25/09/2026
Une phrase que personne n'ose prononcer dans une émission culturelle française, et qui décrit pourtant très bien ce qui s'y passe.
Javier Milei l’a lâchée sur la chaîne argentine Todo Noticias, face aux critiques des chanteuses Lali Espósito et María Becerra. La presse argentine l’a rapportée le 17 février 2025.
🎭 CE QUE LA PHRASE TOUCHE VRAIMENT
L'argument n'est pas contre l'art. Il est contre le lien de dépendance. Celui qui vit d'une subvention ne travaille plus pour un public, il travaille pour une commission.
Et une commission a des critères, des habitudes, des amitiés. Elle ne dit jamais qu'elle a un goût : elle dit qu'elle a des lignes directrices.
🏛️ CHEZ NOUS, ÇA A UN NOM ET UN GUICHET
Le soutien public à la création française passe par un circuit administratif où l'on dépose un dossier, où l'on coche des cases, et où l'on attend un avis.
Le résultat se voit dans les salles : des œuvres saluées par ceux qui les financent, ignorées par ceux qui les paient. Le public, lui, n'a jamais été consulté, et il vote quand même, avec ses billets.
⚖️ LA LIBERTÉ NE SE SUBVENTIONNE PAS
Un artiste qui déplaît à son financeur perd son financement. Ce n'est pas de la censure, c'est pire : personne n'interdit rien, il suffit de ne pas retenir le dossier.
Alors on apprend à écrire les projets dans la langue attendue. On met les bons mots dans le résumé. On finit par penser dans cette langue-là, et on appelle ça de la création.
📉 CE QUE ÇA COÛTE, ET PAS QU'EN ARGENT
Ce système produit une culture officielle qui se félicite elle-même chaque année, et un public qui s'en détourne sans faire de bruit. Les salles se vident, les cérémonies continuent.
Pendant ce temps, les artistes qui vivent réellement de leur public, sur scène ou en ligne, n'ont droit à aucun égard. Ils ont pourtant fait la seule chose qui compte : trouver des gens prêts à payer pour les voir.
💸 QUI PAIE, ET QUI CHOISIT
Un spectateur qui achète sa place peut se lever et partir quand il s'ennuie. Le contribuable, lui, a payé d'avance, et personne ne lui a demandé son avis.
Celui qui vit de son public doit le convaincre à chaque séance. Celui qui vit de la commission doit convaincre une fois, puis reconduire son dossier l'année suivante.
Un artiste financé par l'État est-il encore libre de déplaire ? Et pourquoi celui qui remplit les salles compte-t-il moins que celui qui remplit un dossier ? 💬
⚠️ Note aux commentateurs : Merci de conserver un langage correct et respectueux dans les échanges. Les débats passionnés restent courtois.
Source : Javier Milei sur la chaîne argentine Todo Noticias, rapporté le 17 février 2025.