L'Homme et l'Environnement

L'Homme et l'Environnement ONG pionnière d'une conservation participative, humaine et durable 🌱.

Fondée en 1993, L'Homme et l'Environnement est une organisation non gouvernementale engagée dans la conservation de la biodiversité et le développement durable des communautés locales. Nos programmes associent protection des écosystèmes, préservation des savoirs traditionnels et création de filières économiques responsables, au service d'un équilibre durable entre l'Homme et la nature.

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Founde

d in 1993, L'Homme et l'Environnement is a non-governmental organization committed to biodiversity conservation and the sustainable development of local communities. Our programs combine ecosystem protection, preservation of traditional knowledge, and the creation of responsible economic value chains, working toward a lasting balance between people and nature.

25/05/2026
   Ce matin-là, l'eau leur a tout appris.Le 21 mars 2026, dans la commune de Pô, au sud du Burkina Faso, cinquante élève...
22/05/2026




Ce matin-là, l'eau leur a tout appris.

Le 21 mars 2026, dans la commune de Pô, au sud du Burkina Faso, cinquante élèves du primaire ont grimpé dans un véhicule à l'aube. Trente filles, vingt garçons, entre neuf et onze ans. Direction Tiébélé, et ses berges que la plupart n'avaient jamais vraiment regardées.

Le barrage construit en 1983 les attendait, immense et silencieux sous le soleil du matin. Dès l'arrivée, l'équipe de GA MO WIGNA, un agent des Eaux et Forêts et le guide Pierre POADIAGUE se sont placés au milieu des enfants pour commencer à raconter. Pas un cours magistral, pas une leçon récitée depuis un tableau noir. Une conversation debout, en plein air, au bord de l'eau, avec des visages qui écoutent et des mains qui pointent vers l'horizon du lac.

Les enfants ont marché le long des rives, observé l'étendue de l'eau, senti sous leurs pieds la terre des berges du barrage de Tiébélé. Ils ont compris peu à peu ce que cette digue représente pour toute une région : plus de 165 familles dans la coopérative Nimaro-Zena, 35 hectares de riziculture en saison humide, 50 hectares de maraîchage en saison sèche, et des pêcheurs qui vivent de ce que l'eau veut bien donner.

Un peu plus loin, ils se sont arrêtés devant un canal d'irrigation. Un simple canal, tracé dans la terre, qui conduit l'eau là où elle doit aller, champ après champ. Pour beaucoup d'entre eux, c'était la première fois qu'ils voyaient d'aussi près comment l'eau voyage, comment elle est guidée, disciplinée, distribuée. Comment une communauté entière peut organiser sa survie autour d'un filet d'eau bien orienté.

Ils ont rencontré un pêcheur qui leur a montré sa prise du matin et expliqué son quotidien. Ils ont échangé avec monsieur OUSSALE, président de la coopérative de pisciculture, qui a répondu à leurs questions avec la patience de quelqu'un qui sait que l'avenir se joue là, dans ces regards d'enfants qui commencent à comprendre que l'eau n'est pas infinie.

Car le barrage, lui aussi, est fragile. Les engins de chantier présents ce jour-là le rappelaient : chaque année, les sédiments réduisent sa capacité. L'ensablement avance. Et si personne ne comprend, si personne n'agit, l'eau recule. Cette leçon-là, les enfants l'ont reçue debout, au bord de l'eau, avec le soleil dans les yeux.
Une pause casse-croûte sur les berges, quelques questions encore, et déjà l'heure de repartir vers la cour royale pour l'après-midi. Mais quelque chose avait changé en eux. Ils avaient vu leur territoire autrement, non plus comme un décor, mais comme un bien commun à comprendre, à défendre, à transmettre.

Ce voyage éducatif a été organisé par l'association GA MO WIGNA en partenariat avec L'Homme et l'Environnement France, dans le cadre du projet Net Positive Impact pour les communautés riveraines du corridor Pô-Nazinga-Sissili.

18/05/2026

Nous avons hésité avant de publier cette vidéo. Elle a été filmée de loin, on ne voit pas l'horrible accident, mais elle montre ce qui se passe quand on oublie qu'un éléphant est un animal sauvage, pas un décor de vacances.

Le 17 mai 2026, au camp de Dubare en Inde, une femme de 33 ans a perdu la vie pendant une séance de bain avec des éléphants captifs. Une activité vendue comme une expérience magique, proposée à des milliers de touristes chaque année. Une activité qui repose sur quelque chose que personne ne montre dans les catalogues de voyage.

En Inde, des éléphants sont capturés très jeunes, séparés de leur mère, et conditionnés par des méthodes brutales pour obéir aux humains. Une fois domptés, leur vie entière est organisée autour d’une seule chose: servir. Ils transportent, ils posent, ils obéissent. Ils travaillent sous la chaleur, sans repos suffisant, souvent malnutris, souvent blessés. Ils vieillissent vite. Beaucoup meurent jeunes, épuisés par des années de service forcé. Et dans leur épuisement, parfois, ils craquent. Comme ce jour-là, à Dubare.

Nous avons choisi de vous montrer cette vidéo parce que la cruauté animale ne disparaît pas quand on ferme les yeux. Parce que cette femme mérite mieux qu’un fait divers oublié. Et parce que derrière sa mort, il y a la souffrance silencieuse d’animaux que personne ne défend assez fort.

Au Burkina Faso, nous faisons le choix inverse. Avec les communautés locales de la région de Nahouri, nous protégeons les éléphants libres dans leurs corridors naturels. Ici, personne ne les dompte. Personne ne les loue. Les villageois les connaissent, les respectent, et savent que leur présence est une richesse vivante, pas une attraction.

C’est ça que nous voulons défendre. C’est ça que votre soutien rend possible.

Il suffit parfois de deux jours, d'un stand bien placé et de quelques crayons de couleur pour que des milliers de kilomè...
15/05/2026

Il suffit parfois de deux jours, d'un stand bien placé et de quelques crayons de couleur pour que des milliers de kilomètres disparaissent. Les 24 et 25 avril 2026, L'Homme et l'Environnement était présent aux Journées Malgaches du Zoo de Mulhouse, aux côtés de Séverine, Soraia et Salomé (nos superbes bénévoles), pour faire vivre, en plein cœur de l'Alsace, la réalité de nos actions de terrain à Madagascar.

Ce rendez-vous, devenu un événement incontournable pour la diaspora malgache en France mais aussi pour les familles curieuses et les visiteurs de passage, a été l'occasion de rappeler que la conservation de la biodiversité n'est pas une affaire lointaine et abstraite. Elle se raconte, elle se partage, elle se colorie.

La fréquentation a été belle, jeune, familiale. Des enfants tirés par la main de leurs parents, des membres de la diaspora malgache visiblement émus de retrouver quelque chose de leur île, des visiteurs qui s'arrêtaient d'abord par hasard, attirés par les couleurs, par une image, par une question posée à voix haute, et qui repartaient avec des étoiles dans les yeux et quelques questions en tête. C'est exactement ce que nous cherchons: transformer la curiosité en conscience.

Les coloriages mandalas ont, une fois de plus, fait leur preuve. Pendant que les enfants s'absorbaient dans leurs dessins aux motifs inspirés de la faune et de la flore malgaches, les adultes s'arrêtaient, engageaient la conversation, posaient des questions sur Vohimana, sur les lémuriens, sur les femmes qui cultivent et transmettent. Ce support d'animation en apparence simple est en réalité un formidable outil de médiation: il crée du temps, et le temps crée de la connexion.

Ce qui a peut-être le plus marqué ce weekend, c'est la richesse des rencontres. Sur le stand d'en face, quelle surprise de découvrir un poster entièrement dédié aux caméléons de Vohimana! comme un clin d'œil de l'île à ceux qui la défendent depuis si longtemps. Ces coïncidences ne sont jamais tout à fait des coïncidences: elles révèlent un écosystème d'acteurs engagés qui, peu à peu, se reconnaissent et se trouvent.

Parmi ces acteurs, Gilles, passionné d'orchidées sauvages, Roland, gardien des jeux traditionnels malagasy, Benjamin et Marc, porteurs d'un projet autour des caméléons, et les équipes du zoo de Mulhouse, déjà impliquées dans des dispositifs d'animation autour des tortues. Ensemble, ces rencontres ouvrent la porte à un projet que nous portons avec enthousiasme : l'exposition Alerte Rouge, une initiative collaborative pour alerter sur les espèces et les écosystèmes en danger, à travers un regard à la fois scientifique, artistique et humain. Les discussions ont été fructueuses, les envies convergentes. La suite s'annonce prometteuse.

Plusieurs visiteurs ont également exprimé leur intérêt pour des séjours solidaires à Madagascar, une demande qui confirme l'attrait croissant pour un écotourisme de sens, où l'on ne vient pas seulement observer, mais contribuer.

La direction du Zoo de Mulhouse l'a d'ailleurs bien compris : engagée, attentive, elle nous a d'ores et déjà fait part de son souhait de collaborer plus étroitement pour les prochaines éditions. C'est une reconnaissance qui nous touche et qui ouvre des perspectives concrètes pour développer notre présence dans cet espace de sensibilisation unique, où la faune et la flore du monde entier croisent le regard d'un public populaire et bienveillance.

Ce que nous retenons avant tout de ces deux jours, c'est cette sensation partagée par toute l'équipe présente : pour un instant, Madagascar n'était plus à des milliers de kilomètres. Elle était là, dans les mains des enfants qui colorient un caméléon, dans les yeux des membres de la diaspora qui retrouvent un peu de leur histoire, dans les conversations entre passionnés qui imaginent ensemble comment faire mieux, comment faire plus, comment faire durer.

C'est pour cela que L'Homme et l'Environnement continue de sillonner la France — pour rappeler que la conservation commence aussi ici, dans nos imaginaires, dans nos engagements quotidiens, dans la manière dont nous choisissons de comprendre le monde et d'agir sur lui.

12/05/2026

Il y a des matins où l'on réalise que ce que l'on construit, patiemment, loin des projecteurs, commence à résonner bien au-delà de ce qu'on imaginait.

Le 21 mai prochain, à New York, lors du Sustainable Cosmetics Summit North America, la directrice de Wildlife Friendly, Christine Lippai, prendra la parole devant les acteurs mondiaux de la cosmétique durable. Et parmi les modèles qu'elle choisit de mettre en lumière: Aroma Forest, et le travail que nous menons ensemble depuis des années en Madagascar.

Ce n'est pas un hasard. C'est l'aboutissement d'un chemin long, exigeant, parfois invisible, celui d'une conviction portée depuis plus de quinze ans: que la commercialisation éthique des ressources naturelles peut être un levier puissant de conservation, à condition de placer les communautés et la faune sauvage au cœur du modèle.

Aroma Forest a été la première entreprise exportatrice d'huiles essentielles à intégrer l'UEBT en 2009, puis la première certifiée Wildlife Friendly en 2014. Ces reconnaissances ne sont pas des récompenses. Ce sont des engagements, vérifiés, mesurés, renouvelés sur le terrain. Derrière chaque flacon d'huile essentielle de Saro, de Ravintsara ou de Gingembre frais, il y a des femmes, des forêts, des espèces au bord du gouffre; le Sifaka de Coquerel, l'Indri indri, le propithèque à diadème, qui trouvent dans ces filières une raison concrète de survivre.

À l'heure où les solutions fondées sur la nature sont sur toutes les lèvres des directions , cette distinction entre les programmes n'a jamais été aussi importante. Inclure la faune sauvage dans une démarche économique, ce n'est pas une option parmi d'autres. C'est ce qui fait la différence entre un impact réel et un impact affiché.

Nous sommes fiers que ce travail de terrain, ancré dans des réalités complexes et des engagements de long terme, soit partagé aujourd'hui sur la scène internationale. Parce que les choses bougent... et parce que chaque entreprise qui choisit d'aller plus loin contribue à ce mouvement.

08/05/2026

Il y a des vocations qui naissent dans les pages d'un livre d'images, dans le regard posé sur un insecte inconnu, dans la découverte, dans une question posée à voix haute par un enfant à qui personne ne s'attendait à devoir répondre. Olivier Behra avait ce feu-là. Cette curiosité débordante pour le vivant, ce besoin viscéral de comprendre, de protéger, de transmettre. Ce qui était une passion est devenu une vie entière consacrée à la biodiversité. Il est, à sa manière, un Indiana Jones du monde vivant. Et il n'est pas le seul.

Le 22 mai prochain, nous fêterons la Journée internationale de la biodiversité et nous vous invitons. A vous, nous arrêter, et à regarder ce que nous avons. À mesurer ce que nous sommes en train de perdre. Mais aussi, et c'est là l'essentiel, à reconnaître ceux qui agissent, souvent dans l'ombre, souvent sans salaire, toujours avec conviction.

Au Burkina Faso, dans la région de Nahouri, les éléphants empruntent encore un corridor entre Kollo et Pô. Un passage fragile, disputé, que des hommes et des femmes s'évertuent à préserver avec des moyens modestes mais une détermination sans faille. Ce ne sont pas des grandes puissances financières qui font tenir ce corridor. Ce sont des bénévoles. Des équipes locales. Des volontaires qui donnent de leur temps, de leur énergie, parfois de leur sécurité, parce qu'ils ont compris que la biodiversité n'attend pas. Autrefois des enfants devenus adultes a qui l'on a enseigné que nous ne sommes rien dans la nature.

Derrière chaque réserve protégée, derrière chaque cartographie de terrain réalisée à pied dans la chaleur ou la pluie, derrière chaque atelier de sensibilisation mené dans un village où la question d'un enfant a tout changé, il y a une histoire personnelle.

Celle d'un adulte qui, un jour, a été cet enfant-là. Qui a regardé un animal, touché une feuille, entendu quelque chose dans le silence d'une forêt, et n'a plus jamais tout à fait oublié. Ce n'est pas un hasard s'il est là aujourd'hui. C'est un choix, fait dans la durée, souvent sans fanfare, parfois au prix de bien d'autres chemins possibles. Ce choix mérite d'être vu. Il mérite d'être célébré. Et il mérite, plus que jamais, d'être soutenu.

Soutenir une association comme L'Homme et l'Environnement, c'est plus qu'un geste généreux. C'est un acte concret qui se traduit en actions mesurables sur le terrain: une mare protégée, une espèce suivie, un enfant qui apprend à nommer les arbres de sa forêt. Chaque don, même modeste, permet à ces équipes de continuer à travailler là où la biodiversité en a le plus besoin. Et dans un contexte budgétaire souvent contraint, chaque contribution compte doublement.

Mais ce qui nous touche peut-être le plus profondément aujourd'hui, c'est l'idée de l'enfant. Cet enfant qui, quelque part, observe une grenouille au bord d'un ruisseau, ou qui pose la main sur un tronc d'arbre en se demandant combien d'années il a traversées. Cet enfant qui, s'il rencontre les bonnes personnes, les bonnes histoires, les bons exemples, pourrait décider un jour de consacrer sa vie à protéger ce qu'il a appris à aimer.

La sensibilisation à la biodiversité dès le plus jeune âge n'est pas un luxe pédagogique. C'est un investissement dans l'avenir du vivant. Les enfants qui grandissent en connaissant les noms des espèces qui les entourent, qui comprennent les équilibres fragiles des écosystèmes, qui voient dans la nature quelque chose qui leur appartient et qu'ils ont le devoir de transmettre, ces enfants-là deviennent des adultes différents. Des adultes qui votent autrement, qui consomment autrement, qui s'engagent.

Peut-être deviendront-ils scientifiques de terrain, comme Olivier. Peut-être bénévoles le week-end, formateurs dans leur commune, ou simplement parents attentifs qui emmènent leurs enfants observer les oiseaux le dimanche matin. Chaque chemin compte. Chaque prise de conscience est une victoire pour la biodiversité.

Alors, nous vous invitons à faire quelque chose. Parler de biodiversité autour de vous, avec vos enfants, vos collègues, vos amis. Faire un don à une association qui agit concrètement sur le terrain. Proposer vos compétences en bénévolat la communication, la comptabilité, la photographie, la traduction sont autant de talents précieux pour des organisations comme la nôtre. Et si vous représentez une entreprise engagée dans une démarche RSE, découvrez notre programme Net Positive Impact: une façon structurée et transparente d'ancrer votre engagement dans des projets à impact mesurable.

La biodiversité n'est pas un sujet lointain. Elle est là, maintenant, sous nos pieds et au-dessus de nos têtes. Et elle a besoin de vous.

Vendredi dernier, c'était la Fête du Travail.Chaque 1er mai, on célèbre ça... le travail. Sa dignité, sa valeur, ses con...
05/05/2026

Vendredi dernier, c'était la Fête du Travail.

Chaque 1er mai, on célèbre ça... le travail. Sa dignité, sa valeur, ses conquêtes. Mais dans les discours officiels comme dans les médias, une réalité reste souvent invisible: celle de millions de femmes et d'hommes qui travaillent chaque jour à la préservation du vivant, sans contrat formel, sans reconnaissance institutionnelle, sans ligne dans les statistiques de l'emploi.Ils sont apiculteurs et gardiennes de forêt, collectrices de karité et écogardes, tisserands de savoirs ancestraux et constructeurs de corridors pour les éléphants.

Ils exercent ce que les économistes commencent timidement à appeler des "emplois verts"... et ce que les communautés, elles, ont toujours simplement appelé leur vie. En ce 1er mai, L'Homme et l'Environnement choisit de les mettre au centre.

L'emploi vert, de quoi parle-t-on vraiment ??
L'expression est à la mode dans les rapports de développement durable et les engagements des grandes entreprises. Mais derrière le concept, il y a des visages, des gestes, des territoires. Un emploi vert, au sens le plus concret du terme, c'est un emploi qui contribue à réduire l'impact environnemental d'une activité humaine, ou mieux encore, qui restaure et renforce les écosystèmes dont dépend la vie.

L'Organisation Internationale du Travail estime que la transition écologique mondiale pourrait générer près de 24 millions d'emplois nets d'ici 2030, à condition que cette transition se construise avec les populations locales, et non simplement à côté d'elles. C'est précisément là que se joue l'essentiel. Car l'emploi vert ne peut pas être une importation. Il ne peut pas arriver dans des mallettes de consultants ou dans des projets pilotes déconnectés des réalités locales. Il naît des territoires, des pratiques transmises de génération en génération, des femmes qui connaissent chaque arbre de leur forêt, des hommes qui lisent les déplacements des éléphants comme d'autres lisent une carte.Au Burkina Faso: travailler avec les éléphants, pas contre eux...

Dans la région du Nahouri, au sud du Burkina, une réalité s'impose depuis des décennies: les éléphants et les communautés humaines partagent les mêmes terres. Cette cohabitation est souvent présentée comme un conflit. Elle est en réalité une opportunité, à condition de la penser autrement! Nous travaillons depuis de nombreuses années sur la sécurisation du corridor écologique, ce couloir vital qui permet aux éléphants de se déplacer, de maintenir la diversité génétique de leur population, et d'assurer l'équilibre de tout un écosystème. Mais ce travail de conservation ne se fait pas depuis un bureau. Il repose sur les épaules de femmes et d'hommes du territoire, formés à la surveillance, à la médiation, à la collecte de données naturalistes. Avec des moyens modestes, ces acteurs locaux accomplissent ce que des dispositifs coûteux peinent parfois à atteindre: la confiance. Parce qu'ils parlent la langue, parce qu'ils connaissent les familles, parce qu'ils vivent eux-mêmes les tensions entre champs agricoles et passages d'éléphants. Leur travail est un emploi vert dans toute son acception la plus noble, un emploi au service du vivant, ancré dans une réalité quotidienne, porteur d'un sens que peu de fiches de poste savent capturer.

Célébrer le travail en 2026, c'est aussi interroger ce que nous voulons que "travailler" signifie demain. Est-ce produire plus, plus vite, au moindre coût environnemental apparent ? Ou est-ce contribuer à un monde où les forêts existent encore, où les éléphants circulent librement, où les femmes peuvent vivre de leur savoir-faire sans sacrifier leur environnement ?

Adresse

4 Rue Du 3ème Spahis Marocains BOURBACH LE BAS/
Bourbach-le-Bas
68290

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