06/05/2026
Dissimulé derrière un nouveau nom, ce plan accentuera encore davantage l’exclusion des étudiantEs extracommunautaires de Franche-Comté, exclusion déjà amorcée dès 2019 avec le plan au nom ironique « Bienvenue en France », ce plan prévoyait déjà la possibilité pour les universités de mettre en place ces frais différenciés.
Pour autant, l’université Marie et Louis Pasteur, avait systématiquement refusé d’appliquer ces frais différenciés aux étudiantEs extracommunautaires (qui représentaient en 2022-2023 pas moins de 12,7% des inscrits) malgré le sous-financement chronique dont elle souffre, refusant de faire peser le désengagement étatique sur les étudiantEs étrangerEs. La BAF dénonce cette mesure qui remet en cause le principe d’universalité d’accès aux études supérieures en Franche-Comté et plus globalement dans l’enseignement supérieur et de la recherche Français. La généralisation des frais différenciés constituerait une barrière majeure, traduisant un choix assumé de mettre à la porte de nos universités les étudiantEs extra-communautaires.
Alors que les étudiantEs extra-communautaires sont déjà excluEs du système de bourses étudiantes, qu’ils représentent 60,2 % des bénéficiaires des épiceries solidaires du réseau de la FAGE (AGORAé), ces milliers d’euros supplémentaires leur seront simplement impossibles à assumer.
La BAF appelle en urgence au retrait de ce projet xénophobe de frais différenciés et plaide pour la mise en place d’un accompagnement renforcé pour les étudiantEs extra-communautaires, déjà confrontéEs à de grandes difficultés financières. Sans réponse rapide et concrète des pouvoirs publics, une mobilisation générale des étudiantEs s’organisera dans les prochaines semaines, afin de défendre un accès équitable à l’enseignement supérieur pour toutes et tous.
Source : Le Monde