16/06/2026
🇮🇶 en - Des cours de premiers secours pour les familles yézidies rescapées du génocide.
Benjamin Blanchard, Directeur général de SOS Chrétiens d'Orient, Antonin Dubois, chef de mission en Irak, et John Dakali, responsable des projets en Irak, visitent le camp de Qadia dans la perspective d’y lancer, dès cet été, un projet de formation aux gestes de premiers secours.
« Sous le soleil du Kurdistan irakien, nous prenons la route vers le camp de Qadia, situé entre Duhok et Zakho. Derrière les alignements de préfabriqués et les rues poussiéreuses vivent encore plus de 8 000 Yézidis, déplacés de la région du Sinjar après le génocide perpétré par Daesh entre 2014 et 2017.
Plus de dix ans après les massacres, beaucoup n’ont jamais pu rentrer chez eux. Les villages ont été détruits, les infrastructures demeurent insuffisantes et l’instabilité sécuritaire continue de freiner les retours. Pour de nombreuses familles, le camp est devenu une résidence de longue durée, bien loin de ce qui devait être une solution provisoire.
C’est dans ce contexte que SOS Chrétiens d’Orient souhaite lancer dès cet été un programme de formation aux gestes de premiers secours. L’objectif est de former environ cinquante habitants du camp, dont vingt-cinq femmes et vingt-cinq hommes, afin qu’ils puissent intervenir rapidement face aux situations d’urgence du quotidien : incendies domestiques, accidents, morsures d’insectes ou malaises médicaux.
Nous sommes accueillis par le responsable de l’une des structures du camp, qui nous présente le travail mené sur place : activités de coloriage avec les enfants, séances de relaxation, accompagnement psychologique pour les femmes survivantes du génocide…
L’une des animatrices du camp, également infirmière, nous décrit ensuite la situation des habitants : beaucoup d’enfants sont nés ici et nombre d’entre eux ont perdu leur père durant le génocide. Malgré tout, la vie continue. Les enfants accourent vers nous, curieux de rencontrer ces visiteurs venus de loin. Certains nous montrent fièrement leurs dessins ; d’autres nous entraînent dans les salles où ils participent à des exercices de relaxation et d’expression.
Au fil des échanges, l’importance du futur projet apparaît clairement. Dans un environnement où l’accès aux secours peut être limité et où les situations d’urgence restent fréquentes, disposer de personnes formées aux premiers gestes peut sauver des vies.
Cet été, les premières sessions de formation débuteront dans ces mêmes locaux. Une action concrète au service d’une communauté qui continue, malgré les épreuves, à reconstruire son avenir. »
❤️Avec 200€, vous soutenez une journée de formation pour 25 femmes du camp. Faites un don : https://jedonne.soschretiensdorient.fr/