11/06/2026
Il y a bientôt 11 ans était signé l’Accord de Paris sur le climat lors de la COP21. Un accord historique, alors adopté par 193 Parties, qui engage les États à tout faire pour rester bien en dessous des 2°C de réchauffement à l’échelle mondiale, et autant que possible sous 1,5°C.
Hier, une nouvelle étude menée par un consortium de scientifiques confirme que ce seuil de 1,5°C sera dépassé environ d’ici 2030 (https://shorturl.at/2j4QF).
Le climat poursuit donc son réchauffement, et à une vitesse alarmante : le rythme d’élévation des températures enregistré sur la dernière décennie a battu tous les records, en même temps que le niveau d’émission de gaz à effet de serre.
Car les deux sont étroitement liés : sur les 1,26 °C de réchauffement pour la décennie 2016-2025, 1,24 °C ont été induits par l'homme. Et cela est principalement dû à la combustion des énergies fossiles, dont nous sommes encore massivement dépendants.
Un premier seuil a donc été franchi, mais cela ne signifie pas que la course contre la montre s’arrête, bien au contraire. Les impacts de +1,5°C de réchauffement sur le vivant sont déjà terribles et s’aggravent pour les populations les plus vulnérables. Mais au-delà de 1,5°C de réchauffement planétaire, chaque dixième de degrés supplémentaire viendra avec son lot de conséquences désastreuses et d’incertitudes pour les conditions d’habitabilité de notre planète.
On ne s’arrête pas de courir lorsqu’on est en re**rd, au contraire, on accélère : c’est la mission qui doit motiver la France et les autres pays dès maintenant et au cours des prochaines décennies.