux.
â Veolia n'a rĂ©alisĂ© aucune Ă©tude d'incidence sur la biodiversitĂ© pour ce port ! FNE 77 le rappelle fermement : cette omission est une grave irrĂ©gularitĂ© juridique qui peut rendre l'autorisation du PrĂ©fet totalement illĂ©gale.
4. Ă Charny : Du co-compostage de fĂšces et de cadavres d'animaux Ă l'air libre ! đ·đš
C'est écrit noir sur blanc à la page 275 du tome 1 : la future plateforme de compostage (située à Charny, prÚs du collÚge de 650 élÚves et des cultures de la SCEA de Choisy) va traiter des "sous-produits animaux".
â De quoi s'agit-il ? D'excrĂ©ments (fĂšces, urines), de fumier et de dĂ©chets de tissus
animaux (cadavres, matiĂšres impropres Ă la consommation) !
â Le pire ? Ce mĂ©lange va fermenter et ĂȘtre retournĂ© Ă l'air libre pendant des semaines, sous le nez de nos enfants et de nos agriculteurs, sans aucune structure fermĂ©e pour contenir les odeurs et les bactĂ©ries volatiles.
â Un calvaire olfactif dĂ©jĂ validĂ© par la justice : Alors que l'Ă©tude d'impact de Veolia jure qu'il n'y a "pas de dĂ©passement d'odeurs", un constat de commissaire de justice
(ex-huissier) du 3 juillet 2026 est venu balayer leurs mensonges en actant noir sur blanc l'odeur pestilentielle de poubelles qui envahit déjà la Ferme de Choisy.
ïž â Le verdict des dĂ©fenseurs de la nature et des agriculteurs : AVIS DĂFAVORABLE !
Devant un tel dossier, FNE 77, ADENCA et la dĂ©fense de la famille Courtier (Drouot Avocats) demandent officiellement aux commissaires-enquĂȘtrices de prononcer un AVIS DĂFAVORABLE et d'abandonner ces projets dangereux.
Pour rappel, l'exploitant s'était engagé par écrit en 2006 à cesser son activité et à remettre totalement le site en état au 31 octobre 2026. C'est sur cette promesse que nos agriculteurs ont investi et construit. Aujourd'hui, Veolia renie sa parole, impose une nouvelle servitude d'exclusion de 200 mÚtres qui asphyxie et gÚle nos terres agricoles, tout en polluant notre environnement.
âđ«đ· Ălus dâAnnet-sur-Marne : Le silence radio absolu.
Face aux preuves, vous n'avez rien Ă dire ?
Le 4 juin dernier, la majoritĂ© municipale a votĂ© "oui" les yeux fermĂ©s, sur la seule parole marketing de Veolia, avant mĂȘme d'avoir pu consulter lĂ©galement les alertes des autoritĂ©s environnementales. Mais bon, ont-ils pris connaissance du dossier depuis ? Certainement que non !
Aujourd'hui, les preuves scientifiques, factuelles et juridiques incontestables sont sous vos yeux. Et pourtant... c'est le silence radio le plus total de votre part. Aucune communication, aucune explication aux habitants, aucune marche arriÚre. Vous laissez faire l'irréparable en fermant les yeux. Plus personne ne pourra dire : "Je ne savais pas".
Chacun devra assumer sa responsabilité individuelle devant les générations futures.
Nous interpellons Ă nouveau publiquement :
đ Mmes et MM. StĂ©phanie Auzias, Marie Arcin, Michel Lecomte, Sandrine Bevierre,
Nicolas Suinot, Emmanuelle Poncet, Alain Escudero, Patrick Leverrier, Pierre Jaffrez,
Marie-Pascale Soulet, Véronique Lorenzi, Valérie Francoual, Fabrice Vieira, Jean-Marie Feron, Marie-Perle Mariotti, Brice Algisi, Adrien Hugel, Clémentine Le Quintrec.
Comment pouvez-vous continuer à vous taire face à la pollution avérée de notre eau potable et aux risques pour nos enfants ?
Nous ne lĂącherons rien. La santĂ© de nos enfants, le respect de notre droit de propriĂ©tĂ© et la prĂ©servation de notre terre ne sont pas Ă vendre. đą Faites circuler ces vĂ©ritĂ©s. Partagez massivement ce Volet 3 !
đ Sources officielles et rigueur factuelle :
Pour une transparence totale et par respect pour le travail des experts, nous rappelons que les faits, chiffres et vices juridiques prĂ©sentĂ©s dans cette sĂ©rie d'articles ne sont pas des opinions mais des synthĂšses rigoureuses basĂ©es sur des documents officiels dĂ©posĂ©s dans le cadre de l'enquĂȘte publique (aujourd'hui close) :
â Les contributions techniques n°3 et n°4 de l'association ADENCA (analyses
environnementales et relevés des capteurs pour le présent volet).
â Les contributions techniques n°1 et n°2 de l'association ADENCA, qui ont constituĂ©
la base factuelle et documentaire de notre précédent article (Série Transparence n°2).
â Le mĂ©moire juridique du cabinet Drouot Avocats, agissant pour la dĂ©fense des terres agricoles de la famille Courtier.
â La contribution officielle de France Nature Environnement 77 (FNE 77).