25/05/2026
🏛️ Et si 2027 ne se jouait pas sur un programme, mais sur la survie de nos institutions ? Dominique de Villepin nomme ce que beaucoup pressentent sans oser le dire : 2027 ne sera pas une élection comme les autres, parce qu’elle portera sur le sens même de la démocratie et sur l’âme de nos institutions libérales. Trois menaces convergent aujourd’hui.
D’abord, l’illibéralisme du Rassemblement national, qui veut contourner la Constitution et sortir de la CEDH.
Ensuite, le chaos d’une Assemblée fragmentée, livrée depuis deux ans aux égoïsmes partisans.
Enfin, plus insidieux, l’indifférentisme constitutionnel de ceux qui voudraient gouverner par ordonnances au nom de l’efficacité.
À ceux qui pensent qu’une petite dose d’autoritarisme nous guérirait du mal, Dominique de Villepin oppose la méthode gaulliste : non pas une idéologie, mais une discipline du pouvoir faite d’autorité en temps de crise et de retenue par temps calme, où le président se conçoit comme arbitre et non comme chef de camp, et où le référendum demeure un point d’aboutissement, jamais un point de départ.
Car ceux qui promettent de tout résoudre en cent jours par plébiscite préparent en réalité leur propre impuissance, et finiront, pour reprendre la formule, par « se croire de Gaulle et n’être que Coty ».
Une voie existe pourtant pour sortir du chaos politique des deux dernières années comme des vingt années d’affaissement présidentiel dont nous héritons. Elle passe par le rassemblement, l’autorité, la loyauté et le réalisme constitutionnel, et se décline en six étapes claires, un cap assumé et une fidélité revendiquée à l’esprit de 1958.
Comme le rappelait Pierre Mendès France, « l’amour de la démocratie est d’abord un état d’esprit. »
Et vous, pensez-vous que la méthode gaulliste peut encore sortir la France du chaos ? 🇫🇷