14/03/2026
Cette semaine, on met en lumière deux associations qui viennent de marquer un gros point : la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et France Nature Environnement (FNE).
Le contexte : Après la crise agricole de 2024, le gouvernement avait pris un arrêté pour assouplir les règles de création de plans d'eau artificiels (bassins, retenues) dans les zones humides.
En clair : les projets de moins d'un hectare n'auraient plus eu à respecter plusieurs règles environnementales strictes.
Le problème ? La majorité des plans d'eau en France font justement moins d'un hectare. Résultat : cet arrêté aurait pu ouvrir la porte à la dégradation de nombreuses zones humides.
La riposte : La LPO et FNE ont saisi la justice en invoquant le principe de non-régression environnementale, inscrit dans la loi française depuis 2016. Ce principe interdit de réduire le niveau de protection de l'environnement.
Le verdict : Le Conseil d'État leur a donné raison et a annulé l'arrêté. Victoire juridique majeure.
Pourquoi c'est crucial ? Les zones humides, c'est bien plus que des marais. Ce sont des écosystèmes vitaux qui :
✅ Contribuent à 25 % de l'alimentation mondiale (agriculture, pêche, chasse)
✅ Filtrent naturellement les polluants dans l'eau
✅ Limitent les inondations en absorbant les crues
✅ Stockent l'eau et la relâchent progressivement en période sèche
✅ Abritent une biodiversité exceptionnelle
Et pourtant, en France, 41 % des zones humides se sont dégradées entre 2010 et 2020.
Cette victoire juridique est un rappel : protéger ces écosystèmes, c'est protéger notre eau, notre alimentation, notre climat... et nous-mêmes.