25/08/2026
Analyse :
CE N’EST PAS UN PROBLÈME DE GESTION.
C’EST UNE MÉTHODE.
Depuis trois ans, les Ubayens assistent au même scénario, dossier après dossier.
On dégrade un climat social.
On commande une étude.
On lui fait dire ce qu’elle ne dit pas.
On réorganise au nom de ce qu’elle est censée avoir établi.
Et la situation, invariablement, s’aggrave.
Rappelez-vous , TOUT A COMMENCÉ AVEC L’ESPACE LUMIÈRE
C’est sur ce dossier que la présidence de la CCVUSP a changé de mains, en 2023.
La fusion des syndicats nous était présentée par la nouvelle présidente comme l’avenir du ski ubayen et une promesse olympique.
Trois ans plus t**d, chacun peut constater le résultat.
L’Espace Lumière est en état de mort clinique, la promesse olympique dans les limbes…
Les promesses faites aux Ubayens pour emporter leur adhésion ne se sont pas réalisées, et aujourd’hui, la présidente a gentiment enterré le dossier sous le tapis et étrangement personne ne lui demande des comptes.
CE QUI A SUIVI
La piste cyclable de l’Ubaye, après 6 années d’études et de travail, dont les travaux devaient enfin démarrer : abandonnée sans une explication, des milliers d’euros de subventions perdus pour le territoire .
La régie Ubaye ski : un directeur remercie sans ménagement suivi une saison chaotique entraînant sans surprise des comptes catastrophiques équilibrés dans des conditions douteuses.
Le Moto Festival, qui remplit nos hôtels et nos commerces : sur le point de partir lui aussi, sans que cela ne paraisse émouvoir la présidente de la CCVUSP et son équipe.
Et pendant ce temps, la masse salariale de la CCVUSP a progressé en 2025 de 21,54 %, soit 517 711 euros. Le budget primitif 2026 en prévoit 447 180 de plus.
Voilà un rapide bilan de 3 ans de gouvernance…
À une question d’une élue qui s’interroge, la Présidente a invoqué un audit pour justifier le rythme hallucinant de recrutement à la CCVUSP depuis 2024.
En effet, le 28 avril 2026, en conseil communautaire, la Présidente affirme s’appuyer sur cet audit ayant révélé, selon ses propres termes « 51 manquements au sein de la collectivité » ayant conduit à « 12 emplois vacants sur 45 ».
Nous avons lu l’audit de 2022. Il ne comporte ni ces 51 manquements, ni ces 12 emplois vacants sur 45. Rien de tel n’y figure.
En réalité , l’audit avait un objet précis : analyser l’organisation et prévenir les risques psychosociaux : autrement dit, un audit realise sur le modèle de milliers d’entreprise en France avec pour but de protéger la santé des agents et de mieux organiser la collectivité. Ce document conclut sur 41 actions proposées, regroupées en 14 macro préconisations, dont 18 jugées prioritaires.
Voilà le procédé , détourner les arguments et les documents de leur finalité et créer des conflits pour assoir son pouvoir.
ET AUJOURD’HUI, c’est au tour d’UBAYE TOURISME .
Alors que se passe t il ? La présidente vient de missionner un cabinet, après avoir dit juste avant dans l’article du dauphiné , qu’elle ne s’occuper pas d’ubaye tourisme. Chercher l’erreur…
Appliquons donc sa méthode :
Les conclusions de cette étude vont servir son objectif initial et qu’elle a d’ores et déjà clamé haut et fort à qui veut l’entendre : changer la direction et transformer l’entité juridique pour éliminer la représentation des sociaux professionnels.
Nous connaissons la suite, pour l’avoir vécue trois fois….
Apres l’espace lumière , la piste cyclable ou la régie Ubaye ski , elle s’attaque à un autre moteur économique de toute la vallée.
Le tourisme : 3,4 millions de nuitées en 2024. Des milliers d’emplois directs et indirects.
Celle qui affirme n’avoir aucun mot à dire sur la gestion d’ubaye tourisme se trouve pourtant au centre de chacune des réorganisations qui fracturent la vallée depuis 3 ans.
L’Espace Lumière. La piste cyclable. La régie du Sauze. Et aujourd’hui Ubaye Tourisme.
À chaque fois la même séquence. Un climat que l’on dégrade, une étude que l’on commande, un désordre que l’on constate, puis une reprise en main que l’on présente comme inévitable.
Et ce désordre n’est pas subi, il est organisé, et il l’est pour prendre le pouvoir sur ce qui échappe encore à la présidente de communauté de communes.
Les élus de la vallée votent les budgets, valident les réorganisations, engagent par leurs délibérations, l’argent des administrés et l’avenir des communes.
Personne ne pourra dire demain qu’il ne savait pas, car tout est écrit dans les documents qu’ils ont entre les mains.
Il ne s’agit pas d’une querelle entre élus ni d’un différend de personnes comme on veut vous le faire croire.
Ce qui est en jeu, c’est l’économie de l’Ubaye. Nos emplois, nos commerces, nos saisonniers, nos familles, et la capacité de cette vallée à faire vivre ceux qui ont choisi d’y rester.
Il est encore temps d’ouvrir les yeux. Il ne le sera plus longtemps…
Extrait dauphiné libéré du jour
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