30/03/2026
‼️ Quand les associations de solidarité étouffent, les plus fragiles paient
Chaque jour, les équipes du Relais accueillent, hébergent et accompagnent des centaines personnes en situation de grande précarité : rupture, isolement, parfois la rue.
Aujourd’hui, la situation devient intenable.
✂️ Depuis 5 ans, Le Relais subit un effet ciseaux brutal.
Les charges augmentent :
• +34 % de masse salariale en 5 ans, avec la revalorisation du SMIC et la prime Ségur (nécessaires, mais partiellement compensées),
• +12 % de loyers, indexés sur l’IRL,
• +27 % de coûts de l’énergie.
Les financements publics baissent : s’ils ne sont pas supprimés, ils sont le plus souvent reconduits à l’identique, sourds et aveugles à l’inflation.
Résultat :
👉 cette année, Le Relais a dû réduire ses actions
👉 pire, l'association a été contrainte de licencier, économiquement
Des décisions ultimes, lourdes et douloureuses.
Rien d'abstrait, aucune recherche "d'optimisation"... : concrètement, ce sont des places d’hébergement et des heures d’accompagnement en moins, pour des personnes qui en ont besoin.
Ce sont des parcours qui vont s'interrompre, des situations qui vont se dégrader, des personnes qui vont rester sans solution, sans toit.
Ce sont des salariés investis qui perdent leur emploi.
😯Et pourtant, ces efforts (sacrifices) ne suffiront pas.
À l’horizon 2026, de nouvelles hausses de charges s’annoncent, notamment avec l’harmonisation des conventions collectives du secteur social. Cette avancée sociale se fait sans financements pérennes en face.
il faut être clair :
✅ nous avons déjà réduit,
✅ nous avons déjà restructuré,
✅ nous avons déjà licencié.
Aller plus loin, ce serait accepter la disparition pure et simple de missions essentielles.
Derrière les lignes budgétaires, il y a des réalités humaines.
Les associations de solidarité n’ont rien d'accessoire.
Elles n'ont jamais été aussi nécessaires.
Et elles n’ont jamais été aussi proches de l’asphyxie.
Ne pas agir, c’est accepter que demain, encore plus de personnes basculent dans la précarité.
C’est affaiblir volontairement et durablement le lien social et la cohésion de nos territoires.
👉 Les associations ne demandent pas des privilèges.
👉 Elles demandent les moyens réels de remplir les missions que la société leur confie.