10/04/2026
COMMUNIQUÉ – Plateforme Citoyenne de Corse
La décision de l’État de refuser les autorisations d’occupation du domaine public maritime sur les plages de Murtoli marque une rupture attendue.
Pendant des années, des installations ont été tolérées, avec l’aval de l’ancienne municipalité de Sartène, au mépris de règles pourtant claires en matière de protection des espaces remarquables.
Il ne faut pas s’étonner, dans ce contexte, que la bataille des municipales ait été particulièrement rude à Sartène.
Lorsque des intérêts aussi sensibles sont en jeu, la pression sur les décisions publiques devient inévitable.
Ce dossier illustre une réalité que nous dénonçons depuis longtemps :
les dérives ne prennent pas toujours la forme de l’illégalité manifeste, mais celle d’un glissement progressif où la règle s’efface au profit d’arrangements.
Nous saluons donc une décision qui réaffirme un principe fondamental :
il ne peut exister de zones où la loi s’applique différemment selon les acteurs.
Lecture politique et citoyenne :
Lorsque l’État assume pleinement ses fonctions régaliennes, il libère la société civile.
À l’inverse :
➡️ quand l’État hésite, les citoyens se retirent
➡️ quand l’État est clair, les citoyens s’engagent
C’est un effet miroir.
La Plateforme Citoyenne de Corse apporte son soutien à cette orientation et restera pleinement mobilisée pour que le droit, et lui seul, s’applique à tous.
Dans un récent arrêté, la préfecture de Corse refuse l'autorisation d'occupation du domaine public demandée par le célèbre domaine de Murtoli, à Sartène. Elle invoque "la vocation naturelle" des deux plages concernées, Murtoli...