20/10/2026
☀️ 𝐔𝐧 𝐜𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭 𝐞𝐬𝐭𝐢𝐯𝐚𝐥, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐨𝐬𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞 : 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐮𝐯𝐞 𝐞𝐧 𝐢𝐦𝐚𝐠𝐞𝐬 !
On entend souvent qu’il ne « sert à rien » de semer un couvert végétal l’été, car il aurait peu de chances de bien se développer dans des conditions caniculaires.
C’est une idée reçue fréquente, que nous aimerions démystifier, surtout après l’été suffocant que nous venons de vivre.
Ces dernières semaines, nous avons été sur de nombreuses fermes pour faire le point sur les couverts semés cet été avec l'appui de l'ADAF.
Voici l'exemple d'une 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐧 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬, 𝐚̀ 𝐌𝐨𝐧𝐭𝐯𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞, 𝐨𝐮̀ 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐜𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐬𝐞𝐦𝐞́𝐬 𝐟𝐢𝐧 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭, et tous deux ont bien fonctionné selon leurs objectifs !
🌾 𝐋𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭 𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐢𝐬𝐞́ 𝐩𝐚𝐫 𝐥’𝐀𝐃𝐀𝐅 vise à couvrir les sols au plus tôt et à retenir le maximum d'éléments minéraux (notamment l'azote) avant les pluies importantes de septembre et octobre. C’est un couvert estival composé de sorgho à balais et tournesol avec une composante "relais", ici la navette, qui va poursuivre son développement après broyage du sorgho et du tournesol fin septembre.
🦌 𝐋𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭 "𝐜𝐡𝐚𝐬𝐬𝐞" (proposé par la Fédération de chasse) associe avoine brésilienne, vesce, trèfles, radis chinois et phacélie. Il s’agit plutôt d’un couvert automnal, à semer fin août ou début septembre, avec pour objectif de développer la biodiversité et de retenir les éléments minéraux pendant l'hiver.
𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥𝐥𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐞𝐦𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭 𝐞𝐬𝐭𝐢𝐯𝐚𝐥 𝐚𝐮 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐭𝐨̂𝐭 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐦𝐨𝐢𝐬𝐬𝐨𝐧. Néanmoins, cette année, les sols étaient exceptionnellement secs en sortie de blé et d'orge (absence de pluie du 4 juin au 25 juillet) ; l'agriculteur a semé ces 2 couverts fin juillet quelques jours après un orage, avec son semoir direct auto-construit.
𝐑𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 : 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐨𝐧𝐭 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐥𝐞𝐯𝐞́, celui de l’ADAF plus précocement et avec une biomasse plus importante.
𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐜̧𝐚 𝐚 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞́ ?
1️⃣ Un semis précoce : dès fin août, le sol était déjà bien couvert.
2️⃣ Un semis profond : en enfouissant les graines à 4-5 cm de profondeur, on les intègre dans un horizon plus humide et on évite qu'elles se développent sur les seules réserves de surface (dans le cas contraire, une petite pluie suivie d'une longue canicule pourrait faire lever les graines puis assécher les plantules).
3️⃣ Des espèces adaptées à la chaleur, comme le sorgho ou la vesce.
Au 24 septembre, le couvert estival a produit ici 4.5 tonnes de matière sèche/ha et récupéré 80 unités d'azote/ha. Une partie de cet azote aurait été autrement lixiviée avec les orages fin août et aurait ainsi pollué les nappes en nitrates (induisant des nuisances pour la collectivité et une perte économique pour l'agriculteur).
👉 𝐀̀ 𝐫𝐞𝐭𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞́𝐮𝐬𝐬𝐢𝐫 𝐮𝐧 𝐜𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭 𝐝’𝐞́𝐭𝐞́ : 𝐨𝐧 𝐬𝐞̀𝐦𝐞 𝐭𝐨̂𝐭, 𝐨𝐧 𝐬𝐞̀𝐦𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝. 𝐄𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐠𝐚𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐞𝐧 𝐛𝐢𝐨𝐦𝐚𝐬𝐬𝐞, 𝐨𝐧 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐬𝐢𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐬𝐩𝐞̀𝐜𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐮𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫.
📚 Si vous souhaitez vous aussi vous lancer dans les couverts végétaux, rejoignez-nous à la 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 « 𝐀𝐦𝐞́𝐥𝐢𝐨𝐫𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐟𝐞𝐫𝐭𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭𝐬 𝐯𝐞́𝐠𝐞́𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐞𝐧 𝐩𝐨𝐥𝐲𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞-𝐞́𝐥𝐞𝐯𝐚𝐠𝐞 », 𝐥𝐞𝐬 𝟖 𝐞𝐭 𝟗 𝐝𝐞́𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐂𝐡𝐚̂𝐭𝐞𝐚𝐮𝐝𝐨𝐮𝐛𝐥𝐞 (𝟐𝟔), avec Nicolas Courtois, expert en couverts végétaux et agriculture de conservation des sols (ACS).
Infos et inscription : https://www.adaf26.org/formations-26-27/
L’ADAF est un organisme de formation certifié Qualiopi, et les formations sont finançables grâce à vos crédits VIVEA.
>> Suite des vidéos sur la chaîne youtube de l'ADAF ! https://www.youtube.com/watch?v=I3T1VDqLGSc&list=PLR2Xjqp-E7bs&index=4