Les amoureux au ban public Bergerac

Les amoureux  au ban public Bergerac association pour les couples binationaux, aide juridique et accompagnement https://www.facebook.com/Lesamoureuxaubanpublic

21/03/2026

Protection des femmes étrangères face aux violences : quand le statut migratoire fragilise
Un nouveau guide pour connaître et défendre leurs droits
Les femmes étrangères victimes de violences sexistes et sexuelles sont moins bien protégées par la loi. En plus d’avoir moins de droits, elles ont bien plus de difficultés à les faire valoir. Face à cette situation, six associations spécialisées en droit des femmes et dans l’accompagnement des personnes étrangères se sont rassemblées pour produire un guide pratique. Cette publication inédite s’adresse aux personnes concernées ou à leurs proches, ainsi qu’à tous·tes professionnel·les, juristes ou non, qui les accompagnent.

14/03/2026



La fabrique de la précarité

Merci pour cet article qui décortique l’effet des à l’encontre des personnes étrangères, avec à la clé leur mise au ban par une assignation à l’irrégularité de séjour.

Quand elle délivre une OQTF, la préfecture constate l'irrégularité du séjour et néglige la vie privée et familiale :
"Face à une personne étrangère en France depuis de longues années [...], pacsée à une Française, l’administration ne regarde que le statut administratif et, constatant l’irrégularité de son séjour sur le territoire, délivre l’OQTF. [...]
Le juge administratif peut dès lors enjoindre à la préfecture de réévaluer la situation des personnes, voire directement lui ordonner la délivrance d’un titre de séjour. Ce levier contentieux demeure le principal recours des étrangers·ères face à l’État."

L'usage du trouble à l'ordre public facilité par la loi Darmanin :
"Outre les motifs d’irrégularité du séjour sur le territoire, une OQTF peut être prononcée en raison d’une « menace à l’ordre public ». Or, cette notion n’étant pas définie, elle peut faire l’objet d’interprétations variables selon les préfectures et les juges administratifs, mettant à mal le principe de l’égalité devant la loi. Elle peut englober des comportements très divers, allant de la commission d’infractions pénales — contraventions incluses —, à des comportements jugés non respectueux des « symboles fondamentaux de la République » comme l’hymne national ou le drapeau. Les entorses supposées à la laïcité et à l’égalité femme-homme, par exemple, peuvent également servir de justification, légitimant ainsi des préjugés islamophobes. Une conduite avec un permis étranger ou un défaut d’assurance, tout comme une simple mention au fichier hashtag (traitements d’antécédents judiciaires), même pour une garde à vue sans poursuites ou un classement sans suite, peuvent aussi suffire à déclencher une OQTF pour menace à l’ordre public."

Une situation kafkaïenne :
"Derrière les enjeux administratifs, cette politique affecte très concrètement des vies entières, sans jamais remplir son objectif affiché. La violence administrative que ces mesures représentent pour les personnes concernées est rarement évoquée. Une OQTF, même non exécutée, place la personne dans une précarité juridique et sociale extrême : interdiction de travailler légalement, impossibilité de se loger normalement, risque permanent d’interpellation."

"La fabrique des OQTF", un article de Chloé Fraisse Bonnaud et Tania Racho, Orient XXI, 4/03/2026

https://orientxxi.info/France-La-fabrique-des-OQTF

28/02/2026



Pour que l’espoir l’emporte sur l’impuissance

« Ce pays ne marche pas sans immigré·e·s. Il n’existe pas sans l’immigration et en bénéficie à tous points de vue.
Ce n’est pas l’immigration qui le détruit, ce sont les politiques menées, le racisme et l’injustice.
Le 18 décembre, à l’occasion de la Journée internationale des migrant·e·s, nous appelons à en faire la démonstration.
Avec ou sans papiers, immigré·e·s, enfants d’immigré·e·s, de 1ère, 2ème, 3ème génération, cousin·e·s, voisin·e·s, collègues, bloqueur·se·s du 10 septembre, manifestant·e·s et grévistes du 18 septembre, nous n’irons pas à l’école, au travail, dans les commerces.
Nous manifesterons ensemble dans toutes les villes du pays :
• Pour l’abrogation immédiate de la loi Darmanin et des circulaires Retailleau
• Pour l’égalité des droits de toutes et tous, à l’école, au logement, à la santé, à la culture, au travail.
• Pour la régularisation des sans-papiers
• Pour la fermeture des centres de rétention administrative (CRA)
• Pour la justice sociale et la solidarité, contre le racisme et le fascisme »

Nous sommes signataires de cet appel des collectifs de sans papier et de la Marche des solidarités, aux côtés de 450 signataires et 51 manifestations et actions de solidarité !

Les Amoureux au ban public Albi
Les amoureux au ban public Bergerac
les amoureux au ban public 63 - Clermont Ferrand
Les Amoureux au Ban Public Lille / Amoureuxses en couple binational
Les Amoureux au Ban Public de Lyon
Les Amoureux au ban public Marseille
ABP Montpellier
Amoureux au ban public Nantes
Les Amoureux au Ban Public - Collectif Paris/IdF
Amoureux au ban public Strasbourg

18/02/2026
18/02/2026
14/02/2026

Petit changement de programme

TABLE RONDE « IMPOSSIBLES RÉPARATIONS » LE 23 JANVIER 2026 AU FORUM DES IMAGES par les r***es Délibérée et Plein droit | 19h, 2 rue du cinéma, Paris 1er

La table ronde sera animée par Emmanuel Blanchard, historien, pour le GISTI et Liora Israël, sociologue, pour la r***e Délibérée portée par le Syndicat de la magistrature. Débat avec Mouhieddine Cherbib (défenseur des droits humains), Armelle Mabon (historienne) et William Bourdon (avocat activiste engagé sur le plan international pour la défense des droits de l’Homme).

30/12/2025

À l'occasion de la Journée internationale des personnes migrantes, Migreurop est signataire avec plus de 40 organisations de toute l'Europe, d'un communiqué pour appeler les États membres et les…

19/12/2025

́cembre ́

Né-es ici ou venu-es d’ailleurs : pour une France de liberté, d’égalité et de solidarité

« Restrictions drastiques des conditions d’accueil pour les demandeurs d’asile, refus de régularisation, refus de premier titre de séjour, refus de renouvellement de titre de séjour, remise en cause des APL pour les étudiant-es étranger-es, obligations de quitter le territoire français ( ) systématiques et généralisées, placements en rétention, cette politique migratoire, véritable fabrique de sans-papiers, attentatoire aux droits et à la dignité des personnes étrangères doit cesser.

La loi immigration du 26 janvier 2024 et la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, ont des conséquences humaines catastrophiques pour les personnes étrangères qui souhaitent travailler, étudier, se soigner, se marier, avoir une vie familiale en France. Tout est organisé pour leur rendre la vie impossible, en les soumettant quotidiennement à une violence sociale, administrative et institutionnelle incompatible avec la promesse démocratique de nos sociétés.

Les régularisations permettant d’obtenir un titre de séjour par le travail ou en raison de la vie privée et familiale, ont été réduites à un niveau tel qu’elles sont en pratique inaccessibles. Des dizaines de milliers de personnes étrangères, confrontées au blocage des préfectures et à la lenteur du renouvellement de leurs titres, se retrouvent dans des situations dramatiques, rupture de contrats de travail, de droits sociaux, perte de logement, sous prétexte de dématérialisation, mais en réalité en raison d’une politique discriminatoire et xénophobe.

Le nombre d’OQTF a encore augmenté, générant angoisses, stigmatisation, pertes de droits, basculement dans la précarité. La France détient le record du nombre d’OQTF prononcées en Europe, soit 120 000 à 130 000 OQTF en 2024, soit un quart des OQTF délivrées par les 27 états membres de l’Union Européenne. Or, la plupart de ces OQTF sont inexécutables. Celles mises en œuvre brisent des vies, des liens familiaux, renvoient des exilé·es vers des enfers qu’elles et ils ont fuis. Il s’agit, de fait, d’un outil de pression et de répression visant à mettre les personnes exilé·es dans une situation de profonde vulnérabilité administrative, sociale et économique, et de leur signifier qu’elles seraient indésirables en France.

Cette politique fait le jeu de l’extrême droite, alimente le racisme et la surexploitation des travailleuses et des travailleurs migrant-es, avec ou sans papiers, faisant du traitement inégalitaire et stigmatisant des personnes étrangères la norme. Tout ceci permet aux médias détenus notamment par le groupe Bolloré de déverser chaque jour leur haine et leurs affirmations mensongères suscitant la peur et la division, pour se placer en protecteurs contre des dangers fictifs.

Ce n’est pas la France que nous souhaitons !

Nous souhaitons une France de liberté et d’égalité ! Les droits à l’éducation, aux protections sociales, à la santé, au travail, au logement, aux loisirs, à la culture… doivent être les mêmes pour toutes et tous afin de permettre à chacune et chacun de construire librement son quotidien et son avenir.

Nous souhaitons une France accueillante, inclusive et solidaire ! Les personnes étrangères ne sont ni une menace ni une variable d’ajustement économique et électoraliste mais une richesse pour notre société. La diversité qu’ils et elles incarnent et leur contribution à la vie collective sont des atouts précieux.

Nous souhaitons que les personnes étrangères vivant en France, qui y ont des attaches familiales ou privées, y travaillent, étudient, puissent avoir accès à un titre de séjour stable et protecteur, pour contribuer, en toute légalité et en toute égalité, à la vie culturelle, sociale et économique de notre pays.

Les organisations du collectif né-es ici ou venu-es d’ailleurs appellent à une large mobilisation de la société civile, dans toute sa diversité, pour dénoncer cette nouvelle vague d’attaques extrêmement graves envers les personnes étrangères en France et pour défendre un autre projet de société, humaniste, solidaire et égalitaire. »

Ligue des droits de l'Homme - Attac France - La Cimade - Femmes Egalité - Fsu - Engagé-es au quotidien - Oxfam France - MRAP - Union Syndicale Solidaires - SOS Racisme - UNEF le syndicat étudiant

Nous sommes signataires de cet appel :

Les Amoureux au ban public Albi
Les amoureux au ban public Bergerac
les amoureux au ban public 63 - Clermont Ferrand
Les Amoureux au Ban Public Lille / Amoureuxses en couple binational
Les Amoureux au Ban Public de Lyon
Les Amoureux au ban public Marseille
ABP Montpellier
Amoureux au ban public Nantes
Les Amoureux au Ban Public - Collectif Paris/IdF
Amoureux au ban public Strasbourg

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