Autisme sans DI Asperger Brocéliande 35

Autisme sans DI Asperger Brocéliande 35 Blog pour sensibilisation auprès du grand public (particulier et pro)

🌟 Et si une bande dessinée pouvait changer notre regard sur l’autisme au travail ?L’association Le Mouton à 5 Pattes agi...
10/06/2026

🌟 Et si une bande dessinée pouvait changer notre regard sur l’autisme au travail ?

L’association Le Mouton à 5 Pattes agit pour favoriser la rencontre entre les personnes autistes sans trouble du développement intellectuel et le monde de l’entreprise. Son objectif : développer l’employabilité, encourager l’inclusion et faire avancer l’égalité des chances.

Aujourd’hui, l’association porte un projet ambitieux : la création d’une bande dessinée à la fois sensible, pédagogique et inspirante.

📖 À travers des témoignages réels, des situations du quotidien et des conseils concrets, cette BD donnera à voir les défis, mais aussi les talents, les réussites et les perspectives des personnes autistes dans le monde professionnel.

💡 Plus qu’une simple bande dessinée, c’est un véritable outil de sensibilisation pour faire évoluer les mentalités et promouvoir une inclusion réelle et durable.

Comme le souligne Yannick, scénariste du projet et lui-même sur le spectre de l’autisme :

« L’autisme n’est pas un monde à part, mais une part du monde. »

🤝 En soutenant ce projet, vous participez à la création d’un ouvrage qui informe, éclaire et rapproche. Vous contribuez à construire une société où chacun peut trouver sa place et exprimer pleinement son potentiel.

Merci de partager cette initiative autour de vous et de nous aider à faire connaître cette belle aventure humaine. 💙

https://www.helloasso.com/associations/le-mouton-a-5-pattes/collectes/zero-filtre

Cela s'est passé sur le territoire de Brocéliande avec une association locale et la communauté des professionnels du Ter...
04/06/2026

Cela s'est passé sur le territoire de Brocéliande avec une association locale et la communauté des professionnels du Territoire de santé de Brocéliande. En route pour un changement à minima local ?

https://www.facebook.com/share/p/18qbhD6vpR/

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Retour sur la projection de 2 films fortement impactants, hier soir à Breal sous Montfort, soirée portée par l'association locale CAPABLES (TSA) et la CPTS de Broceliande...
💙

🎥 Le premier film, "Vulnérables" , documentaire sur la disparition et le décès d'un jeune adulte autiste de 22 ans à Paris en 2021, témoignage des associations, proches, parents et élus locaux, ce qui a bougé depuis et comment... Puis débat avec les auteurs et réalisateurs du film, Daoud Tatou et Tarik Ben Salah, initiateurs de Secure Autisme, (dispositif gps au service du handicap), et plusieurs témoignages de professionnels de santé locaux et familles concernées, confrontés aux carences criantes du système, et le partage de ce qui a été, peut et pourrait être amélioré, et comment y parvenir.

🎥 Puis le 2e film, "Après Nous", des mêmes auteurs et réalisateurs, une fiction qui traite du su***de dans l'autisme : détresse, troubles, deuil, le cocktail d'une terrible réalité encore très tabou.
Un débat s'en est suivi également, échanges et retours entre les pros, élus, magistrats et familles présentes, porteurs de beaucoup d'émotions dans cette sensibilisation où il reste tant à construire.
💙
Estelle Blanchard, médecin généraliste et présidente de la CPTS de Broceliande (au micro sur la photo) a souligné plusieurs leviers d'engagement de la CPTS sur le territoire, dans les divers évolutions et progrès d'actions efficients, dont notre partenariat, merci à elle.

✨💬✨
Les citations du jour à retenir :
👉 "Plutôt que de passer notre temps à penser la réforme, consacrons enfin du temps à réformer notre pensée."
Edgar Morin.
👉 "Communiquons, sortons chacun de notre coin. Nous sommes comme sur une échelle, chacun veut parler, se faire entendre d'en haut, mais personne ne veut descendre écouter l'autre en dessous. Écoutons, échangeons avec l'autre : je t'entends, et voilà ce que j'ai comme idée ou comme outil à proposer."
Daoud Tatou, auteur des films présentés.

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Le mot de la fin :
👇
Récolte de 3 nouveaux mots précieux pour continuer de définir et partager le partenariat !
✨ Vulnérables ( le nom du premier film, et état trop souvent récurrent des patients)
✨ Capables ( l'association autisme de Breal, et potentiel de la resilience)
✨Justes (d'après le Silence des Justes, association de Daouda Tatou l'auteur des films, et réalité légitime des acteurs engagés)

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Merci à tous les porteurs et intervenants pour cette soirée intense en émotions et riche en partages !
💙🙏💙



Le Silence des Justes - Autisme



🎂 Je n’ai jamais su quel âge j’avais. Pas vraiment.Bien sûr, je sais compter. Je connais la date sur mon acte de naissan...
01/06/2026

🎂 Je n’ai jamais su quel âge j’avais. Pas vraiment.

Bien sûr, je sais compter. Je connais la date sur mon acte de naissance, et si on me presse, je peux réciter le chiffre exact. Mais ce nombre n’a jamais eu de prise sur moi. Il glisse, comme l’eau sur une vitre, sans jamais pénétrer la surface de ce que je suis.

Quand j’essaie d’expliquer cela, on me regarde avec un sourire entendu. « Moi aussi, je me sens plus jeune que mon âge », me dit-on. Mais ce n’est pas cela. Ce n’est pas que je me sens plus jeune. C’est que je ne me sens aucun âge. Comme si la question elle-même était formulée dans une langue étrangère que je n’ai jamais apprise.

L'entourage me donne 5 à 10 ans de moins. Des chercheurs ont même publié une étude là-dessus, j’ai lu. Et il en ressort que les adultes avec une structure autistique type Asperger sont perçus comme plus jeunes. Nos visages porteraient les marques discrètes de la néoténie comme un écho d’un temps qui ne nous aurait pas tout à fait sculptés selon le même moule.

Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire la plus visible. L’autre partie, plus secrète, c’est que je n’ai jamais vraiment su habiter mon âge. À vingt ans, je ne me sentais pas « jeune adulte ». À trente, je n’étais pas « une femme dans la trentaine ». Aujourd’hui encore, je ne sais pas ce que « cinquante ans » est censé signifier. Les anniversaires m’ont toujours paru être d’étranges cérémonies où l’on célèbre un nombre qui ne pèse rien.

Quand j’étais enfant, j’observais les autres enfants avec la même distance tranquille qu’aujourd’hui j’observe les adultes. Ils semblaient savoir quelque chose que j’ignorais : comment on joue le rôle de son âge. Plus t**d, à l’université, puis dans le monde du travail, j’ai regardé mes contemporains se marier, avoir des enfants, gravir des échelons. Je les voyais faire, comme on regarde une danse dont on ne connaît pas les pas. Non que je méprise ces rites de passage. Simplement, ils ne s’impriment pas en moi. Ils ne font pas date. Ma ligne de vie n’est pas une flèche mais une étendue, un présent large et calme où les souvenirs flottent sans ordre chronologique.

Parfois, je pense à cette phrase de Platon : l’âme contemplait les Idées avant de chuter dans le temps. Cette sensation d’une partie de moi qui n’a jamais été touchée par le devenir, cette présence stable et silencieuse en arrière de tout, je la connais intimement. C’est le même silence qu’on entend, enfant, quand on se cache sous une table et que le monde continue sans vous.

La vérité, c’est ce noyau immobile, cette étincelle qui n’a pas d’âge, que les mystiques chrétiens appellent l’âme, et que les bouddhistes nomment la nature de l’esprit. Ce noyau est là, simplement, depuis toujours.

Je crois que c’est cela, l’essence intemporelle. Non pas une jeunesse éternelle, ni un déni du corps. Mais le fait de n’avoir jamais complètement adhéré à la fiction qu’un nombre, un âge, pourrait contenir l’infini d’une conscience. Je suis là, debout dans le fleuve, et le fleuve coule, mais le point par lequel je touche le fond ne bouge pas.

Un jour, une petite fille m’a demandé mon âge. J’ai hésité, non par coquetterie, mais parce qu’il fallait traduire. « Cinquante ans », ai-je dit. Elle a penché la tête. « Tu ne fais pas cet âge-là. On dirait un ange » J’ai souri. « Personne ne le fait », ai-je répondu. Puis j’ai pensé : personne ne le fait, mais certains d’entre nous le savent un peu plus que d’autres.

28/05/2026

Le Pr Mottron et Tony Attwood le confirment : l'autisme de type Asperger n'est généralement repérable entre 3 et 5 ans, et souvent diagnostiqué bien plus t**d, à l'âge adulte. Contrairement à l'autisme dit "complexe" détectable avant 18 mois (enfin presque !), la personne avec une structure autistique type Asperger grandit dans l'ombre – jusqu'à ce qu'enfin, un mot vienne tout éclairer.

3 témoignages flagrant de diagnostic t**dif de la structure autistique type Asperger dorénavant inclus dans un spectre (même si je le regrette personnellement)
Ecoutons Laura Minae, Daniele Langlois et William Theviot, tous 3 diagnostiqués à des âges différents.

- Le murmure et le silence - Vous ne savez peut-être pas ce qu’est la structure autistique type Asperger. C’est normal.M...
22/05/2026

- Le murmure et le silence -

Vous ne savez peut-être pas ce qu’est la structure autistique type Asperger. C’est normal.
Mais imaginez : vous expliquez trente fois la même chose sur vous-même, avec des preuves de spécialistes, et personne ne vous répond vraiment. Vous persévérez pour rester en contact avec le monde, mais le monde ne vous prend pas la main.
Ce texte d’une finesse bouleversante raconte cette lente érosion. À partager largement, pour comprendre ce qu’on ne voit pas.

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Il marche dans les couloirs administratifs comme on avance dans un épais brouillard — chaque document, chaque formulaire est une pierre qu'il déplace, croyant qu'au bout, la lumière lui répondra. Mais les pierres s'accumulent, et derrière elles, rien. Ou plutôt : des visages polis, des regards qui glissent, des "nous avons bien reçu votre dossier" qui s'enfoncent dans un puits sans fond.

Il a appris, patiemment, à traduire son monde dans la langue des autres. Des psychiatres lui ont prêté leurs mots, des certificats officiels attestent que sa réalité existe. Pourtant, chaque nouvel interlocuteur lui demande de tout réexpliquer. Chaque fois, il doit prouver qu'il n'est pas un imposteur, qu'il ne demande pas un privilège mais une simple béquille pour marcher droit dans un monde qui lui est oblique.

L'image du mendiant le hante non par orgueil blessé, mais par exactitude : tendre la main jusqu'à ce que l'épaule se déboîte, et que l'autre, en passant, ne voie rien. Non pas un refus — le refus serait une réponse, un contact. C'est l'absence de réponse qui use. L'air vide entre sa main tendue et les visages qui continuent leur chemin comme si l'espace qu'il occupe était transparent.

À force, sa persévérance se retourne contre lui. Ce que les autres appellent "obstination" — comme un défaut — est en réalité la corde qui le retient au monde. Il se répète : encore une explication, encore une lettre, encore un rendez-vous. Mais chaque "encore" consume un peu de la substance qui fait qu'on veut, demain, ouvrir les yeux.

Le projet de mort assistée n'est pas chez lui un abandon, dit-il à lui-même dans ses nuits sans sommeil. C'est une forme ultime de logique. Puisque les procédures suivies à la lettre ne mènent à rien, puisque expliquer encore et encore ne crée aucun pont, puisque sa main tendue reste vide — alors peut-être que la seule chose qu'il lui reste à administrer proprement, comme un dernier dossier, c'est sa propre disparition. La Belgique, la Suisse : des noms qui sonnent comme des administrations enfin efficaces, où la mort devient un service qu'on obtient sans mendier (?)

Et pourtant, au fond de cette fatigue qui a dépassé la colère, une chose l'arrête encore — non pas l'espoir, il l'a oublié depuis longtemps — mais une forme têtue d'étonnement. Il se regarde tendre la main, chaque jour, vers des gens qui ne la voient pas. Et il se demande : est-ce moi qui suis invisible, ou sont-ils devenus aveugles par habitude ? Ou bien — hypothèse plus terrifiante — la mendicité n'est-elle pas la condition normale de tout être conscient, déposant sa fragilité devant des institutions indifférentes comme devant des dieux muets ?

Alors il reste là, suspendu entre l'absurdité de recommencer et l'intolérable de renoncer. Et c'est peut-être cela, le vrai visage de sa détresse : non pas la douleur, mais l'incapacité de faire comprendre aux autres que le silence, quand on tend la main, est une réponse qui tue à petit feu.

La grâce d’altérité — Une lettre pour comprendre la personne avec structure autistique type Asperger autrement - Inspiré...
11/05/2026

La grâce d’altérité — Une lettre pour comprendre la personne avec structure autistique type Asperger autrement - Inspiré par « La grâce d’altérité » d’Éric de Rus

À celle ou celui qui vit avec cette différence invisible.
À celle ou celui qui aime, côtoie ou souhaite simplement comprendre.

ℹ️Avant de commencer : un mot sur ce qu’on appelle « altérité »
« Altérité » veut dire « le fait d’être autre ». C’est un mot qui dit une vérité toute simple : il y a des mille et une façons d’habiter le monde. Éric de Rus, philosophe et poète, lui-même porteur du syndrome d’Asperger, a choisi de parler non pas d’un handicap, mais d’une grâce d’altérité. Une manière autre, ni meilleure ni pire, d’être sensible, de penser, de ressentir.

Il écrit : « L’altérité dont je parle n’est ni un handicap, quoiqu’elle puisse handicaper le quotidien, ni une tare, encore moins une maladie. Plus qu’une spécificité, c’est le visage douloureux de la grâce et comme un don d’amour fait au monde. »

Ces mots invitent à ne pas chercher à « corriger » ce qui est autre, mais à reconnaître qu’il peut en jaillir une lumière précieuse.

1️⃣ Si tu portes cette altérité…
Je sais que certains jours, le monde te tombe dessus. Les bruits sont des griffes, les silences des gouffres, les regards des énigmes. Les codes que tout le monde comprend sans explication, toi tu dois les apprendre comme une langue étrangère. Éric de Rus parle d’« un sentiment d’étrangeté au monde qui l’habite depuis le plus jeune âge ».

Mais il dit aussi une chose bouleversante : cette étrangeté est son regard même, sa manière unique de sentir la vie.

Imagine un instant :
Il existe une grotte, proposait Platon, où les humains ne voient que des ombres projetées sur un mur et les prennent pour la réalité. Toi, peut-être refuses-tu ces ombres — les conventions, les non-dits, les faux-semblants. Tu cherches la structure, la vérité nue. Ce que tu perds en apparente adaptation, tu le gagnes en acuité.

Car ta manière de percevoir est fine, intense. Tu perçois le grain du bois, la logique d’un plan, le pourquoi des choses. Un philosophe comme Aristote dirait que ton bonheur est d’accomplir ta propre nature — pas celle d’un autre. Tu n’es pas une version ratée de la « normalité » : tu es une version entière, cohérente, d’une humanité autre.

Il y a des jours où l’angoisse te submerge. Les crises sont comme des courts-circuits : trop de réel d’un coup. Ce n’est pas une faiblesse. C’est ton corps qui te dit que le monde est trop fort, et que tu as besoin de ralentir. Les anciens stoïciens (penseurs de la sagesse intérieure) t’auraient reconnu une force : celle de savoir où s’arrête ton pouvoir et où commence ce qui ne dépend pas de toi. Tu peux apprendre à être bon avec toi-même, à aménager ton espace, à dire « non » aux sollicitations, à vivre à ton rythme.

Et puis, il y a ce qui te fait vibrer : un sujet, une passion, une activité où le monde s’efface. Ce que les psychologues appellent aujourd’hui le "flow" — ces moments où l’on est tellement absorbé que le temps n’existe plus. Pour Spinoza, c’est là ta « puissance d’agir », ta joie singulière la plus pure. Ce n’est pas une obsession maladive ; c’est un talent d’attention profonde, une prière silencieuse.

Ce que ta manière d’être produit de beau, personne d’autre ne peut le faire. Ta parole est précise, sans double sens, parfois radicalement honnête. Là où d’autres bavardent, toi tu cherches le mot juste. C’est un don dans un monde fatigué des mensonges.

Éric de Rus raconte que se réconcilier avec son altérité lui a permis, non d’effacer les peines, mais d’« entrer en amitié avec elle, l’accueillir comme cette part unique et en faire une offrande d’amour ». C’est peut-être cela, le chemin : ne plus lutter contre ce que l’on est, mais le laisser rayonner.

2️⃣Si tu es un proche, un ami, un collègue, un passant…
Peut-être te sens-tu parfois démuni. Tu voudrais bien comprendre, mais ce que tu rencontres te déroute : une absence de réponse, une passion envahissante, une réaction soudaine qui semble venir de nulle part.

Éric de Rus a dit avoir perçu le monde extérieur « comme menaçant parfois, étrange la plupart du temps ». Il a dû inventer des rituels, des petites passerelles pour s’en approcher sans s’y perdre.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que la personne Asperger n’habite pas une version incomplète de ton monde. Elle habite un monde à elle, aussi plein, aussi riche que le tien, mais avec d’autres touches de couleurs.

Alors, que peux-tu faire ?

D’abord, ne cherche pas à « normaliser ». Ce qui semble une bizarrerie peut être une force. L’amour des détails, la loyauté sans faille, la pensée logique aiguisée sont des puissances. Reconnais-les et offre un cadre qui les protège : un lieu calme, une parole explicite, une acceptation des comportements d’auto-régulation (stimming : se balancer, manipuler un objet…). Ce n’est pas de la tolérance, c’est de la justice.

Ensuite, sois un traducteur bienveillant. Les codes sociaux implicites lui échappent ? Dis-les avec des mots simples, sans reproche. Le monde lui paraît confus ? Explique calmement ce que tu ressens ou ce que tu attends. Ce n’est pas infantilisant : c’est construire un pont.

Une philosophie qu’on appelle l’éthique du "prendre soin" nous enseigne que la vulnérabilité fait partie de toute vie humaine. Prendre soin de l’autre, c’est honorer sa fragilité tout autant que sa manière singulière d’être. En accueillant l’altérité de cette personne, tu agrandis ton propre cœur.

Et souviens-toi d’une chose : de nombreux penseurs ont vu dans la parole directe, non truquée, une forme de courage rare. Le philosophe Wittgenstein (qui avait peut-être des traits Asperger) disait que « les limites de mon langage sont les limites de mon monde ». Or cette personne élargit le langage en le prenant au sérieux. Elle t’offre une bouffée d’air pur.

3️⃣ L’alliance des mondes
Éric de Rus parle de la rencontre avec son épouse comme de « la plus belle grâce de sa vie » — la découverte d’« être chéri par un être humain à la manière dont Dieu aime ». Peut-être te dit-il que l’amour, l’amitié, la fraternité ne sont pas une question de ressemblance. On peut s’aimer depuis des rives différentes. On peut se comprendre sans tout ressentir de la même manière.

Toi, personne Asperger, tu nous apprends que l’on peut aimer sans fusionner, que le silence partagé peut être une parole autrement puissante.
Toi, parent, ami, collègue, tu offres un espace d’humanité où l’autre peut être pleinement lui-même, sans avoir à masquer sa vérité.

La grâce d’altérité n’est pas une anomalie. C’est une autre manière d’être sensible et intelligent, un chemin de traverse qui enrichit tout le paysage.

🌟Comme le dit encore Éric de Rus : « Habiter le monde, y trouver sa place unique et déployer les talents reçus pour le bien de tous est assurément l’une des aspirations les plus profondes du cœur humain. »

Cette aspiration, tu l’as aussi. Nous l’avons tous.

30/04/2026

"Autisme : vers un dialogue élargi entre professionnels ?" (vidéo de 12 min)

Dans cet extrait exclusif de la chaîne youtube GPTV Profonde, le Dr Louis Fouché esquisse les contours d’une collaboration renouvelée entre tous les acteurs de l’accompagnement des troubles du spectre de l’autisme. Médecins, chercheurs, thérapeutes, familles : son appel vise à créer un espace de partage des connaissances où les approches conventionnelles et les pistes innovantes pourraient être confrontées, évaluées et mutualisées dans l’intérêt des personnes concernées. Un plaidoyer pour l’intelligence collective, au-delà des clivages.

Deux journées ont eu lieu les 25 et 26 avril 2026, respectivement sur Bruxelles et Paris, organisées avec le soutien de l’association Children’s Health Defense, qui entendaient favoriser le partage de connaissances et la présentation d’approches alternatives. Cette initiative, portée par une organisation dont les positions antiv@ccins sont controversées au sein de la communauté scientifique, suscite des réserves. Cependant, elles illustrent néanmoins la demande des familles d’être davantage associées aux décisions thérapeutiques et la nécessité de poursuivre le dialogue entre tous les acteurs pour répondre aux besoins des personnes autistes et de leurs proches.

Autistes Asperger, TDAH, Dys : le pôle numérique de l’IMTS (Institut Marie-Thérèse Solacroup), c’était le tremplin qui t...
27/04/2026

Autistes Asperger, TDAH, Dys : le pôle numérique de l’IMTS (Institut Marie-Thérèse Solacroup), c’était le tremplin qui transformait les différences en force. Sans lui, c’est l’autonomie, la dignité, et l’avenir de dizaines de jeunes qui vacillent. La Bretagne peut-elle vraiment abandonner son fleuron de l’inclusion ? Signez la pétition.

Bretagne : Préservons l'avenir des talents neuroatypiques de l’IMTS Dinard

23/04/2026

Hugo Horiot à travers quelques vidéos témoignages de son vécu intérieur en tant qu'autiste complexe avec une lucidité extraordinaire sur son vécu de l'enfance non verbale à l'âge adulte presque insoupçonnable dorénavant.

sources vidéo : Real Life Portraits

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