06/07/2026
Nous préférons partager des nouvelles positives, comme nous l’avons toujours fait.
Cependant, nous avons aussi le devoir d’informer sur les difficultés que rencontre notre association.
La semaine dernière, lors des fortes chaleurs, la salle Léon Béra, ouverte aux seniors et au public, accueillait de nombreuses personnes venues se rafraîchir. Le président de notre association s’est rendu sur place et, constatant la présence de nombreux seniors, a proposé d’offrir des jus de fruits frais, des boissons fraîches et des fruits.
Après avoir obtenu l’accord des deux responsables présents sur place ainsi que celui des seniors intéressés, il s’est rendu dans nos locaux afin de récupérer les boissons et les fruits. À son retour, une personne du CCAS lui a indiqué que ces produits ne pouvaient pas être distribués au motif qu’ils ne présentaient pas de traçabilité.
Nous avons pourtant précisé que tous nos achats sont parfaitement traçables.
Nous avons le sentiment que notre association se heurte régulièrement à des refus ou à des obstacles qui empêchent nos actions solidaires.
Cette situation devient difficile à comprendre.
Par ailleurs, nous avons récemment sollicité la mise à disposition d’une salle municipale, comme cela est accordé à de nombreuses associations. Cette demande a été refusée, alors même que notre siège social et nos locaux sont situés à Avon. À l’inverse, certaines associations dont le siège est situé hors de la commune bénéficient d’une salle municipale.
Nous avons également demandé la location de locaux appartenant à la ville, mais cette demande a également été refusée.
Une question se pose également : des gâteaux faits maison étaient proposés aux seniors ce jour-là. Bénéficiaient-ils, eux aussi, de la même exigence en matière de traçabilité ?
Depuis plusieurs années, nous sollicitons également des subventions municipales. Toutes nos demandes ont été refusées. Pourtant, notre association gère une épicerie solidaire implantée dans la commune, tandis que des subventions sont accordées à une épicerie solidaire située dans une autre commune.
De plus, le CCAS ne signe pas de convention avec notre structure, ce qui empêche des habitants de la commune, pourtant éligibles, de bénéficier de notre épicerie solidaire. Ils sont orientés vers une structure située dans une autre commune.
Enfin, nous avons adressé à plusieurs reprises des courriers et des courriels au préfet, au délégué à l’égalité des chances et à d’autres représentants de l’État afin de pouvoir exposer cette situation. À ce jour, malgré nos nombreuses sollicitations, nous n’avons reçu aucune réponse ni obtenu de rendez-vous.
Nous ne recherchons ni polémique ni conflit. Nous demandons simplement l’égalité de traitement, la transparence et le respect du travail accompli quotidiennement par nos bénévoles au service des habitants.
Nous laissons chacun se faire sa propre opinion.
Solidarite Oumma
Épicerie solidaire d’Avon