Licra Bordeaux & Gironde

Licra Bordeaux & Gironde La Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme est une association laïque, apolitique e

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme est en première ligne dans les combats, la défense des victimes de discriminations et l'éducation citoyenne. Association laïque, elle défend les valeurs républicaines, la licra est sans ambiguïté, universaliste.

⚖️ Antisémitisme à l’université : la justice condamne un harcèlement discriminatoire.En septembre 2025, une étudiante et...
07/06/2026

⚖️ Antisémitisme à l’université : la justice condamne un harcèlement discriminatoire.

En septembre 2025, une étudiante et son amie avaient été exclues d’un groupe Instagram par une autre étudiante en raison de leur supposée judéité et de leur prétendu sionisme.

Par un jugement rendu aujourd’hui, le tribunal correctionnel de Paris a reconnu l’existence d’un harcèlement aggravé par l’antisémitisme, considérant que l’exclusion des victimes avait été motivée uniquement par leur appartenance juive supposée.

L’auteure des faits a été condamnée à 4 mois d’emprisonnement avec sursis, à effectuer un stage au Mémorial de la Shoah ainsi qu’à une interdiction d’entrer en contact avec les victimes.

La LICRA, partie civile dans cette affaire, était représentée par Me Johanna Presvost.

Aucune discrimination, aucune mise à l’écart, aucune haine fondée sur l’origine, la religion ou l’identité supposée ne doit être banalisée. L’espace numérique ne faisant pas exception.

Inauguration du mémorial en hommage aux victimes du génocide des Tutsi au RwandaLe 2 juin 2026, un mémorial national en ...
06/06/2026

Inauguration du mémorial en hommage aux victimes du génocide des Tutsi au Rwanda

Le 2 juin 2026, un mémorial national en hommage aux victimes du génocide des Tutsi au Rwanda a été inauguré à Paris, en présence du Président de la République Emmanuel Macron, du Président rwandais Paul Kagame, ainsi que de nombreuses personnalités engagées dans le travail de mémoire, parmi lesquelles Mario Stasi, Président de la LICRA.
Ce monument inscrit durablement dans l’espace public français la mémoire de l’un des plus grands crimes contre l’humanité de la fin du XXe siècle.

Entre avril et juillet 1994, en seulement cent jours, près d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants furent massacrés parce qu’ils étaient tutsi.

Le génocide des Tutsi fut précédé par des années de propagande, de haine et de déshumanisation. C’est pourquoi le devoir de mémoire demeure essentiel.

Se souvenir, ce n’est pas seulement regarder le passé avec émotion. C’est comprendre les mécanismes qui rendent possible le basculement vers la barbarie et rester vigilants face à la haine.

Aujourd’hui encore, l’antisémitisme connaît une résurgence inquiétante partout dans le monde. Les Juifs sont de nouveau insultés, menacés et désignés comme des cibles, tandis que réapparaissent des discours complotistes et déshumanisants que l’on croyait appartenir au passé.

L’Histoire nous enseigne que cette haine n’est jamais anodine : avant les violences, il y a toujours les mots et la déshumanisation.

Dans un monde marqué par les guerres, les massacres et les fanatismes, cette vigilance est plus nécessaire que jamais.

La mémoire n’a de sens que si elle devient une responsabilité.

À la LICRA, nous poursuivons ce combat : transmettre l’Histoire, éduquer et lutter contre toutes les formes de haine.

Parce qu’aucune société n’est définitivement à l’abri.Parce que le “plus jamais ça” n’est jamais acquis.Et parce que se souvenir n’est pas un acte tourné vers le passé, mais un engagement pour le présent.

Se souvenir, c’est agir.

Sarah Bromberg
Présidente de la LICRA Bordeaux & Gironde

🔴 Joann Sfar : la culture ne cédera jamais face à la haine La LICRA Bordeaux & Gironde rappelle à ceux qui, dans une dér...
28/05/2026

🔴 Joann Sfar : la culture ne cédera jamais face à la haine

La LICRA Bordeaux & Gironde rappelle à ceux qui, dans une dérive aussi inquiétante que grotesque, appellent au boycott de Joann Sfar, qui est cet homme et ce que représente son œuvre.

Joann Sfar est l’une des figures majeures de la bande dessinée contemporaine depuis plus de vingt ans. Auteur, dessinateur, scénariste, romancier et réalisateur, il a construit une œuvre immense, traduite et reconnue bien au-delà des frontières françaises.

Nourri de philosophie, de littérature et de culture juive, son travail interroge la spiritualité, la mémoire, l’identité, la liberté, l’amour, la transmission et les fractures de notre temps. Son œuvre invite à penser, à dialoguer, à douter, à créer.

S’attaquer à Joann Sfar parce qu’il est juif, parce qu’il parle du judaïsme ou parce qu’il refuse la haine, ce n’est pas critiquer un artiste : c’est céder aux vieux réflexes antisémites qui ont toujours voulu faire taire les voix de la culture, de l’intelligence et de la nuance.

Nous rappelons que l’antisémitisme n’est pas une opinion mais un délit puni par la loi. Les appels à la haine, les discriminations, les injures ou les campagnes de stigmatisation visant une personne en raison de son appartenance réelle ou supposée à la religion juive relèvent du droit pénal.

Dans une démocratie, continuer à créer, à dessiner, à écrire et à faire vivre la pensée face à la haine est essentiel. Les artistes, les écrivains et les intellectuels participent au débat public, nourrissent l’esprit critique et permettent à chacun de regarder le monde avec davantage de complexité et d’humanité. Faire taire ces voix par l’intimidation, la peur ou la stigmatisation revient à fragiliser les principes mêmes de liberté et de pluralisme qui fondent notre vie démocratique.

À Joann Sfar, nous voulons dire notre soutien, notre respect et notre reconnaissance.

20/05/2026

⚖️ 𝗟𝗮 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗶𝗰𝗲 𝗿𝗮𝗽𝗽𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹’𝗛𝗶𝘀𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗻𝗲 𝘀𝗲 𝗿𝗲́𝗲́𝗰𝗿𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀

Le président de l’Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain (ADMP), qui avait organisé à Verdun une messe « en hommage au maréchal Pétain », a été condamné à 5 000 euros d’amende pour contestation de crime contre l’humanité.

Il lui était reproché d’avoir affirmé que Pétain aurait « sauvé au moins 700 000 Juifs ».

La LICRA, partie civile dans cette affaire et représentée par Me Julien Bensimhon, se félicite de cette décision de justice.

Ce jugement rappelle que la contestation, la banalisation ou la minoration outrancière de la Shoah ne relèvent pas du débat d’opinion. Elles constituent une atteinte grave à la vérité historique et à la mémoire des victimes.

La LICRA appelle les autorités judiciaires à maintenir une réponse ferme face à toute entreprise de falsification et de réécriture des crimes contre l’humanité

Simplifier les démarches, oui.Créer de l’isolement et de la précarité, non.La dématérialisation des titres de séjour doi...
28/04/2026

Simplifier les démarches, oui.
Créer de l’isolement et de la précarité, non.
La dématérialisation des titres de séjour doit rester au service des personnes.
Pour un service public plus humain.

Un éclairage essentiel à retrouver dans La Tribune Dimanche signé Mario Stasi, Galina Elbaz…

⚫️ Dimanche, jour dédié à la mémoire des victimes et des héros de la déportation, nous avons rendu hommage au Fort du Hâ...
28/04/2026

⚫️ Dimanche, jour dédié à la mémoire des victimes et des héros de la déportation, nous avons rendu hommage au Fort du Hâ, à Bordeaux aux Résistants et Juifs qui y furent détenus avant d’être déportés ou exécutés. Derrière ses murs, des vies ont été brisées par la violence nazie, frappant sans distinction celles et ceux qui incarnaient la dignité humaine et l’esprit de liberté.

Se souvenir, c’est refuser l’oubli, refuser l’indifférence, et affirmer une vigilance sans relâche face à toutes les formes de haine.

À l’heure où les fractures s’exacerbent et où l’antisémitisme persiste, ce devoir de mémoire est aussi un engagement : celui de défendre, avec lucidité et détermination, les principes qui fondent notre République

📍Olivier de Blay de Gaix, membre de notre commission juridique a représenté la LICRA Bordeaux & Gironde lors de la cérém...
28/04/2026

📍Olivier de Blay de Gaix, membre de notre commission juridique a représenté la LICRA Bordeaux & Gironde lors de la cérémonie de ce 26 avril à 9h30, au 40 rue Saint-Rémi à Bordeaux, organisée à l’occasion de la pose d’un pavé de mémoire en hommage à Abraham Latzis.

Né le 13 décembre 1889 à Odessa, réfugié russe de confession juive, il arrive en France en 1919 et s’engage dans la Légion étrangère jusqu’en 1921. En 1942, il est arrêté parce que juif, interné à Drancy, puis déporté à Auschwitz, où il est assassiné la même année.

Gunter Demnig, créateur des Stolpersteine, a procédé à la pose du pavé, après que des étudiants de l’IEP de Bordeaux et de l’Université Bordeaux Montaigne ont retracé avec justesse le parcours et le destin de cet homme venu chercher refuge en France.

Étaient également présents Stefanie Zeidler, ainsi que Nathalie Bois Huyghe, dont les prises de parole, empreintes d’émotion, ont marqué ce moment de recueillement.

La cérémonie s’est conclue par la pose du pavé et un dépôt de fleurs, précédés par l’interprétation d’une suite pour violoncelle de Bach.

19/04/2026

🔴 COMMUNIQUÉ LICRA

Paris, le 18 avril 2026

La LICRA prend acte du retrait de la proposition de loi dite « Yadan », retirée de l’ordre du jour avant tout examen parlementaire, à l’issue de plusieurs semaines de polémiques, dans un climat particulièrement délétère pour le débat public.

Si ce texte n’a pas été discuté dans l’hémicycle, la séquence qu’il a ouverte a profondément marqué le pays. Présentée comme un débat de fond sur la liberté d’expression, elle a en réalité été largement nourrie par la désinformation et l’instrumentalisation du débat public, donnant lieu à des polémiques où se sont conjuguées confusions, amalgames et banalisation de discours hostiles aux juifs, révélant combien l’antisémitisme demeure un ressort puissant de mobilisation, y compris lorsqu’il se dissimule derrière des revendications de principe.

Cette séquence trouve un écho direct dans le travail quotidien de la LICRA. Chaque jour, nos services accueillent et accompagnent des victimes d’actes et de propos antisémites. Depuis le 7 octobre 2023, celles-ci sont non seulement plus nombreuses, mais confrontées à un renouvellement des formes de l’antisémitisme.
Cette mutation s’observe tout particulièrement sur Internet et les médias sociaux. En 2025, les situations de haine en ligne et de cyberharcèlement à caractère antisémite signalées à la LICRA ont explosé (+143%). Menaces, campagnes coordonnées de harcèlement, injures répétées : le numérique est devenu un espace privilégié de diffusion et de banalisation de l’antisémitisme.

Ces violences ne s’arrêtent pas aux écrans. En impactant le quotidien des citoyens, dans la sphère privée, à l’école et à l’université, sur les lieux de travail, dans l’accès aux droits, aux services, aux biens et dans les relations avec les institutions, elles marquent durablement leur vie. Car derrière les chiffres et les statistiques, il y a bel et bien des personnes, des trajectoires entravées, des vies mises sous pression, des choix contraints. Pour de trop nombreux Français juifs, l’antisémitisme n’est plus un risque ponctuel ou abstrait : il est devenu un élément structurant du quotidien.

Pour autant, la lutte contre l’antisémitisme ne peut être pensée ni menée isolément. Elle est indissociable de la lutte contre toutes les formes de racisme. La semaine dernière, la LICRA a publié, en partenariat avec l’IFOP, son enquête sur les violences racistes et des discriminations en France. Celle-ci met en lumière une réalité préoccupante : 46 % des Français déclarent avoir déjà subi une agression raciste au cours de leur vie, soit près d’un Français sur deux.

Cette réalité appelle une action publique cohérente et fidèle aux principes républicains. La LICRA appelle donc le gouvernement à conserver une boussole universaliste claire, à refuser toute hiérarchisation des haines, et à mettre effectivement en œuvre les recommandations formulées et retenues à l’issue des travaux des Assises de lutte contre l’antisémitisme, qui doivent désormais être traduites en actes concrets.

La LICRA rappelle que les travaux des Assises ont conduit à recommander le transfert des discours de haine dans le droit pénal général, en les sortant du cadre de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Cette évolution pragmatique est indispensable pour clarifier la frontière entre liberté d’expression et infraction pénale et rendre la réponse judiciaire plus efficace, en particulier face à la haine en ligne. Elle permettra aux magistrats correctionnels de droit commun de connaître et de juger les discours de haine et les infractions aggravées par un mobile discriminatoire, dans le plein respect des libertés individuelles et de la liberté d’expression, dont ils demeurent les garants.

Les travaux des Assises ont également souligné la nécessité de mieux appréhender les formes contemporaines de l’antisémitisme, telles que définies par la définition fonctionnelle de l’IHRA. La mise en œuvre rapide d’une circulaire interministérielle dédiée, incluant les dérives antijuives de l’antisionisme, à destination des acteurs de la chaîne pénale ainsi que du monde éducatif et de l’enseignement supérieur, constitue à cet égard une priorité opérationnelle.

La LICRA insiste enfin sur le fait que le ministère de la Justice doit être pleinement associé à la traduction législative et pratique de ces recommandations, afin de garantir une réponse pénale efficace, lisible et dotée de moyens adaptés.
La lutte contre l’antisémitisme, contre le racisme et contre les discriminations ne saurait se réduire à des séquences législatives isolées. Elle exige lucidité, constance et fidélité aux valeurs universalistes de la République.

44 années d’errance judiciaire et d’impunité prennent fin ! Justice sera rendue aux victimes de l attentat antisémite de...
16/04/2026

44 années d’errance judiciaire et d’impunité prennent fin !

Justice sera rendue aux victimes de l attentat antisémite de la rue des rosiers en 1982.

L’extradition de Hicham Harb constitue un tournant : elle marque à la fois une avancée judiciaire majeure et l’aboutissement d’un long travail diplomatique de la France.

Arrivé jeudi sur le territoire français après son extradition par l’Autorité palestinienne, il a été remis à la justice, selon le Parquet national antiterroriste.

Cette extradition intervient près de deux mois après la décision de la Cour de cassation confirmant la tenue d’un futur procès visant les suspects de cet attentat antisémite, qui avait coûté la vie à six personnes dans un restaurant juif parisien en 1982.

14/04/2026

La liberté d’expression est une liberté fondamentale.
Mais aucune liberté n’est absolue.

En droit européen, et notamment au regard de la Convention européenne des droits de l’homme, son exercice repose sur un principe fondamental :
aucune liberté ne peut s’exercer de manière à porter une atteinte disproportionnée aux droits et libertés d’autrui.

Ainsi, la liberté d’expression doit être conciliée avec d’autres droits fondamentaux, au premier rang desquels le droit à la vie, à la dignité et à la sécurité.

Ce principe fonde la jurisprudence européenne : un discours qui nie les droits fondamentaux d’un groupe ou appelle à sa disparition sort du champ de la liberté protégée.

C’est dans cet esprit que s’inscrit la proposition de loi portée par Caroline Yadan.

Lorsque l’antisionisme ne relève plus de la critique politique mais appelle à la destruction d’un État et à la négation du droit à l’existence du peuple juif, il change de nature.

Il ne s’agit plus d’une opinion.
Mais d’une atteinte aux droits fondamentaux.

La liberté d’expression s’arrête là où commence la négation de l’autre.






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