01/06/2026
À Gaza, il faut aussi réparer les blessures invisibles
Reportage. Sept mois après qu'un cessez-le-feu fragile a été mis en place dans la bande de Gaza, la population palestinienne continue à y vivre dans des conditions dramatiques. L'aide humanitaire pénètre de manière très insuffisante sur le territoire et les biens de première nécessité demeurent des denrées rares.
Les attaques se poursuivent néanmoins et, depuis le 10 octobre 2025, date de ce cessez-le-feu, plus de 800 Palestiniens ont succombé à une mort violente. Les privations quotidiennes, le manque total de perspectives, les pertes, les deuils et les déracinements sont ravageurs pour la santé mentale des Gazaouis.
Surmonter les traumatismes
Sur le terrain, les équipes de soignants de notre partenaire historique, PMRS (le Secours médical palestinien) poursuivent, avec opiniâtreté, leur travail d'accès aux soins de santé de la population. Et lui prodiguent donc, aux côtés des soins primaires et d'urgence, un soutien psychologique. Les parents souffrent de ne pas pouvoir offrir à leurs enfants des conditions de vie digne ; quant aux petits Gazaouis, ils ont vu et vécu ce qu'aucun enfant ne devrait avoir vu ou vécu.
Face à ces souffrances, les psychologues de PMRS déploient tout un panel d'activités de soutien psychosocial. Dans la ville de Gaza, Saba est une des psychologues du Secours médical palestinien. Au sein de la clinique Tel Al-Hawa, elle accompagne chaque jour des mères et des enfants à surmonter leurs traumatismes. A Gaza, tout est à reconstruire, y compris les esprits.
Dans la bande de Gaza que les bombardements ont transformée en amas de ruines, PMRS – le Secours médical palestinien, partenaire du Secours populaire depuis la fin des années 70 – continue de prodiguer des soins à la population. Dans le quartier Tel Al-Hawa de la ville de Gaza, les soignants...