01/10/2026
Crise lycéenne : erreur d'aiguillage ? A qui profite le crime ?
Lors de la rentrée scolaire 2026, le ministre de l’éducation nationale annonçait une rentrée dans de bonnes conditions alors que le SNES-FSU lui pointait le manque de personnels dans pratiquement tous les lycées et collèges.
Trois semaines après, la colère explose dans les lycées avec des jeunes qui demandent à bénéficier d’une scolarité respectueuse de leurs droits à recevoir une éducation digne et porteuse d'avenir. La colère est née dans les lycées les plus déficitaires dont certains de la région parisienne qui sont aussi ceux où les conditions matérielles, par exemple en termes de bâti, sont apparues au grand jour avec la canicule en juin. Ces demandes se répètent depuis des années sans avoir trouvé de réponse tant de la part de l’État que des collectivités territoriales. La colère lycéenne rejoint la colère qui sourd dans une grande partie de la population, les lycéens se font l'écho des difficultés quotidiennes qui touchent leurs parents, et des problèmes sociétaux. En manifestant, ils alertent sur leur peur de l'avenir.
La colère s’étend à de nombreux lycées à travers le territoire. Colère à laquelle le ministre de l’Intérieur répond en lieu et place du ministre de l’éducation nationale : envoi des forces de police au lieu d’écouter les demandes portées par les jeunes, au risque de faire dégénérer la situation. Le dialogue doit être renoué avec la jeunesse afin d’apporter une réponse à ses demandes légitimes. Réponse qui dépend principalement des budgets, celui de l’éducation nationale et celui des conseils régionaux, mais surtout d'une volonté politique : il est temps qu'un véritable projet éducatif ambitieux, pérenne, et prenant en compte l'expertise des personnels du terrain soit lancé. Notre jeunesse, l'Education Nationale le méritent !
FSU-PerDir demande depuis plusieurs années que l’école bénéficie de moyens nécessaires à l’exercice de ses missions.
FSU-PerDir considère que la baisse démographique doit permettre d’améliorer les conditions d’enseignement dans tous les établissements.
FSU-PerDir condamne les violences et l'instrumentalisation médiatique et politique dont le seul but est d'éviter de traiter les problèmes de fond.
FSU-PerDir apporte son soutien aux collègues qui ont été pris à partie dans l’exercice de leur fonction.