22/05/2026
Mardi 19 mai :
Notre club part à la découverte de la Cathédrale Saint-Vincent de Chalon-sur-Saône et de son cloître, lors d’une visite guidée assurée par Anaïs GAUFILLIER, guide conférencière indépendante.
La visite débute par le cloître, dont les origines remontent au Xe siècle, ce qui le rend plus ancien que la cathédrale actuelle.
Vendu comme bien national en 1793, il appartient à la ville depuis 1962. Les fouilles menées entre 2015 et 2017 ont permis de mieux comprendre son histoire et sa structure.
Nous y découvrons des chapiteaux décorés de motifs variés : végétation, figures naturelles ou créatures plus fantastiques. Ornés de figures parfois surprenantes, voire monstrueuses, ils avaient une vocation pédagogique : impressionner les fidèles, repousser les mauvais esprits et rappeler les valeurs morales et religieuses de l’époque.
Autrefois surmontés de blasons aujourd’hui disparus, détruits lors des guerres de religion, ces éléments témoignent de la richesse artistique du lieu.
La visite se poursuit avec la cathédrale, édifice emblématique de la ville.
Si une première cathédrale est attestée dès 469, celle que nous découvrons aujourd’hui est construite à partir de 1080 sous l’impulsion de Gauthier de COUCHES.
Longue de 71 mètres, large de 35 mètres et haute de 24 mètres, elle domine la ville avec ses tours culminant à 42 mètres. Édifice roman majeur, elle conserve de cette époque plusieurs éléments remarquables : les parties basses de la nef, les chapiteaux et la rosace.
Au cours des siècles, la cathédrale connaît de nombreuses transformations. Lors de la Révolution, sa façade est démontée et utilisée comme carrière de pierres, avant d’être reconstruite en 1827 dans un style néoclassique. La dernière grande restauration datait de 1866, et sept campagnes de travaux ont été menées depuis sa construction.
Une large part de la visite est consacrée aux travaux actuellement en cours depuis 2024, et prévus jusqu’en 2027. D’un montant de 5 millions d’euros, financés à 80 % par des subventions (État, DRAC, Europe), ils mobilisent près de 70 professionnels : artisans, architectes, archéologues…
Parmi les premières étapes, un nettoyage minutieux au latex permet de révéler des traces de polychromie. La sécurisation de l’édifice, la mise aux normes des réseaux et la gestion de l’humidité — la cathédrale n’étant aujourd’hui plus chauffée — font également partie des enjeux majeurs de ce chantier. Au total, près de 400 objets liturgiques ont été retirés durant les travaux et seront très certainement replacés à leur issue.
Nous découvrons également la richesse des chapiteaux romans de la cathédrale, datant pour la plupart des années 1120-1130
Tout au long de cette visite, nous mesurons l’importance de préserver et transmettre notre patrimoine, tout en valorisant les savoir-faire d’hier et d’aujourd’hui.
Un grand merci à Anaïs GAUFILLIER pour la qualité de ses explications et pour cette belle immersion dans l’histoire de notre territoire, ainsi qu'aux membres de notre club qui ont rendu cette belle échappée historique possible.