27/07/2026
Et si on redonnait enfin du sens au mot « RÉSILIENCE » ?⭐✨
Une petite MISE À JOUR pour vous tous qui vous sentez parfois perdus, et qui pensez manquer de résilience parce que vous vous COMPAREZ à des modèles d'exception, des exploits sportifs ou des exemples de discipline extrême… à mille lieux de ce que VOUS TRAVERSEZ actuellement.
En tant que coach et pair-aidante, mon rôle est d'accompagner chaque personne au parcours de vie accidenté pour qu'elle puisse retrouver du SENS et se réapproprier SA PROPRE FORCE, la vitale.
Hier encore, une jeune fille que j'accompagne me disait avec dépit :
« La résilience, on n'entend que ça, on ne voit que ça sur les réseaux. Mais c'est quoi vraiment au final ? C'est réussir à me dépasser physiquement comme tous ces sportifs qui parlent de leur "ultime résilience" ? Tu me demandes de faire preuve de ça, mais ça veut dire quoi ? Ça me saoule ! "
Je lui ai répondu du mieux possible, pour l'aider à démêler la réelle définition de ce terme aujourd'hui trop souvent dévoyé, et pour qu'elle puisse faire la NUANCE par elle-même.
Sans jamais MINIMISER le dépassement de soi car il est FORMIDABLE, mais rendons à ce mot toute sa profondeur.
On voit passer quotidiennement sur les réseaux des chronos impressionnants, des médailles décrochées dans la douleur, des récits de chutes physiques et de victoires sur soi-même. Soyons clairs : il n’est pas question ici de dénigrer la rigueur, l’engagement et les sacrifices immenses que demande le sport. Se dépasser, braver la fatigue et aller au bout de ses capacités exige un mental d'acier, et c'est une démarche pleinement respectable.
Mais le mot « résilience » est aujourd'hui employé à toutes les sauces, parfois avec un manque de mesure. Une défaillance physique ou un coup de mou lors d'un défi sportif qui vient gâcher un chrono n'est pas une brisure de vie. Échouer à franchir une ligne d'arrivée ou souffrir pendant une préparation, c'est dur, c'est frustrant, et la douleur y est bien réelle.
Mais MA VRAIE RÉSILIENCE,celle qui prend RACINE dans la psychologie et dans le quotidien le plus BRUT, COMMENCE LÀ OÙ LE CHOIX S'ARRÊTE.
La résilience, ce n'est pas choisir de se dépasser sur un terrain d'entraînement. C'est DEVOIR SE RECONSTRUIRE quand le terrain de la vie s'est effondré sous nos pieds.
La résilience du quotidien : celle qui ne porte pas de médaille.
Dans mon accompagnement de coach et de pair-aidante, la vraie résilience, c'est celle que j'observe chez :
- Celles et ceux qui vivent avec un handicap, visible ou non, et qui réapprennent CHAQUE MATIN à apprivoiser un corps ou un monde qui n'est pas adapté.
- Celles et ceux qui ont frôlé la mort — une fois, deux fois —, qui ont traversé un accident grave ou une maladie dévastatrice, et qui ont dû réapprendre à vivre, morceau par morceau.
- Celles et ceux qui font face à la précarité, à l'isolement, à des drames personnels d'une violence inouïe, ou aux addictions qui ruinent une existence.
Eux ne courent pas après un chrono ni après les applaudissements d'une foule. Leurs combats se jouent dans l'ombre, dans la lenteur, la douleur et la discrétion de l'intime. Pour eux, « SE RELEVER » n'est pas une métaphore sportive : c'est un effort titanesque, CHAQUE JOUR RENOUVELÉ.
Mesurons le POIDS des mots
Le sport forge le caractère, le mental et le corps, demande des Sacrifices. C'est une merveilleuse école de ténacité. Mais gardons cette nuance essentielle :
La ténacité sportive est un choix de dépassement de soi (qui peut être un outil précieux dans un parcours global).
La résilience est UNE NÉCESSITÉ DE SURVIE
Prendre un peu de recul sur les termes que nous employons permet de rendre hommage au mérite des athlètes, mais surtout de redonner toute leur dignité et leur courage immense à celles et ceux qui mènent LES VRAIS COMBATS DE VIE.