04/06/2026
C'est plutôt le patronat qui profite de la précarisation des travailleurs. Le choix du chômage, ce n'est pas pour notre bien, c'est pour mieux nous exploiter !
Ce ne sont pas les chômeurs qui font le chômage, c'est le chômage qui produit des chômeurs ! Nous sommes privés de notre droit au travail de notre choix ! Et en plus, ils veulent nous priver aussi de notre droit à la protection contre le chômage ! Non contents de s'approprier des moyens de produire, ils veulent s'approprier de nos vies !
Extrait du livre L'obsolescence de l'homme, par Günther Anders : " (...) Patrick Drahi annonce en 2016 son intention de supprimer 5000 emplois à SFR pour préparer les esprits à une large compression de personnel. Ce type d'annonce, loin d'apparaître comme un échec de la direction des ressources humaines en matière d'emploi, vise à rassurer les actionnaires et à les inciter à investir. Mais lorsqu'il n'y aura plus d'emplois dans les entreprises, que les machines fabriqueront toutes seules la majorité des services et des produits, qui les achètera ? Comment peut-on croire, un seul instant, que ces humains devenus superflus se laisseront séduire à être les déchets d'une humanité échouée sur les rives d'un monde "intelligent" ? Les "migrants", les réfugiés, qui "envahissent" l'Europe aujourd'hui, pourraient bien se révéler comme l'avant-garde d'une humanité devenue superflue, la figure anthropologique de notre futur.(...)."
Extraits du livre Un monde sans esprit, de Roland Gori : " (...) Nous avions cru jusque-là que tel était le destin de l'homme : être sans avoir à justifier son existence par une quelconque utilité ! Mais depuis que l'homme est devenu une matière première, depuis que son monde est devenu intelligent, il doit justifier son usage, préciser ses intentions, décliner sa finalité, faute de quoi il devient inactuel à son époque (...) L'ontologie du présent veut que toute chose soit "utilisable", une ressource à exploiter, un potentiel à rentabiliser.
(...) c'est par le goût du récit comme par les pratiques des arts que nous pourrons lutter contre ce monde de mort. Le profit ne se fabrique que des vies dont on a confisqué le temps et les rythmes pour en faire des abstractions négociables sur le marché. Ce temps mortifié, dont chacun s'acquitte pour vivre, prive le sujet humain de son existence véritable.(...)."
Christel Gilberton
Le Parlement a définitivement adopté le texte réduisant la durée d’indemnisation au chômage après une rupture conventionnelle. Une énième attaque sur les droits, motivée par de prétendus abus. Un récit démenti par les faits, que la macronie prend soin d’ignorer.
Un parti pris à lire en intégralité 👉 https://l.mediapart.fr/LEJ