08/03/2025
Le n'est pas un jour de fête...
Aujourd'hui, quelque part, en France, une femme mourra sous les coups de son conjoint. Les journaux s'en feront l'écho, avec leurs titres qui ne veulent rien dire "crime passionnel... Il l'aimait trop... Drame de la séparation...". Son prénom s'alignera tristement à côté de celui de toutes les autres victimes de féminicides. Et puis, on l'oubliera
Aujourd'hui, quelque part en France, une femme sera violée parce que sa jupe sera trop courte, une autre sera agressée parce que son décolleté sera trop affolant. Ce sont ces excuses que donneront leurs agresseurs comme pour justifier leurs crimes, minimiser leurs actes. C'est toujours de la faute des femmes !
Aujourd'hui, quelque part en France, une femme se fera siffler en marchant dans la rue juste parce que c'est une femme. Aujourd'hui, juste là, dans le bureau à côté du mien, une femme, qui pourtant fait le même travail que moi, sera moins payé que moi juste parce que... c'est une femme !
Aujourd'hui, en France et partout dans le monde, des millions de femmes seront dégradées, agressées, exploitées, sous payées, deconsidérées... juste parce qu'elles sont des femmes.
Il y a des pays où elles n'ont pas le droit d'aller à l'école, pas le droit de conduire, des pays où elles sont condamnés à mort parce qu'elles ont été violées, où elles n'ont pas le droit de croiser le regard d'un homme, où elles sont contraintes au mariage à 12 ans, où elles sont traitées comme de vulgaires marchandises juste parce qu'elles sont des femmes
Cette journée doit surtout nous rappeler que, les uniques responsables de cette condition féminine déplorable, c'est nous, les hommes. Nous avons le pouvoir, le devoir de changer tout cela.
Voilà pourquoi, pour toutes ces raisons et tous ces combats à mener, le 8 mars n'est pas un jour de fête.