11/11/2025
Des chercheurs ont identifié un champignon au remarquable appétit pour le plastique, capable de le dégrader à une vitesse incroyable.
Découvert sur un site de déchets au Pakistan, Aspergillus tubingensis peut décomposer le polyuréthane, l’un des plastiques les plus résistants au monde, en l’espace de quelques semaines — un processus qui prendrait naturellement des siècles.
Comment y parvient-il ?
Le champignon libère des enzymes qui attaquent et brisent les liaisons chimiques maintenant le plastique.
À mesure que celui-ci se désagrège, le champignon consomme les fragments et les transforme en substances simples et inoffensives.
Tout ce processus se déroule à la surface du plastique, sans nécessiter de prétraitement comme le broyage.
Cette méthode est connue sous le nom de mycorémédiation — l’utilisation de champignons pour dépolluer l’environnement.
Mais Aspergillus tubingensis n’est pas seul :
une autre espèce, Pestalotiopsis microspora, découverte en Amazonie, peut vivre uniquement de plastique, même sans oxygène, ce qui en fait une candidate prometteuse pour lutter contre les déchets dans les décharges et les zones profondes de l’océan.
Les scientifiques étudient maintenant des moyens d’exploiter ces enzymes puissantes à grande échelle, grâce à des technologies comme les bioréacteurs, les revêtements spécialisés et les sprays biodégradables.
L’ambition ultime : développer une solution naturelle, peu coûteuse et efficace pour le problème mondial du plastique — qui agit en quelques semaines, au lieu de plusieurs siècles.