15/06/2026
ARPA 47 BOÉ
Helena Daelman,
Présidente de l'association Inaya,
C'est avec beaucoup d'attention que j'ai pris connaissance de votre publication sur votre page Facebook ce jour, sur laquelle vous mentionnez mon nom en tant que présidente de l'association ARPA 47 BOÉ.
Je tiens à préciser que la fille d'une administrée de Pont du Casse (qui vit hors département) nous a contactés, en évoquant le souci que rencontrait sa maman, à savoir des naissances d'une ch**te sauvage ayant élu domicile sur le domaine privé. Nous avons contacté la Mairie pour l'en informer, comme elle le souhaite, qui s'est rendue sur place et a constaté une maman et une fratrie. Nous avons donc, dans le cadre de nos actions, en ayant comme partenaire la Fondation 30 Millions d'Amis qui exige que les animaux restent sur le territoire concerné et qu'ils ne soient EN AUCUN CAS transférés, fourni de la nourriture, de façon à pouvoir capturer la maman, avant toute capture de chatons. Notre avons respecté le protocole habituel dans l'hypothèse d'animaux sauvages. Le dossier était suivi dans son intégralité, comme il se doit, ainsi que nous avons l'habitude de le faire depuis 1998, dans des délais normaux. Nous avons des règles à observer dans un cadre formel, garantissant le respect scrupuleux de l'animal et la cohérence, en ayant une conduite à tenir et à adapter. Le traitement de colonies de félins ne se gère pas de manière identique à des chats sociables, perdus, abandonnés ou autres, avec changement de territoire par exemple. Sur le secteur concerné, il existe une colonie qui est suivie depuis de nombreuses années par plusieurs personnes. Les animaux ont été identifiés et stérilisés. Il aurait donc été judicieux de nous contacter, puisque vous évoquez le fait de travailler en harmonie. Or, à aucun moment, je n'ai eu d'appel ou d'écrit à ce sujet.
Je réitère le fait qu'aucun chat sauvage n'est transféré dans notre structure. Les chatons restent sur le site jusqu'à ce que la maman soit identifiée, stérilisée et relâchée, comme l'exigent les textes de loi. Dans ces conditions, il y a de fortes chances que la maman soit de nouveau gestante, puisque fécondable dès que les chatons sont sevrés. Vous ne pouvez ignorer qu'un chat sauvage n'est pas sédentaire : il va être difficile de capturer la maman, dans la mesure où elle n'a plus sa petite famille à protéger, raison pour laquelle elle doit être capturée en priorité. C'est pourquoi, vu le contexte, j'ai demandé à la bénévole que les chatons soient réintégrés sur le site, de façon à pouvoir capturer la maman. Les animaux étaient loin d'être en détresse, bien au contraire, car suivis par la bénévole. Effectivement, il se peut qu'une sélection naturelle se mette en place pour toute colonie de chats sauvages. Il est difficile de défier la nature et de vouloir sociabiliser des animaux sauvages qui jouent un rôle régulateur, puisque l'équilibre se fait de lui-même. Le site concerné longe la Masse où se trouvent de nombreux rongeurs, ce qui explique la présence d'une colonie sédentaire et suivie. Ce ne sont pas des chats sociables de famille. La prise en charge ne doit pas être rapide. La situation doit être analysée, de façon à ce que les animaux soient traités et suivis dans d'excellentes conditions, et non dans instant T, et avec des personnes responsables aussi bien au niveau de la mairie que des bénévoles. Notre mission est de respecter l'animal, son lieu de vie et son espèce.
Je tiens à préciser que nous recevons de nombreuses demandes d'intervention sur le Grand Villeneuvois et que nous invitons les personnes à se rapprocher des associations locales pour un maximum d'efficacité, compte tenu de la proximité et du déplacement des bénévoles. L'association ARPA n'a aucun monopole, mais une certaine expérience concernant les colonies de chats libres, puisque c'est nous qui avons mis en place au départ l'identification et la stérilisation avec le Dr Duc dans le département et que nous avons participé au test laboratoire avec la Fondation, car retirer les colonies n'a jamais résolu le problème, bien au contraire.
Je précise par ailleurs que je vous ai adressé un mail en date du 12 juin, auquel je n'ai pas obtenu de réponse. Toutefois, votre conclusion me laisse espérer à l'avenir une meilleure communication entre Présidentes, car vous ne pouvez ignorer que les personnes cherchent à se débarrasser en urgence d'animaux qui ont leur propre territoire et leur propre mode de fonctionnement. Seules les situations émanant de décès, pronostic vital engagé ou de détresse peuvent revêtir le caractère d'urgence. Nous devons respecter la nature, en agissant avec des règles strictes, sans la défier. De ce fait, personne n'en a le monopole.
Marie Dubos,
Présidente de l'ARPA 47 BOÉ