11/04/2026
Nos enfants ne sont pas du contenu.
On comprend.
La fierté. L’amour. L’envie de partager.
Un sourire, une première fois, un moment de vie.
Mais aujourd’hui, les réseaux sociaux ne sont pas des albums de famille.
Ce sont des espaces publics.
Ouverts.
Traversés par des regards que l’on ne maîtrise pas.
Et parmi ces regards, il y a aussi des personnes malveillantes.
Des adultes qui collectent, détournent, utilisent des images d’enfants.
Ce n’est pas une exagération. C’est une réalité documentée.
Un enfant ne choisit pas.
Il ne consent pas.
Il ne décide ni de son image, ni de sa diffusion.
Et pourtant, ce qui est publié aujourd’hui peut rester, circuler, être récupéré… pour longtemps.
Protéger un enfant, aujourd’hui, ce n’est pas seulement veiller à ce qu’il mange, à ce qu’il dorme, à ce qu’il soit en sécurité dans la rue.
C’est aussi protéger son intimité numérique.
C’est se poser cette question simple, essentielle :
“Est-ce que cette image lui appartient vraiment… ou est-ce que je la donne au monde à sa place ?”
Aimer, ce n’est pas tout montrer.
Aimer, c’est aussi savoir préserver.
Alors peut-être qu’il est temps de déplacer le regard.
De garder certains instants dans le cercle de la confiance.
De redonner aux enfants ce qui leur revient :
leur droit à l’intimité, à l’oubli, à choisir plus t**d.
Parce qu’un enfant n’est pas une vitrine.
C’est une personne en devenir.
Et cela mérite, plus que jamais, notre vigilance collective.