09/05/2026
🔵 Le 9 mai 1769, le généralat de Pasquale Paoli à la tête du Royaume de Corse prenait fin sous l’immense supériorité militaire des troupes de Louis XV. Depuis cinquante ans, le tiers-mondisme gauchisant dépeint cette date comme l’illustration du conflit indépassable entre la Corse et la France.
Malgré toutes les falsifications de l’Histoire, la défaite de Ponte Novu n’est pas une date indépendantiste. Elle est en réalité l’un des points les plus précoces de la confrontation historique entre la méritocratie populiste incarnée par Paoli, plus t**d établie dans toute l’Europe par Napoléon, et le décadent Ancien Régime des privilèges et des nantis.
Pour preuve, Pasquale Paoli revient en 1789, vingt ans plus t**d, absolument acquis aux idéaux initiaux de la Révolution : fin des privilèges, décentralisation, monarchie constitutionnelle, libertés civiles. Il est nommé chef de la garde nationale en Corse, c’est-à-dire le garant de la présence française, et élu premier président du Conseil Général. Pourquoi évacuer cette partie de son œuvre politique ? Ces faits historiques sont incontestables et invalident la somme de mensonges qui nous est racontée depuis des décennies.
S’il rompt en 1794, c’est par opposition à l’extrême-gauche de Robespierre, à la dictature du Comité de salut public et aux persécutions contre les catholiques. Il rompt avec une France dirigée par l’extrême-gauche pour mieux s’entendre avec la monarchie constitutionnelle britannique. Ceux qui se revendiquent de lui tout en s’acoquinant avec l’extrême-gauche actuelle, héritière revendiquée de Robespierre, sont des escrocs de la pensée et des faussaires de notre héritage.
C’est donc ce que Paoli a toujours défendu, et ce qu’il a voulu faire respecter à Ponte Novu après avoir tenté de négocier un statut de protectorat avec Choiseul, représentant du Roi de France : non pas l’indépendance, mais l’exigence de la Corse d’être intégrée dans une puissance plus grande qui la respecte et la reconnaît pour le plus grand profit du peuple corse et des classes populaires. Paoli est une figure autonomiste et populiste, pas indépendantiste.
Nous nous inscrivons dans ses pas.