Andmrf de la région Auvergne & Souvenir Français de Bellerive / Allier

Andmrf de la région Auvergne & Souvenir Français de Bellerive / Allier Association Nationale des Descendants des Médaillés de la Résistance Française de l'Auvergne
Comité du Souvenir Français de Bellerive / A

16/01/2026
01/01/2026

Ça fait mal quand je m’assois” – Ce que les n***s faisaient aux prisonnières françaises à Schirmeck

Je l'entends encore maintenant, à 74 ans, assise dans mon fauteuil à Strasbourg. J'entends le vent des Vosges qui hurle et je sens ce froid de moins 15 degrés qui me brûlait la peau en janvier 1944 au camp de Schirmeck. Je m'appelle Claire Duret et j'avais 29 ans quand je me tenais là, lors de l'appel matinal, le corps tremblant non seulement de froid, mais d'une terreur que les mots peinent à décrire. Nous connaissions toutes cette douleur métallique, celle qui survient après l'acte, ce châtiment que les n***s imposaient pour briser notre dignité de femme.

Tout a commencé en octobre 1943. J'étais institutrice, mais j'avais choisi de devenir messagère pour la résistance, transportant des documents chiffrés cousus dans la doublure de mon manteau. J'ai été arrêtée par la Gestapo dans un couvent aux abords de Strasbourg. Ils ont tout trouvé. Après un voyage éprouvant, j'ai été jetée à Schirmeck, un enfer de 200 femmes où l'on m'a rasé la tête et tatoué un numéro. Là, j'ai rencontré Marguerite, une ancienne infirmière qui est devenue mon pilier, me répétant sans cesse de ne jamais leur montrer ma peur.

Les interrogatoires ont débuté dès le lendemain. Klaus Richter, un officier SS qui parlait un français parfait, voulait savoir où se trouvait mon frère Étienne, chef d'une cellule de résistance, et l'émetteur radio. Devant mon silence, ils ont commencé la vraie torture. La première fois, ce fut une planche de bois garnie de clous qu'ils recouvraient d'un chiffon mince. Ils m'ont forcée à m'asseoir dessus pendant des heures. La douleur était immédiate, profonde. Chaque pression sur mes épaules enfonçait les clous plus loin. Quand ils me ramenaient au baraquement, je ne pouvais plus m'asseoir, obligée de rester debout ou allongée sur le ventre tandis que Marguerite soignait mes plaies avec de l'eau froide et du sel volé.

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17/11/2025

Portait du maréchal Pétain, dans les Mémoires de guerre du Général de Gaulle : « Au maréchal Pétain, qui dînait dans la même salle, j’allai en silence adresser mon salut. Il me serra la main , sans un mot. Je ne devais plus le revoir, jamais.

Quel courant l’entraînait et vers quelle fatale destinée !

Toute la carrière de cet homme d’exception avait été un long effort de refoulement. Trop fier pour l’intrigue, trop fort pour la médiocrité, trop ambitieux pour être arriviste, il nourrissait en sa solitude une passion de dominer, longuement durcie par la conscience de sa propre valeur, les traverses rencontrées, le mépris qu’il avait des autres. La gloire militaire lui avait, jadis, prodigué ses caresses amères. Mais elle ne l’avait pas comblé, faute de l’avoir aimé seule. Et voici que, tout à coup, dans l’extrême hiver de sa vie, les événements offraient à ses dons et à son orgueil l’occasion, tant attendue ! de s’épanouir sans limites; à une condition, toutefois, c’est qu’il acceptât le désastre comme pavois de son élévation et le décorât de sa gloire.

Il faut dire que, de toute manière, le Maréchal tenait la partie pour perdue. Ce vieux soldat, qui avait revêtu le harnois au lendemain de 1870, était porté à ne considérer la lutte que comme une nouvelle guerre franco-allemande. Vaincus dans la première, nous avions gagné la deuxième, celle de 1914-1918, avec des alliés sans doute, mais qui jouaient un rôle secondaire. Nous perdions maintenant la troisième. C’était cruel, mais régulier. Après Sedan et la chute de Paris, il n’était que d’en finir, traiter et, le cas échéant, écraser la Commune, comme, dans les mêmes circonstances, Thiers l’avait fait jadis. Au jugement du vieux Maréchal, le caractère mondial du conflit, les possibilités des territoires d’outre-mer, les conséquences idéologiques de la victoire d’Hitler, n’entraient guère en ligne de compte. Ce n’étaient point là des choses qu’il eût l’habitude de considérer.

Malgré tout, je suis convaincu qu’en d’autres temps, le maréchal Pétain n’aurait pas consenti à revêtir la pourpre dans l’abandon national. Je suis sûr, en tout cas, qu’aussi longtemps qu’il fut lui-même, il eut repris la route de la guerre dès qu’il put voir qu’il s’était trompé, que la victoire demeurait possible, que la France y aurait sa part. Mais, hélas ! les années, par-dessous l’enveloppe, avaient rongé son caractère. L’âge le livrait aux manœuvres de gens habiles à se couvrir de sa majestueuse lassitude. La vieillesse est un naufrage. Pour que rien ne nous fût épargné, la vieillesse du maréchal Pétain allait s’identifier avec le naufrage de la France. »

Charles de Gaulle, Mémoires de guerre, L’appel : 1940-1942, pages 77-78 de l’édition Pocket

10/11/2025
Un peu d'histoire.....
25/10/2025

Un peu d'histoire.....

Les yeux plus gros que le ventre.

25 octobre 732 (ou 17 octobre 733) : Charles Martel fait d’une pierre deux coups en boutant les Omeyyades de Poitiers et en s’emparant du duché d’Aquitaine.

À l’automne 732 (ou 733) Charles Martel défait les Omeyyades chez les Pictons (Poitiers et son arrière-pays) et met un terme à l’expansion arabo-berbère en Aquitaine. La bataille de Poitiers intervient dans un contexte de conquête territoriale du Califat omeyyade, dynastie arabe qui gouverne le monde musulman depuis 661.

Après avoir conquis en quelques décennies l’Afrique du Nord, les Omeyyades se tournent vers l’Europe occidentale. Dans la nuit du 27 au 28 avril 711, Tariq ibn Ziyad débarque à Gibraltar et conquiert la péninsule ibérique alors gouvernée par les Wisigoths.

En 719, les arabo-berbères traversent les Pyrénées et poursuivent leurs conquêtes territoriales au nord. C’est le début de la première campagne d’Aquitaine. L’Aquitaine est alors un immense duché, qui a repris son indépendance du Royaume des Francs depuis 629, s’étendant des Pyrénées au sud à la Loire au nord et à l’est.

La première campagne d’Aquitaine oppose plusieurs généraux berbères convertis à l’islam, à Eudes, duc d’Aquitaine. Parmi ces chefs de guerre, figure Al-Samh ibn Malik al-Khawlani, qui conquiert Narbonne en 719. La ville est saccagée, une partie de sa population est expulsée ou réduite en esclavage.

Les Berbères se tournent alors vers Toulouse à l’ouest, toujours avec un objectif de conquête territoriale. Mais Al-Samh ibn Malik al-Khawlani meurt en 721 devant Toulouse au cours d’une bataille remportée par Eudes.

Défaits en Aquitaine, les Omeyyades poursuivent leurs conquêtes vers l’est et occupent Nîmes puis Arles en 725. Ils abandonnent toutefois toute velléité de conquête de l’Aquitaine. En 730, Abd al-Rahman est nommé gouverneur d’Al-Andalus, en charge de constituer une armée afin de reprendre la campagne d’Aquitaine.

La deuxième campagne d’Aquitaine débute, une décennie après l’échec de la première. L’expédition constituera une opération combinée entre la marine à l’est et la cavalerie à l’ouest, avec pour objectif de prendre en étau les Aquitains et les Francs.

En 732, une flotte omeyyade débarque en Camargue, remonte la vallée du Rhône jusqu’à Sens, qui est assiégée puis occupée. La même année, Abd al-Rahman et sa cavalerie franchit les Pyrénées, traverse l’Aquitaine à grande vitesse et arrive jusqu’à Bordeaux ou il bat les troupes d’Eudes.

Trente mille soldats omeyyades et leur famille ont franchis les Pyrénées avec Abd al-Rahman, avec l’intention de s’emparer les richesses des territoires conquis. A ce stade la campagne d’Aquitaine est avant tout une campagne de razzia.

Elle est destinée, dans l’esprit d’Abd al-Rahman, à punir Eudes qui s’est allié Munuza, vassal de Cerdagne (aujourd’hui en Catalogne). Ce dernier était en rupture de ban avec Abd al-Rahman, il aurait même comploté contre lui pour lui ravir la charge de gouverneur d’Al-Andalus.

Après avoir puni le seigneur félon en Catalogne, Abd al-Rahman s’était tourné vers l’Aquitaine pour punir Eudes. Mais les troupes d’Eudes sont incapables de résister à Abd al-Rahman, lequel se laisse griser par sa campagne de rapine et remonte toujours plus vers le nord.

Dépassé par les ambitions des Omeyyades, Eudes se résigne à demander l’aide de Charles Martel. Ce dernier conditionne son intervention à la réunion de l’Aquitaine au Royaume des Francs, ce qu’accepte Eudes.

En octobre 732 (ou 733) les Omeyyades entrent dans le pays des Pictons et pillent l’abbaye de Saint-Hilaire près de Poitiers, ils sont maintenant aux portes de la Loire. Le fleuve est alors la frontière naturelle entre le monde aquitain et le monde franc.

Les Berbères ont entendu parler d’une riche basilique à Tours. On leur dit qu’elle abrite les reliques sacrées d’un dénommé Martin. On les alerte : Martin est un Saint pour les Gaulois, Tours n’est pas en pays picton mais en pays franc, l’évêque est aussi vénéré par ces derniers.

Les Francs ont même coutume depuis Clovis d’arborer sur le champ de bataille et en guise de protection la cape rouge de Saint Martin, ancien légionnaire converti au christianisme. Mais qu’importe pour Abd al-Rahman qui a débuté sa campagne de rapine depuis plus de six mois en pays aquitain et qui ne rencontre pour le moment aucune résistance. Pourquoi donc se priver d’immenses richesses qui ne sont qu’à trois jours de cheval de Poitiers ?

Compte tenu de la menace, Charles Martel franchit la Loire et pénètre dans le duché d’Aquitaine avec ses troupes. Il sera rejoint par Eudes et l’armée d’Aquitaine, ils font face à l’armée d’Abd al-Rahman près de Vouneuil sur Vienne.

Les belligérants seraient sensiblement équivalents en nombre, avec un léger avantage pour Abd al-Rahman. Mais les Omeyyades semblent surtout supérieurs techniquement, disposant d’une puissante cavalerie, alors que Charles Martel dispose avant tout de fantassins.

Pendant six jours, les cavaliers omeyyades et les fantassins francs s’observent et se livrent à quelques escarmouches. Le 17 octobre 733 (ou 25 octobre 732), premier samedi du mois du Ramadan, Abd al-Rahman prend l’initiative de l’attaque.

Les soldats de Charles Martel, formés en palissade « comme un mur immobile, l'épée au poing et tel un rempart de glace », attendent le choc. La cavalerie arabo-berbère s'avère incapable de percer la ligne franque et s’empale sur les épées et les lances des Francs.

Prise à revers par les soldats d’Eudes, la cavalerie omeyyade ne pourra pas lancer une nouvelle charge, elle se repliera dans son campement le jour même. Alors que les pertes chez les Francs sont estimées à moins de dix pourcents, celles chez les Omeyyades dépasseraient les cinquante pourcents. Abd al-Rahman est tué à l’occasion du combat.

Les soldats survivants et leur famille quittent le champ de bataille dans la nuit et regagnent différents points selon les groupes.

Un premier groupe reste à proximité du pays de Poitiers et se finira par être assimilé à la population locale au fil des générations. Un deuxième groupe se replie à Narbonne, alors chasse gardée des Omeyyades. Un troisième groupe passe les Pyrénées pour ne plus jamais les franchir. Un dernier groupe enfin se dirige vers la Bourgogne où Charles Martel les affrontera de nouveau les années suivantes.

Les Francs sortent considérablement renforcés de la bataille de Poitiers. Ils apparaissent comme les seuls capables de s’opposer sérieusement aux Omeyyades. À l’issue de cette bataille, le duché d’Aquitaine sera définitivement réuni au Royaume des Francs, du moins du vivant d’Eudes.

Ses fils contesteront de nouveau l’autorité de Charles à la mort du duc d’Aquitaine. Vingt ans après Poitiers le fils de Charles Martel, Pépin le Bref, libère Narbonne de l’occupation arabo-berbère. La dernière place forte omeyyade au nord des Pyrénées est évacuée. La population musulmane restée sur place s’assimilera progressivement à la population locale.

En 750, les Abbasides renversent les Omeyyades à la tête du califat. Ce changement dynastique opère également un changement de stratégie en termes de conquête territoriale. Les Abbasides abandonneront en effet toute idée de conquête en Europe occidentale. Cordoue deviendra le centre d’un émirat autonome dont le pouvoir sera limité à la péninsule ibérique.

Aujourd’hui la bataille de Poitiers de 732 est régulièrement instrumentalisée dans le débat public. C’est le cas des mouvements identitaires de droite faisant un parallèle entre Poitiers et l’immigration maghrébine de la deuxième partie du XXe siècle.

C’est le cas également des mouvements indigénistes de gauche. Ces derniers, au mieux, contestent le contexte ayant entouré l’invasion omeyyade de l’Aquitaine, ou au pire remettent en question l’existence même de la bataille.

Dans un cas comme dans l’autre, on affirme avec certitude que la bataille de Poitiers était une invasion territoriale (pour la droite) une razzia secondaire qui a mal tourné (pour la gauche). En réalité, il est impossible d’apporter une réponse péremptoire à cette question puisqu’elle n’est pas tranchée par les sources contemporaines de l’événement.

Dans la mesure également où les arguments des deux parties sont convaincants : après avoir pris Bordeaux en juin 732, les Arabo-berbères ne laissent pas de garnison sur place. Ce qui n’a pas été l’usage dans le contexte de la première campagne d’Aquitaine intervenue dans les années 720.

Laissant à penser qu’en 732, les Berbères ne s’inscrivent pas dans une volonté de conquête territoriale mais davantage dans un objectif de rapine de l’arrière-pays aquitain. Ce qui est le but avoué d’Abd al-Rahman au début de la campagne d’Aquitaine. Pour autant, on sait que les opérations de razzias constituaient chez les Omeyyades le prérequis à une conquête territoriale.

Sans source contemporaine des événements venant nous éclairer, la bonne foi impose de considérer que cette question ne peut être tranchée aujourd’hui. Dans un sens (une invasion) comme dans l’autre (une simple razzia).

Illustration : Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898), Charles Martel entre à Poitiers après sa victoire, 1874, mairie de Poitiers.

Pour aller plus loin : Jean Deviosse et Jean-Henry Roy, « La bataille de Poitiers : octobre 733 », éditions Gallimard, collection « Trente journées qui ont fait la France », 1966.

1293 ans de date à date, 25 octobre 732.

24/10/2025

En octobre 1941, Odessa, grande ville portuaire d'Ukraine est occupée par les troupes roumaines (alliées de l’Allemagne nazie). L'ordre est donné d'exterminer la population juive. En seulement trois jours, plus de 30 000 civils juifs sont sauvagement assassinés par les hommes du maréchal Antonescu.

08/10/2025

🔥 “Ils sont morts pour la France… et la France les enterre une deuxième fois.”

L’histoire ne s’apprend plus. Le devoir de mémoire s’efface dans un vacarme d’indifférence.
Pendant ce temps, des tombes sont rasées. Des noms disparaissent.
Des jeunes hommes morts à 19 ans pour une France libre… jetés comme des restes.

Mais ça ne commence pas avec des croix qu’on arrache.
Ça commence avec une société qui oublie.
Une jeunesse à qui on n’explique plus rien.
Des soldats d’hier oubliés, des soldats d’aujourd’hui épuisés.

Certains rentrent de mission, brisés de l’intérieur.
Syndromes post-traumatiques. Solitude. Isolement.
Ils ne dorment plus, ils ne parlent plus…
Et parfois, ils s’effacent doucement, eux aussi, dans le silence.

D’autres cherchent leur place dans une société qui ne comprend pas ce qu’ils ont vécu.
Des médailles dans un tiroir. Des douleurs qu’on nie.
Et une République qui ne répond plus.

Et puis, il y a ceux qu’on ne voit jamais.
Les familles. Les veuves. Les orphelins.
Ceux qui doivent avancer, seuls, avec une absence immense.
Eux aussi, on les oublie. Eux aussi, on les raye.

En détruisant nos tombes militaires, on ne touche pas qu’au passé.
On tue le lien.
On brise le fil entre les générations.
Et on creuse un vide, là où devrait battre un cœur collectif.

À Militaire, un Rêve, on ne peut pas accepter ça.
On ne peut pas honorer les blessés d’aujourd’hui si l’on oublie les morts d’hier.
On ne peut pas construire une paix si l’on ne respecte pas ceux qui ont donné leur vie pour elle.

On agit pour que la mémoire vive.
On agit pour que personne ne soit oublié.
On agit pour rassembler, éduquer, alerter.

Si toi aussi tu refuses l’oubli,
Si toi aussi tu crois que la France, c’est plus que du béton et des échéances électorales,
Alors partage ce message.
Parle-en.
Fais vivre ceux qu’on veut effacer.

Le devoir de mémoire n’est pas un choix.
C’est un devoir.
Et tant que nous respirons… nous continuerons de nous battre pour qu’il soit respecté.

🕯️ À ceux qu’on a arrachés à la vie pour que nous puissions vivre
🕯️ À ceux qu’on oublie alors qu’ils ont tout donné
🕯️ À ceux qui, aujourd’hui encore, se battent — visibles ou invisibles

La mémoire est un combat. Ne laissons pas gagner l’oubli.

🙏 La mémoire est un combat. Ne laissons pas gagner l’oubli.

07/10/2025

La révolte du Sonderkommando d’Auschwitz II-Birkenau
Le 7 octobre 1944, les hommes du Sonderkommando d’Auschwitz détruisent les crématoires III et IV du camp. Dans l’enfer de la Solution finale, ces résistants donnent ainsi le signal de la révolte. Grâce aux «rouleaux d’Auschwitz», leur témoignage est parvenu jusqu’à nous.
C’est dans l’enfer d’Auschwitz-Birkenau, où plusieurs millions d’êtres humains furent exterminés, que survint, le 7 octobre 1944, un événement extraordinaire : la révolte du Sonder-kommando.
Le Sonderkommando était constitué d’hommes qui participaient au processus de la Solution finale. Choisis dès la descente du train, ils étaient isolés des autres déportés et chargés de sortir des chambres à gaz les cadavres nus, enchevêtrés, de trier les vêtements, d’extraire les dents en or, de couper les cheveux puis, dans le rugissement des flammes, d’entasser les corps dans les fours crématoires, reconnaissant parfois les visages défigurés de membres de leur famille débarqués avec eux quelques heures auparavant.
Les hommes du Sonderkommando ne vivaient jamais longtemps, les n***s ne voulant pas de témoins de leurs crimes...Certains d’entre eux affectés au Sonderkommando de Birkenau choisirent de se révolter.
« Observant la dégradation de notre commando, comment les hommes s’avilissaient tous progressivement et s’éloignaient de tout sentiment humain, au point de perdre toute espérance… nous avons décidé qu’il fallait qu’un but soit fixé », écrit Zalman Lewental dans les Rouleaux d’Auschwitz, manuscrits en yiddish écrits nuit après nuit et enterrés dans la glaise des crématoires II et III. Deux militants de l’organisation Solidarité déportés de Paris, Joseph Dorembus (Warszawski) et Jacques Handelsman, qui étaient en liaison avec le Comité international de la Résistance du camp, s’engagèrent corps et âme dans cette révolte. L’évasion de déportés avait été envisagée à l’approche de l’Armée rouge mais avait finalement été retardée.
C’est à l’automne 1944 que les événements se sont accélérés, après l’assassinat des derniers Hongrois arrivés, quand les autorités du Reich décidèrent d’effacer toute trace de génocide et de détruire les structures de mise à mort, ce qui signifiait la liquidation de tous les témoins.
Pour les hommes du Sonderkommando, il n’était pas question de rester passifs et de se laisser exécuter sans combattre. Ne pouvant attendre le rapprochement du front, ils décidèrent d’incendier les crématoires et de profiter de la confusion qui s’ensuivrait pour faciliter l’évasion des déportés dans la campagne environnante.
Des armes furent fabriquées et, grâce à l’aide de femmes déportées qui travaillaient dans l’usine d’armement voisine, de la poudre explosive fut introduite.
C’est le 7 octobre 1944 que le Sonderkommando passe à l’action, fait sauter le crématoire IV et met le feu au crématoire III. Croyant l’insurrection générale commencée, les déportés courent vers les fils barbelés. Les hommes du Sonderkommando du crématoire I se sacrifient alors, prennent le temps de couper les barbelés, renoncent à s’enfuir et attirent à eux les SS. Les fugitifs sont tués dans les combats ou après avoir été repris. Joseph Warszawski est tué. Jacques Handelsman est capturé alors qu’il allait faire sauter le crématoire II. Il est torturé puis exécuté. Le crématoire IV, endommagé de façon irréparable, ne fut plus utilisé. Le 7 novembre 1944, les n***s détruisent la chambre à gaz qui témoigne de leurs crimes. Le 5 janvier 1945, quatre jeunes femmes qui avaient introduit la poudre sont pendues devant toutes les femmes du camp après avoir été torturées .
« Soyez sûrs et certains, chers camarades sacrifiés qui n’êtes plus avec nous, qui avez accompli votre devoir… nous non plus, nous n’avons plus peur de rien. Nous avons vécu ensemble, souffert ensemble, lutté ensemble, commencé ensemble un combat que nous allons mener à bonne fin… Que vos âmes restent liées au faisceau des vivants », a écrit Zalman Lewental dans les Rouleaux d’Auschwitz . Ce soulèvement, comme celui du ghetto de Varsovie, devint le symbole de la résistance héroïque des juifs.
Source:https://www.humanite.fr/la-revolte-du-sonderkommando....

26 Août 2025 :  La cérémonie du 81è Anniversaire de la libération de Vichy s’est déroulée devant le monument de la Résis...
29/08/2025

26 Août 2025 : La cérémonie du 81è Anniversaire de la libération de Vichy s’est déroulée devant le monument de la Résistance.
Le 26 août 1944 Vichy se réveillait libre. La ville occupée pendant quatre ans par le gouvernement de Pétain a été libérée sans combats.
Souvenons nous de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui se sont mobilisés pour résister à l’envahisseur et défendre notre liberté au péril de leur vie.
Honneur et respect à tous ces combattants de l’ombre.

27/08/2025

26 août 1944 : Hier il a ordonné que les cloches sonnent pour la 2e DB. 4 ans que Raymond Bruckberger, le moine rebelle, commando en 1940 (24e BCA), arrêté en 1942, a choisi de Gaulle. Avec le Te Deum qu'il entonne, c'est la victoire de la Résistance que sacre Notre-Dame.

27/08/2025

🇫🇷 26 août 1944, le Général de Gaulle descend les Champs-Élysées. Dans ses Mémoires de Guerre, il écrit : « Ah ! C'est la mer ! Une foule immense est massée de part et d'autre de la chaussée. Peut-être deux millions d'âmes. Les toits aussi sont noirs de monde. À toutes les fenêtres s'entassent des groupes compacts, pêle-mêle avec des drapeaux. Des grappes humaines sont accrochées à des échelles, des mâts, des réverbères. Si loin que porte ma vue, ce n'est qu'une houle vivante, dans le soleil, sous le tricolore.

Je vais à pied. Ce n’est pas le jour de passer une r***e où brillent les armes et sonnent les fanfares. Il s’agit, aujourd’hui, de rendre à lui-même, par le spectacle de sa joie et l’évidence de sa liberté, un peuple qui fut, hier, écrasé par la défaite et dispersé par la servitude. Puisque chacun de ceux qui sont là a, dans son cœur, choisi Charles de Gaulle comme recours de sa peine et symbole de son espérance, il s’agit qu’il le voie, familier et fraternel, et qu’à cette vue resplendisse l’unité nationale. [...]

Je vais donc, ému et tranquille, au milieu de l’exultation indicible de la foule, sous la tempête des voix qui font retentir mon nom, tâchant, à mesure, de poser mes regards sur chaque flot de cette marée afin que la vue de tous ait pu entrer dans mes yeux, élevant et abaissant les bras pour répondre aux acclamations. Il se passe, en ce moment, un de ces miracles de la conscience nationale, un de ces gestes de la France, qui parfois, au long des siècles, viennent illuminer notre Histoire. »

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