28/02/2026
L'ANTI-PATRIMOINE : POOR CHIC ET PRÉDATION DES RÉCITS
Le "Poor Chic" comme un "anti-Faro" du nom de la sur la valeur du pour la société : ici les patrimoines et les sensibles, composés de vécus et de valeurs pour les personnes y trouvent un autre chemin. En l'absence d'un travail de fond des institutions et des pouvoirs publics pour comprendre et valoriser ces espaces et ces histoires pour la démocratie, le marché libre y voit bien, lui, leur capitalisation possible. 💸
Ces dynamiques de "prédation des récits" sont récurrentes, tant dans le domaine artistique que dans le tourisme ou les politiques "sociales". Face à ces appropriations, les réseaux soutenus par le Council of Europe, Faro Convention Network européens et le réseau Faro francophone, dont le Laboratoire des droits culturels est cofondateur, tentent de démontrer que d'autres alliances sont possibles. Elles doivent se fonder sur une relation réciproque et digne entre les institutions, les organisations de la société civile et les communautés de personnes. 🤝
Mais cette alternative est parfois rendue bien difficile : la France n'a toujours pas signé et ratifié la Convention de Faro, enfermée dans une vision du patrimoine toujours descendante et dans des jeux sémantiques fallacieux confondant "communautés" et "communautarismes".
C'est au niveau des collectivités locales, heureusement, que l'on s'empare progressivement de ce nouveau terrain des relations démocratiques : à Rouen et Villeurbanne, par-exemple, où l'on commence à explorer d'autres méthodes de travail du patrimoine. Ici la qualité des relations entre communautés locales, touristes, commerçant.es, services des collectivités, musées, chercheur.es et autres... doivent compter d'avantage que tout fantasme d'un récit mémoriel local unique, ou d'une attractivité optimale des patrimoines vernaculaires. 🏛️
Avec La Fabrique Francophone, on prépare au moins quelques projets européens pour mieux mettre le doigt sur ce qui permet -et ce qui empêche- ces relations, et produire des "vrais-faux" outils (toujours pour aider chacun.e à créer les siens plutôt que pour prétendre avoir trouvé des "solutions reproductibles"... difficile combat à l'ère des appels à projets et des "indicateurs d'impact social" !).
On partagera ces résultats ici...
https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2026/02/28/des-pmu-dans-leur-jus-a-la-vogue-du-bleu-de-travail-la-ruee-vers-l-authentique-un-nouveau-tourisme-social_6668659_4497916.html
Popularisés par des « chasseurs d’authentique », les lieux et objets ringards d’hier deviennent hautement désirables. Une quête de vrai rassurante pour la jeune génération, en perte de repères. Mais aussi une réappropriation qui finit, parfois, par détruire ce qu’elle prétend valori...