03/04/2026
Nous sommes réunis aujourd’hui pour protester contre la décision de fermer une classe dans notre école.
Aujourd’hui, notre école accueille 172 enfants répartis en 8 classes.
À la rentrée prochaine, il est prévu 171 enfants…
mais seulement 7 classes.
Un enfant en moins.
Une classe en moins.
Cette décision est incompréhensible.
Elle est inacceptable.
Déjà, en septembre 2025, nous avons dû fusionner l’école maternelle et l’école élémentaire pour éviter une fermeture.
Nous avons fait des efforts.
Aujourd’hui, on nous en demande encore.
Jusqu’où faudra-t-il aller ?
Dans notre commune, deux écoles sont désormais menacées de perdre chacune une classe.
Et pourtant, nous le savons : ici, les effectifs évoluent, notamment avec la présence de nombreuses familles de militaires.
Ces réalités ne sont pas prises en compte.
Fermer une classe, ce n’est pas une ligne sur un tableau.
C’est plus d’enfants par classe.
C’est moins de temps pour chacun.
C’est moins d’attention pour les enfants qui en ont le plus besoin.
C’est des enseignants sous pression, épuisés, parfois non remplacés.
Et une chose doit être dite clairement :
nous soutenons pleinement nos enseignants.
Parce qu’ils tiennent l’école à bout de bras.
Parce qu’ils subissent des décisions prises loin du terrain.
Parce qu’ils refusent, comme nous, de voir les conditions d’accueil se dégrader.
Et surtout, nous refusons une chose : le fatalisme.
Non, ce n’est pas “comme ça”.
Non, ce n’est pas une fatalité.
Non, nous ne nous habituerons pas à voir l’école de nos enfants se dégrader année après année.
Nous ne nous tairons pas.
Nous ne lâcherons pas.
Parce que derrière les chiffres, il y a des enfants.
Pas des quotas. Pas des statistiques.
Des enfants.
Aujourd’hui, l’Éducation nationale parle de santé mentale des enfants comme d’une priorité.
Mais comment peut-on tenir ce discours tout en dégradant leurs conditions d’apprentissage ?
Il est temps d’être cohérents.
Il est temps d’arrêter de regarder uniquement les chiffres.
Regardez nos enfants.
Écoutez-les.
Respectez-les.
Une classe en moins, ce sont des conditions en moins pour chaque enfant.
Notre priorité est simple.
Claire.
Non négociable :
le bien-être de nos enfants.
Alors aujourd’hui, nous le disons ensemble :
Pas moins de classes.
Pas plus d’enfants entassés.
Mais plus de moyens pour réussir.
Nous demandons du bon sens.
Nous demandons du respect.
Et nous exigeons le maintien de cette 8ème classe au sein de l’Ecole Pasteur.
Merci.
Merci à M. le Maire et à son adjoint aux affaires scolaires pour leur présence, merci aux agents du service scolaire de la Ville d'Auxonne d'avoir aussi été là, merci à la Police Municipale et à la Gendarmerie d'avoir assuré notre sécurité, merci aux parents pour leur soutien et leur patience, merci aux enseignants d'avoir compris notre action et merci aux enfants d'avoir si fièrement levé leurs pancartes ! On ne lâche rien 💪!