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POURQUOI AVOIR RECREE LA ROUE LIBRE ? Lors de la création de LA ROUE LIBRE en 2008, les objectifs étaient :
Promouvoir sous toutes ses formes l'utilisation de la bicyclette comme moyen de déplacement économique, écologique, sain, non polluant et silencieux, complémentaire aux transports en commun
et à la marche à pied. Etudier avec les usagers, associations, ligues, fédérations, et les pouvoirs publics, des aménagements ou services destinés aux cyclistes, et des propositions de loi ou autres dispositions réglementaires. Inciter ou participer à des campagnes de sensibilisation et au développement de tous les moyens destinés à favoriser l’usage de la bicyclette dans et hors des villes. Appuyer toutes les actions en vue de la défense de l’usager cycliste et de l’amélioration de sa sécurité.
12 ans plus t**d, qu’en est-il ? Rien de ce qui a été écrit n’est à enlever, tellement ces objectifs restent d’actualité. En fait, ce qui a changé c’est que nous en savons encore plus aujourd’hui sur toutes les bonnes raisons qui justifient la volonté de promouvoir l’usage du vélo dans nos villes et autour de nos villes. Nous sommes mieux informés sur les causes du réchauffement climatique et sur sa progression. Nous savons qu’en France, 30 % des émissions de gaz à effet de serre sont dus aux transports. Nous savons que la pollution de l’air, responsable de 48000 décès prématurés par an en France (plus de 60000 selon certaines études), est un phénomène essentiellement urbain et principalement du aux transports. Nous savons aussi que la végétalisation des villes va devenir un enjeu majeur pour faire face aux canicules répétées, ce qui impose de repenser l’espace urbain et la mobilité. Dans ce contexte, le vélo s’impose à l’évidence comme une alternative appropriée pour les petits parcours, qui sont les plus nombreux. N’émettant ni CO2, ni oxyde d’azote, ni particule fine, il peut contribuer largement à la décarbonation et à l’amélioration de la qualité de l’air. Il est très économe en matière d’utilisation de l’espace urbain, et très économe tout court. En situation de pandémie virale, il apporte une solution de mobilité sans risque de contamination. Cerises sur le gâteau, il apporte du plaisir et il contribue à la santé de ceux qui le pratiquent. Encore faut-il que les politiques de mobilité encouragent le développement du vélo et aident à lever les obstacles encore présents. Parmi ces obstacles souvent mis en avant, le relief accidenté, comme celui d’Auxerre, est aujourd’hui moins critique du fait de la disponibilité de l’assistance électrique. Le besoin de sécurité est incontestable et à ce jour Auxerre est clairement à la traine, ce doit être une priorité et cela passe par l’étude d’un nouveau plan de circulation. Le risque de vol s’amplifie en même temps que l’usage du vélo, il faut donc que le nouveau plan intègre la mise en place de parkings sécurisés en nombre suffisant. Les aides à l’achat ou à la location, les ateliers d’entretien (associatifs par exemple) contribueront aussi développer l’usage du vélo. Quoi de mieux qu’une association pour soutenir ces idées, pour en faire la synthèse, pour les défendre auprès des autorités locales, pour organiser des évènements à la fois militants, conviviaux et festifs autour du vélo ? Voilà pourquoi la renaissance de LA ROUE LIBRE prend aujourd’hui tout son sens.