15/10/2026
La santé publique serait-elle secondaire?
En cette journée nationale de la qualité de l'air 2026, il est important de rappeler que malgré une amélioration de la qualité de l’air francilien ces dernières années, notamment grâce aux normes encadrant les émissions des nouveaux véhicules et aux politiques de mobilité douce, les recommandations de l’OMS concernant les PM2,5 (particules fines de moins de 2,5µm), le dioxyde d’azote et l’ozone sont dépassées pour la quasi totalité des habitant.es de la région.
Cet été, 16 jours d’épisodes de pollution à l’ozone ont été enregistrés, aggravés par les fortes chaleurs. Les particules fines sont aussi particulièrement nocives pour la santé, causant par exemple des maladies cardiovasculaires, respiratoires, d'Alzheimer et de Parkinson, ou encore du diabète. En Île-de-France, une étude d’Airparif estime que 7 900 décès évitables peuvent être attribués à la mauvaise qualité de l’air chaque année.
En dépit de nos alertes, le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) entré en vigueur début 2025 n’a pas tenu compte des nouvelles normes qui entreront en vigueur à partir de 2030. Avec des limites divisées par deux, elles amélioreront la santé de la population. Elles demeurent toutefois bien plus permissives que les recommandations de l’OMS, qui divisent par 4 les seuils de pollution. Mais pour que ces normes soient effectivement respectées, de nombreuses mesures devront être mises en œuvre.
Face à ce changement législatif, le PPA doit être révisé : FNE Île-de-France se mobilise pour faire valoir une meilleure qualité de l’air. Notre réseau se met au service de la santé des habitant.es et de l’environnement. Nous sommes notamment à la recherche de bénévoles pour porter la parole citoyenne dans les groupes de travail sur le PPA concernant les chantiers, les industries, le transport de marchandises et le transport professionnel. Pour plus d’informations et pour nous rejoindre dans cette mobilisation, vous pouvez nous contacter.