06/10/2026
Aujourd’hui, mardi 6 octobre, c’est la Journée nationale des aidants.
Il y a celles et ceux qui accompagnent un parent qui vieillit, un conjoint malade, un enfant en situation de handicap, un frère, une sœur ou parfois simplement une personne que la vie a placée sur leur chemin.
Ils ne portent pas toujours le nom d’« aidants ». Souvent, ils disent simplement : « C’est normal, je l’aime. »
Alors ils sont là.
Pour aider à se lever, préparer un repas, accompagner à un rendez-vous, gérer les médicaments ou les démarches, rassurer lors des moments d’angoisse… mais aussi simplement écouter, tenir une main et offrir une présence lorsque les journées deviennent plus difficiles.
Être aidant, c’est beaucoup d’amour.
Mais derrière cet amour, il peut aussi y avoir une immense fatigue.
Des nuits trop courtes.
Des inquiétudes que l’on garde pour soi.
Des sorties auxquelles on renonce.
Une vie professionnelle et familiale qu’il faut continuer à faire tenir debout.
Et parfois cette culpabilité de ressentir soi-même le besoin de souffler.
Parce que prendre soin de quelqu’un que l’on aime n’empêche pas d’être épuisé, d’avoir peur ou d’avoir besoin, à son tour, que quelqu’un prenne soin de nous.
Aujourd’hui, j’aimerais simplement que l’on pense à toutes ces personnes que l’on croise chaque jour sans connaître la réalité qu’elles vivent une fois la porte de leur maison refermée.
À celles et ceux qui donnent beaucoup, parfois jusqu’à s’oublier.
À celles et ceux qui tiennent bon, même lorsqu’ils sont fatigués.
À celles et ceux qui accompagnent avec tendresse un être cher dans les moments les plus fragiles de sa vie.
Et peut-être surtout leur rappeler une chose : vous avez, vous aussi, le droit d’être aidés.
Aujourd’hui, cette journée est la vôtre. Et elle mérite de mettre en lumière tout cet amour, cette présence et ce courage que l’on ne voit pas toujours.