25/09/2026
À Aubervilliers, l’accessibilité s’arrête apparemment au bord du trottoir.
Pour emprunter ce « couloir piéton » de chantier, il faut d’abord descendre un trottoir de plus de 10 cm. Ensuite, il faut se faufiler dans un passage trop étroit, encombré de socles en béton et d’autres obstacles. Quant au trottoir d’en face, il est régulièrement rendu impraticable par le stationnement sauvage, au nez et à la barbe de la police municipale et des caméras que l’on nous dit reliées à un CSU.
Alors, concrètement, par où passe une personne en fauteuil roulant ? Elle vole ?
Le service des mobilités se vante de travailler avec APF France handicap. Très bien. Mais à quoi sert cette collaboration si, sur le terrain, une personne à mobilité réduite ne peut même pas traverser un chantier sans se retrouver bloquée ? Afficher un partenariat ne rend pas un trottoir accessible Salwa Zen.
La loi sur l’accessibilité date du 11 février 2005. Plus de vingt ans après, les élus d’Aubervilliers et les services concernés devraient être capables de garantir un cheminement praticable et de faire cesser les stationnements qui condamnent l’autre trottoir. Qui a validé cette installation ? Qui contrôle le chantier ? Qui fait respecter les règles de stationnement ?
Vous dites aimer les habitants. Commencez par regarder ceux que vos décisions empêchent de circuler. Cette photo met votre gestion face à ses responsabilités. Nous attendons un passage réellement accessible et une intervention contre les véhicules gênants, pas une nouvelle déclaration de bonnes intentions.
Julie Quetier Sofienne Karroumi