Addictions Alcool " VIE LIBRE " BLOIS

Itinéraire

Addictions Alcool " VIE LIBRE " BLOIS Association d'entraide aux personnes atteintes d'addictions et pour l'entourage des malades.

11/09/2026

🧠 LA MÉCANIQUE DE L’ADDICTION

Comment passe-t-on d’un plaisir occasionnel à un besoin difficile à contrôler ?

L’addiction ne s’installe généralement pas du jour au lendemain. Elle se construit progressivement, à mesure que le cerveau apprend à associer un produit ou un comportement à une récompense, un soulagement ou une émotion positive.

🔄 Au départ, il y a le plaisir.
Une substance ou un comportement active le circuit de la récompense. Le cerveau enregistre l’expérience et nous pousse naturellement à vouloir la reproduire.

📈 Puis vient l’adaptation.
À force de répétitions, le cerveau se modifie. L’effet recherché peut devenir moins intense : il faut parfois augmenter la fréquence ou la quantité pour retrouver les mêmes sensations.

⚠️ Le plaisir peut alors laisser place au besoin.
On ne consomme plus seulement pour ressentir quelque chose d’agréable, mais aussi pour éviter le manque, calmer une tension, une anxiété ou un mal-être.

🔁 Et la boucle se renforce.
Envie → consommation → soulagement → envie à nouveau. Certains déclencheurs — une émotion, un lieu, une personne, une situation — peuvent finir par suffire à réveiller une envie très forte.

C’est cette mécanique qui permet de comprendre pourquoi une addiction ne se résume pas à un simple « manque de volonté ».

Comprendre comment elle fonctionne, c’est aussi mieux comprendre comment il est possible d’en sortir.

👉 Avec Camerup, continuons à informer, prévenir et changer notre regard sur les addictions.

07/09/2026

On entend souvent parler du savoir-faire des viticulteurs.
Du savoir-faire des brasseurs.
Du savoir-faire des distillateurs.

Comme si le simple fait de maîtriser parfaitement la fabrication d’un produit en faisait quelque chose de noble.

Alors oui.
Un vin peut être complexe.
Une bière peut être bonne.
Un spiritueux peut être remarquablement travaillé.

Je ne vais pas prétendre le contraire.

Mais le mot « savoir-faire » me fait sourire.

Parce qu’on parle beaucoup moins du savoir-faire des armuriers par exemple.

Pourtant, une a**e peut aussi être belle.
Être fabriquée avec une précision remarquable.
Être collectionnée.
Orner un mur.

Et les a**es à feu ?
Environ 250 000 morts par an dans le monde.
64 % homicides.
27 % suicides.
9 % accidents.

L’alcool ?
3 millions de morts par an.

Et je sais déjà ce qu’on va me répondre.

« Oui, mais ce sont les gens qui boivent trop. »
« Oui, mais c’est l’alcool de mauvaise qualité. »
« Oui, mais un bon vin consommé avec modération… »

Sauf que dès que tu consommes, tu participes à cette économie et tu cautionnes l’existence de ce produit.

Et non, constater ça ne veut pas dire que je veux l’interdire.
Je suis favorable à la légalisation de toutes les drogues.
Parce qu’être lucide sur la nature d’un produit ne signifie pas être contre son existence.

Et surtout, le savoir-faire ne change pas la molécule.
Tu peux entourer l’éthanol du meilleur raisin.
Du meilleur houblon.
Du plus beau terroir.
De siècles de tradition.

L’éthanol reste de l’éthanol.
Et c’est lui qui est toxique.

Alors oui, je peux reconnaître le savoir-faire d’un producteur.
Mais je n’ai aucune obligation d’en déduire que le produit qu’il fabrique est bon pour moi.

Parce qu’un savoir-faire peut être remarquable.
Ça ne rend pas le produit inoffensif.

Sources:
OMS — Global status report on alcohol and health and treatment of substance use disorders (2024) : 2,6 millions de décès attribuables à l’alcool en 2019.
JAMA — Global Mortality From Fi****ms, 1990–2016 : environ 251 000 décès liés aux a**es à feu en 2016 ; 64 % homicides, 27 % suicides et 9 % accidents.

23/08/2026

🎨 Quand la musique rencontre l’addictologie…

Dans le nouveau magazine de la CAMERUP consacré à l’Art & aux Addictions, nous avons eu le plaisir d’échanger avec le Pr Laurent Karila, psychiatre, addictologue… et grand passionné de musique et de metal. 🎸

Quel rôle joue la musique sur le circuit de la récompense ? Peut-elle contribuer à prévenir certaines conduites addictives ? Et comment les activités artistiques peuvent-elles accompagner le rétablissement ?

Laurent Karila revient notamment sur les effets de la musique sur le cerveau et rappelle que la pratique musicale peut constituer un facteur de protection indirect face aux addictions, en favorisant le plaisir, l’estime de soi, la gestion des émotions et le lien social.

Une rencontre passionnante à découvrir dans notre dossier spécial « L’Art et les Addictions : s’exprimer, se relever, sensibiliser ».

📖 Le nouveau magazine CAMERUP est disponible dès maintenant sur notre site :
www.camerup.fr

23/08/2026

TU NE CASSES PAS L’AMBIANCE. TU RÉVÈLES UN INCONFORT.

J’en parle régulièrement ces derniers temps.

Pas parce que je n’ai rien d’autre à dire, mais parce que je lis et j’entends de plus en plus les mêmes réactions de la part des défenseurs du « bon goût », des « épicuriens » et de ceux qui estiment qu’on « voit le mal partout ».

Dès qu’on questionne la place de l’alcool, on serait obsédé.
Dès qu’on refuse un verre, on « casse l’ambiance ».
Dès qu’on rappelle que l’alcool est une drogue qui fait des dégâts, on « fait la morale ».

Alors, est-ce vraiment celui qui parle qui casse l’ambiance ?

Ou est-ce que le problème vient parfois de ceux qui sont incapables de supporter l’inconfort que ce discours provoque chez eux ?

Imagine.

Une voiture est garée sur le trottoir.
Tu es à pied.
Tu ne peux pas passer.

Tu demandes simplement à l’automobiliste de déplacer sa voiture.

Et là :
« Tu casses les co****es ! »
« T’as rien de mieux à faire ? »
« Tu pourrais faire le tour ! »

Qui a créé le problème à la base ?
Toi ?

Non.

La voiture était sur le trottoir avant que tu ouvres la bouche.
Simplement, toi, tu as décidé de ne pas contourner le problème.

Et avec l’alcool, je retrouve souvent exactement la même mécanique.

Tu dis :
« L’alcool est une drogue. »
« Il provoque beaucoup de dégâts. »
« On banalise énormément sa consommation. »

Et soudain :
« Tu casses l’ambiance. »
« On ne peut plus rien dire avec toi. »
« Tu fais la morale. »
« Tu es obsédé par l’alcool. »

Mais attends.

À aucun moment tu n’as dit :
« Ne buvez pas. »
« Vous êtes des cons de boire. »
« Vous devriez tous arrêter. »

Tu as simplement rappelé un fait.

Et le fait que quelqu’un ressente un inconfort en l’entendant ne signifie pas que tu es responsable de cet inconfort.

Et parfois, tu n’as même pas besoin de parler de l’alcool.

Tu dis simplement :
« Non, merci. Je ne bois pas. »

Et c’est comme si tu venais de couper la musique, de faire brûler le repas et de mettre le dessert à la poubelle.

« Allez, juste un verre. »
« Fais pas ton rabat-joie. »
« Mais pourquoi ? »
« Tu vas quand même pas nous empêcher de profiter ! »

Alors que tu as juste refusé un verre.
Rien de plus.

C’est là que ça devient intéressant.

L’automobiliste n’est pas habitué à ce qu’on lui fasse remarquer qu’il gêne.
Le buveur n’est pas forcément habitué à ce qu’on parle de l’alcool autrement que pour dire qu’il est convivial, festif ou culturel.

Alors quand quelqu’un sort du scénario habituel, ça dérange.

Et plutôt que de regarder ce que ça provoque chez eux, ils préfèrent parfois accuser celui qui a parlé.

Et puis franchement…

On la ferme déjà toute l’année pour ne pas déranger le confort émotionnel des buveurs.
On devrait encore faire attention à ne surtout pas les mettre mal à l’aise ?

Tu te poses la question, toi, du confort des personnes qui ne boivent pas ou peu autour de toi ?

Parce que leur confort à elles aussi mérite peut-être d’être pris en compte.

Je n’ai pas à me taire simplement pour que ton inconfort reste confortable.

23/08/2026

Quand je repense à la place que l’alcool avait prise dans ma vie, un truc me frappe.

J’étais prêt à faire énormément de choses pour pouvoir boire.

Faire des kilomètres.
Prendre des risques.
Mentir.
Contourner les problèmes.
Repousser mes limites.
Trouver des solutions là où il n’y en avait pas.

Quand j’avais décidé que je voulais boire, je devenais incroyablement créatif.

Alors pourquoi cette énergie disparaîtrait-elle au moment de vouloir arrêter ?

Pourquoi est-ce que je serais soudain moins capable de faire des efforts, de changer mes habitudes, d’écouter des conseils, d’essayer autrement ?

J’ai longtemps cru que l’arrêt de l’alcool allait surtout me demander de ne plus boire.

En réalité, il m’a demandé d’être prêt à faire autrement.

À accepter que mes meilleures idées n’étaient pas forcément les bonnes.
À écouter.
À essayer.
À remettre certaines certitudes en question.
À changer des choses que je n’avais aucune envie de changer.

Parce que j’avais déjà prouvé que j’étais capable de mobiliser énormément d’énergie pour satisfaire mon besoin de boire.

Il fallait simplement que cette énergie serve enfin à autre chose.

Je n’avais pas besoin de devenir quelqu’un d’autre.
J’avais besoin d’arrêter de mettre toute mon intelligence au service de l’alcool.

23/08/2026

OK.
Et maintenant, tu fais quoi ?

Je ne parle pas ici des personnes qui te mettent volontairement la pression pour boire.

Je parle de celles qui, après plusieurs cures et plusieurs rechutes, finissent par te dire :
« Tu pourras à nouveau compter sur moi quand tu seras sobre. »

Ou de celles qui, dès le départ, ne te tendent pas particulièrement la main.

Oui, c’est dur.
Oui, c’est beaucoup plus confortable d’avoir un entourage qui te soutient.

Mais t’enfermer dans l’apitoiement sur la posture des autres va faire plein de choses.
T’aider à arrêter de boire n’en fait pas partie...

Et je vais même aller plus loin.
Le soutien inconditionnel peut parfois être à double tranchant.
Parce que quand on sait que quelqu’un sera toujours là, quoi qu’on fasse, on peut être tenté de tester cette limite.

Puis de la retester.
Puis encore une fois.

Quand quelqu’un finit par dire « là, ça suffit », au moins, les choses sont claires.

Ce n’est peut-être pas le soutien dont tu rêvais.
Mais ça peut être une réalité avec laquelle tu peux enfin agir.

Alors plutôt que de passer ton temps à analyser qui ne te soutient pas assez :
passe à l’action.

Va chez ton médecin.
Fais une postcure si c’est nécessaire.
Et surtout, trouve des groupes de parole.

Parce que là, tu vas rencontrer des personnes qui connaissent cette dépendance de l’intérieur.

Tu n’as pas besoin d’y jouer un rôle.
Tu n’as pas besoin d’y convaincre qui que ce soit.
Et tu n’as pas à avoir honte de ce que tu vis.

Je vais te dire un truc qui me concerne directement :
les attentes que j’ai envers les autres sont encore aujourd’hui l’un des trucs qui peuvent le plus me pourrir la vie.

Le problème n’est même plus ce que les autres font ou pas. C’est tout ce que j’attends d’eux.

Ma sobriété et ma sérénité ne peuvent pas dépendre de la façon dont les autres se comportent avec moi.

La tienne non plus.

10/08/2026

Arrêter de boire, ce n’est pas magique.

Et continuer à ne pas boire non plus.

Ça demande des efforts.

Pas forcément des efforts énormes tout le temps. Pas forcément tous les jours. Mais suffisamment pour accepter de faire des choses que tu n’as jamais faites avant.

👉 Modifier tes habitudes.
👉 Sortir de certains automatismes.
👉 Apprendre à traverser l’envie sans y répondre.
👉 Tolérer l’inconfort.
👉 Faire face à certaines émotions plutôt que les anesthésier.
👉 Et surtout… te regarder fonctionner.

Parce que lorsque tu arrêtes de boire, tu peux découvrir des choses sur toi que tu n’avais pas franchement envie de voir.

Tes excuses.
Tes mensonges.
Tes mécanismes.
Tes réactions.
Tes blessures.
Tout ce que l’alcool te permettait de contourner.

Et non, ce n’est pas toujours agréable et confortable.

Mais attendre que tout ça change simplement parce que tu as décidé d’arrêter, c’est un peu comme regarder des vidéos de bouffe en espérant que le repas sera servi à table quand tu poseras ton téléphone.

Tu peux vouloir que ça change.
À un moment, il faut commencer à faire autrement.

Et c’est souvent là que les choses commencent vraiment à changer.

30/07/2026

📊 En France, l'alcool est responsable de plus de 40 000 décès chaque année.

Cela représente environ :

🔹 11 % des décès chez les hommes

🔹 5 % des décès chez les femmes

L'alcool reste aujourd'hui la deuxième cause de mortalité évitable, juste après le tabac.

Derrière ces chiffres, il y a des histoires de vie, des familles, des proches et des personnes qui ont besoin d'écoute, de soutien et de prévention.

🤝 Informer, sensibiliser et accompagner sont des actions essentielles pour faire avancer les choses.

28/05/2026

💜 Derrière un “non”, il y a parfois un long chemin.

Des efforts.
Des doutes.
Des habitudes changées.
Et surtout beaucoup de courage.

Nous croyons qu’il est important de valoriser chaque avancée, chaque choix fait pour soi, même lorsqu’il paraît simple aux yeux des autres.

Dire non peut aussi être une victoire personnelle.

01/05/2026

Faire la fête.
Traverser une rupture.
Aller à un festival.
Vivre un deuil.
Fêter un anniversaire.
Supporter une colère.
Traverser une peine sans anesthésie.

Si aujourd’hui ça te paraît impossible…
ce n’est pas parce que tu en es incapable.

C’est simplement parce que tu ne l’as pas encore expérimenté sobre.

Pendant des années, j’ai cru que quelqu’un allait me “réparer”.
J’ai cherché des réponses chez des psys, des médecins, des experts.

Mais tout restait très théorique.

Puis un jour, j’ai entendu cette phrase :
“On pratique un programme basé sur l’expérience.”

Et là, quelque chose a changé.

Parce qu’autour d’un café, j’ai entendu des gens parler vrai.
Des personnes qui avaient déjà vécu ce que je m’apprêtais à traverser.

Leur premier festival sobres.
Leur première rupture sobres.
Leur première colère sans alcool.
Leur premier réveillon l’esprit clair.

Et surtout : ils étaient encore debout.

Pas parce qu’ils étaient “plus forts”.
Pas parce qu’ils avaient une volonté magique.

Juste parce qu’ils avaient accepté d’essayer.

Ma première sortie en festival sobre ?
J’étais terrorisé.

Alors j’ai envoyé un message chaque heure à quelqu’un en rétablissement.

Le lendemain matin, je me suis réveillé fatigué… mais fier.
Et surtout, j’avais appris quelque chose d’énorme :
👉 C’était possible.

À partir de ce moment-là, ce n’était plus une théorie.
C’était devenu mon expérience.

Et ça change tout.

Chaque émotion traversée sans consommer devient une preuve que tu peux le refaire.
Chaque moment vécu l’esprit clair construit une confiance que personne ne peut t’enlever.

Même si aujourd’hui quelque chose te semble insurmontable, rappelle-toi ceci :
Quelqu’un d’autre est déjà passé par là sobre.

Pas parce qu’il était différent de toi.
Pas parce qu’il avait “plus de mental”.

Simplement parce qu’il a accepté de croire que c’était possible.

Et parfois, au début, il a juste fait semblant d’y croire…
…jusqu’au jour où il l’a vécu pour de vrai.

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2, Rue Des Papillons
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