01/06/2026
𝐋𝐞 𝐦𝐞́𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐫𝐞́𝐩𝐞́𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 François Xavier Ceccoli 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐁𝐞𝐥𝐠𝐨𝐝𝐞̀𝐫𝐞
Une fois de plus, le député de la deuxième circonscription FX Ceccoli affirme que Belgodere serait la commune comptant le plus de résidences secondaires.
Contrairement à ce qui est affirmé, Belgodere ne compte pas une majorité de résidences secondaires.
Une part importante des logements comptabilisés correspond à des résidences de tourisme liées à l’activité économique locale, notamment la résidence Belambra avec 360 appartements depuis 60 ans, ou Odalys avec ses 200 appartements. Ces hébergements ne sont ni des résidences secondaires dans leur usage, ni des résidences secondaires sur le plan fiscal : ce sont des lieux de villégiature pour les touristes, comme le sont des chambres d’hôtel. Voilà où se trouvent la plupart des « résidences secondaires » évoquées.
Le reste correspond à des maisons au village, appartenant à des familles de Belgodere, à des membres de notre diaspora. Ces maisons sont détenues depuis des générations. Elles ne sont pas des produits spéculatifs, mais un patrimoine familial, culturel et affectif qui maintient un lien vivant avec notre commune.
Nous refusons que ces familles soient assimilées à des propriétaires de résidences secondaires, spéculateurs ou investisseurs.
Elles ont conservé leurs maisons, leurs racines et leur attachement au village. C’est une richesse pour Belgodere, pas un problème.
La réalité de Belgodère est pourtant simple à constater.
Notre commune a fait le choix, depuis de nombreuses années, d’une politique volontariste en faveur de l’habitat permanent, des familles et de la vie au village, ainsi que dans de nouveaux hameaux (Stollu, Erbaghjolu, Terraghju…). Grâce à cette stratégie, notre population a fortement progressé et figure aujourd’hui parmi les trois plus jeunes du Cismonte.
À Belgodere, l’école est au village. La crèche est au village. Les activités culturelles, sportives et associatives sont également ancrées au village.
Nous avons construit au village. Nous avons réhabilité au village. Nous avons créé des logements pour permettre à des familles, à des jeunes ménages et à des actifs de s’installer durablement. Plus de 80 % des constructions réalisées ces quinze dernières années l’ont été sur du foncier public ou dans le cadre de projets accompagnés par la commune.
Nous disposons d’un PLU depuis près de trente ans. Nous avons choisi d’organiser notre aménagement dans le respect de l’intérêt général et avons fait le choix d’encadrer notre développement afin de préserver l’équilibre entre accueil de population, protection du foncier et intérêt général.
Dès lors, il est toujours surprenant de recevoir des leçons de ceux qui feraient mieux de regarder leur propre situation avant de commenter celle des autres. Votre commune, elle, n’en dispose toujours pas, me semble-t-il.
Il est donc surprenant de vous voir donner aussi des leçons en matière d’aménagement alors même que vous vous êtes régulièrement opposé, au Palais-Bourbon, à des dispositifs destinés à lutter contre la spéculation foncière et immobilière. Là où le législateur cherche à donner aux communes des outils pour maîtriser leur développement, favoriser le logement des résidents permanents et limiter les dérives spéculatives, vous semblez soutenir des positions qui affaiblissent ces mécanismes de régulation.
Chacun appréciera cette contradiction : dénoncer les conséquences de la spéculation tout en remettant en cause les mesures destinées à la combattre n’a jamais constitué une politique cohérente d’aménagement du territoire.
À Belgodere, nous avons agi. Nous avons construit, réhabilité, accueilli des familles et créé les conditions d’un véritable renouveau démographique.
Les résultats sont là. Ils sont visibles. Ils sont mesurables.
Monsieur le Député, vous avez été maire pendant de nombreuses années, comme je le suis aujourd’hui. Nos communes appartiennent à des strates comparables. Si vous le souhaitez, nous pouvons très sereinement comparer nos bilans respectifs en matière de politique culturelle, sociale, d’habitat, d’aménagement, de développement communal, d’évolution démographique, de services à la population ou encore d’investissements structurants.
Cet exercice pourrait s’avérer particulièrement instructif.
Mais je préfère vous inviter à venir visiter Belgodere, à rencontrer ses habitants, à découvrir les réalisations conduites depuis des années par le conseil municipal et à constater par vous-même la réalité du terrain et du maintien de la vie en milieu rural.
Cela vous évitera peut-être de raconter, avec une remarquable constance, les mêmes âneries sur notre commune à longueur d’interventions.
Le maire de Belgodere,
Lionel Mortini
À voir à 3’30
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