30/09/2026
Brest-Guipavas- Le projet de stade du Froutven à Maner Kozh est prévu depuis 25 ans explique Mr Stéphane Roudaut, maire de Brest et président de Brest-Métropole alors non le logiciel politique n’a pas vraiment changé quand il n’y a pas de remise en question.
Pourtant depuis, il y a énormément d’autres choses qui ont changé en quelques mois et c’est pour cela aussi que dans toute la France de nombreux citoyens ont manifesté le samedi 26 septembre pour le climat et l’environnement. Les faits ?
- Six canicules cette année et hier 29 septembre 2026, il faisait 25° Celsius à Brest
- Nous sommes en crise sécheresse dans toute la Bretagne. Nous atteignons des seuils critiques de niveau d’eau. A Commana, la commune demande l’arrêt de l’entreprise de bouteilles d’eau apprend-on dans un article du 28 septembre du Télégramme.
- L’implantation du projet de stade est sur le périmètre de protection éloigné de la réserve d’eau de Goarem Vors qui alimente 20 % de l’eau des Brestois. Mais l’alimentation de cette réserve provient du bassin versant et de la source qui sont adjacents au projet ce qui impliquera obligatoirement une dégradation en quantité et en qualité de cette eau qui nous est vitale.
- La production agricole est en chute libre de 8 à 100 % suivant les cultures et les lieux (haricot vert, petits pois, carotte, brocoli, betterave, pomme de terre, maïs, blé) et le coût des engrais azotés grimpe en raison de la chaleur et de l’évapotranspiration des sols
- Les hausses de l’alimentation ne sont actuellement que partiellement répercutées puisque les prix d’achat des centrales ont été négociés avant les canicules. Ce sera au printemps qu’il faudra répercuter la rareté des produits et prendre en compte l’augmentation des emballages plastiques.
- Il y a 25 ans nous ne pouvions pas savoir qu’il y aurait une guerre en Ukraine et que le blocage du détroit d’Ormuz impacterait à ce point les cours du pétrole et que l’augmentation de la température serait si brutale
- Depuis juin 2023, aucune nouvelle estimation du coût du projet n’a été faite. Pourtant nous savons tous que les prix des matériaux ont considérablement augmentés et que les coûts de la logistique avec un gazole à 2,40 €/l aussi.
Le coût du projet reste à 106,5 M€ et à 123 M€ en incluant les infrastructures, l’aménagement, l’avant-gare de tramway, l’acquisition foncière
Les empereurs Romains employaient la méthode du jeu et du pain pour satisfaire la foule. Les porteurs du projet qui cherchent de l’argent et la mairie de Brest ne pourront pas grand-chose face à la flambée des prix.
Sous prétexte de proposer des jeux-business, la biodiversité pourtant protègée par la loi serait une fois de plus soumise. Les associations comme le GNSA, CPVF, AVES s’opposent avec le bon sens de ceux qui ne sont pas guidés par un intérêt financier.
Si le projet de stade se faisait sur le polder du port de commerce, il n’y aurait probablement pas d’opposition des associations environnementales ni des riverains qui luttent aussi contre ce projet hors de temps et contre la 6 ième extinction de masse.
Pour que la démocratie se joue, il faudrait Mr Roudaut qu’un référendum soit proposé et que les tenants et aboutissants soient clairement exposés et compris par les citoyens.
Il y a aussi la parole des scientifiques comme Emma Haziza (Hydrologue), Serge Zaka (Agro-climatologue) qu’il faudrait écouter et pas que celles des technico-solutionnistes qui ne permettent pas de prendre en compte l’urgence environnementale.
NOUS DEMANDONS A MINIMA QU’UN REFERUNDUM SOIT PROPOSE A LA POPULATION BRESTOISE QUI FINANCE 10 M€ RIEN QUE POUR LA CONSTRUCTION SANS PARLER DES AMENAGEMENTS.
Pour corriger la situation juridique erronée qui est indiquée dans la presse, il y a deux recours qui seront à juger sur le fond et pas seulement un seul :
- le Permis de Construire. Le référé contre le PC avait été rejeté le 24 juillet par le Tribunal Administratif mais il ne s’agissait que d’une joute judiciaire qui obère en rien la suite
- l’Arrêté de Destruction d’Espèces Protégées, c’est à dire le droit de tuer au nom de l’espèce humaine, du 07 avril 2026 substitué à l’arrêté du 23 juin 2025 qui avait par sa légèreté montré le manque de sérieux des porteurs de projet qui n’ont que faire de l’environnement pourvu que l’argent rentre.
CpvfGroupe National de Surveillance des ArbresThomas BrailPierrot PantelFORCE 5 AssociationASPAS - Association pour la protection des animaux sauvages